Nuisances olfactives
Certains citadins, et à priori encore plus les banlieusards, louent les bénéfices de leurs transports en commun : rapidité vs embouteillages sans fin, lecture/ écoute de son lecteur mp3 vs crise de nerfs au volant, simplicité d’accès vs tourner des heures pour se garer (on sent bien le vécu là ?)… mais ils se plaignent aussi beaucoup des désagréments.
Je ne fais pas exception à la règle.
Mais je crois que toutes les petites nuisances que nous pouvons rencontrer sur nos trajets moroses, « l’agression olfactive » est la pire de toutes.
Et je ne parle pas de l’odeur du métro.
Même si j’ai récemment lu un article assez rigolo d’un nez qui s’est baladé plusieurs jours dans les couloirs et stations et de nous expliquer qu’on peut justement reconnaitre une station à l’odeur, selon sa situation géographique, son environnement toussa toussa…
En fait, ce que je supporte de moins en moins, ce sont les nuisances olfactives humaines.
Et je ne parle pas uniquement de gens mal ou peu lavés.
Que dire de cette jeune fille, probablement peu fortunée, qui embaume tout le wagon à 8h30 de son parfum bon marché à la vanille. Personne ne lui a dit que la vanille est une épice que sent déjà relativement fort et qu’elle n’est pas obligée de s’asperger pour sentir bon (pour l’odeur de frais on repassera) ?
Ou encore de ce jeune diplômé, fier comme Artaban, arborant son plus beau costume, exposant ses dents blanches et… étant tombé dans son flacon de parfum, vous asphyxiant à chaque mouvement.
Que dire également de cet homme qui est monté en courant dans la rame et qui, de fait, souffle comme un bœuf en direct dans tes narines t’infligeant son haleine et par là, le menu de son petit déjeuner ? Quand il ne vient pas de s’enfiler un paquet de gauloises sans filtres !
La cigarette parlons-en. Je suis fumeuse et donc à la limite de la paranoïa olfactive depuis que je me suis retrouvée compressée comme une sardine dans un wagon blindé à coté DU fumeur qui vient de s’en griller une et qui « pue » littéralement.
C’est limite si je ne me renifle pas toutes les 5 mns pour voir si je sens vraiment beaucoup la cigarette ou pas !
Et cette femme, la larme à l’œil et le nez rouge, qui te crache littéralement ses miasmes à la gueule (et qui expliquera probablement à son enfant ce soir qu’on ne parle pas la bouche pleine et qu’on met sa main devant sa bouche quand on tousse).
Et vous voyez je vous parle de vous et moi.
Je n’évoquerais même pas sur les laissez pour compte qui défilent à longueur de trajets avec leur histoire, leur misère et leur crasse.
Non la plupart des incivilités sont justes créées par nous autres.
Comme dirait Helmut, “ça m’éneeeeeeeeeeeeeerve !”
Manou
On en a déjà parlé- Métro et autres clichés (pardon)
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