La saga (ou le roman ou le cadavre exquis) de l’été

Il fallait bien trouver de quoi s’occuper en cet été où les rediffusions télévisuelles ne manqueront pas de nous gaver.

Mélange savoureux de collection Harlequin, mâtinée d’un soupçon d’Agatha Christie et vaguement saupoudré de Nicolas Hulot, voici donc le futur prix Nobel de la littérature bloguesque, à n’en pas douter.

Allez, on reprend au début, avec les noms des coupables, puis on passera le relais à une prochaine victime. (comment je plains celle qui arrivera en bout de course, c’est peu de le dire)

Aude
Adossée contre un arbre, dans le square où elle s’est réfugiée, Suzanne rumine sa rancune. Même le soleil qui veut lui faire croire que tout va bien l’exaspère. Avec hargne, elle explose sa boîte de tic-tac sur le sol, et les points oranges et verts s’éparpillent dans mille directions.

Manu
En retard, sa meilleure amie est en retard. Comme toujours. Sa meilleure amie ? Suzanne commence à se poser la question. Pendant des années, Céline, la belle Céline l’a fascinée. Elle était son modèle, quasiment son icône. Suzanne essayait maladroitement de l’imiter en tout et en moins bien. Forcément. Céline était inimitable, elle le savait, et elle en profitait.

Virginie
A l’image des deux fourmis qui s’affrontent sous ses yeux pour un tic-tac, Suzanne est consciente que l’une d’elles doit l’emporter. Et il se pourrait bien que, cette fois, ce soit elle la gagnante. Écrasant de l’index la fourmi la plus grande, elle se détend en imaginant le visage de Céline lorsqu’elle lui apprendra qu’Arnaud la quitte. Pour elle.

Gazelle
Oui. Toutes ses pensées sont encore tournées vers la nuit dernière, moment magique où il la couvrait de ses baisers tendres, parcourant tout son corps, parcelle par parcelle, de sa langue langoureuse lui glissant dans le cou, de sa bouche charnue, lui mordillant les lèvres. Jamais auparavant, elle n’avait ressenti une telle sensation avec un homme, elle ne contrôlait plus son corps avec lui, elle lui appartenait. En repensant à ces moments sensuels et charnels, elle ressent un large frisson en ricochet sur l’intégralité de la surface de sa peau. Chaque minute passée à ses côté lui paraissent tellement courtes, mais l’heure n’était pas à celles des souvenirs, ni des bons moments, elle allait rentrer dans une ère de chamboulements. Son dernier tic tac rescapé fut brusquement explosé par sa mâchoire.

Angie
Le goût sucré de son dernier tic tac lui rappela sa folle nuit d’amour. Un frisson de plaisir parcourut son échine. Une douce torpeur l’envahit. Ses pensées furent brusquement interrompues par l’incessante vibration qu’elle sentait à l’intérieur de son jean. Son portable. Un nouveau message venait d’arriver. En voyant le nom qui apparut, son coeur se mit à battre la chamade. Jonathan, l’homme avec lequel elle vivait. A lui aussi elle devrait briser le coeur ce soir. Puis, en pensant à comment annoncer la nouvelle à celui qui venait, le matin même, de lui livrer la plus belle gerbe de roses thé, un autre message arriva. Arnaud. Elle appuya sur la touche Lire, puis ces mots apparurent : annule tout, je te quitte.

Madame Kévin
Deux ruptures dans une seule journée. Quitter et être quittée. Elle ressentait de la culpabilité à l’égard de Jonathan et du chagrin à cause d’Arnaud. Mais elle éprouvait également un vrai sentiment de libération. Elle pourrait désormais arrêter de jongler avec les emplois du temps et les mensonges. Elle pourrait exister autrement que dans le désir des autres. La liberté se paye souvent du prix de la solitude : elle le savait et était prête à payer. Cash. Elle envisageait avec volupté des journées d’insouciance et d’égoïsme, des nuits passées à apprécier le silence et à s’étendre en travers du lit. Se recentrer sur soi et ne plus se partager. Pour être, plus tard, de nouveau disponible. Pour qui ? Pour quoi ? Il était délicieux de laisser ces questions en suspens…

Sylvie
Soudain, elle aperçut la silhouette de Céline, dont le retard dépassait maintenant les vingt minutes. Je l’avais presque oubliée, pensa Suzanne. Qu’est-ce-que je lui dis maintenant? Que j’ai passé la nuit la plus merveilleuse avec son mec, mais que c’était purement sexuel donc no problem? Ou bien que son mec est vraiment pas un bon coup et que je le lui laisse, plus vache ça! Ou bien la gentille Suzanne va encore fermer sa gueule devant sa supposée meilleure amie, bougonna Suzanne, intérieurement, car Céline était déjà là devant elle : « Salut ma belle! » dit joyeusement Céline…

Good Girl
-”lut”, répondit Suzanne qui ne cachait pas son mécontentement. Pourtant, Céline n’y prit même pas attention, elle avait l’air ailleurs. Elle arborait un sourire béat et ses yeux pétillaient de mille feux.
Elle vint à la rencontre de Suzanne et ne s’excusa pas de son retard. Il est vrai qu’avec elle, c’était une habitude de ne pas arriver en temps et en heure, séduisante comme elle l’est, personne ne lui en tenait rigueur, il lui suffisait d’un regard pour effacer toute rancune.
-”Ben t’en fais une tête”, lança Céline.
Silence…
-”Allez, viens, allons nous promener”, dit-elle, tout en faisant demi-tour sur ses talons.
Par mégarde, en se retournant, Céline fit tomber une lettre de sa poche.
Suzanne qui lui emboîtait le pas s’abaissa pour la ramasser, et, en un coup d’oeil, elle vit l’adresse de l’expéditeur : Jonathan. SON Jonathan.

Vanessa
Son sang ne fit qu’un tour. Elle tira le papier hors de l’enveloppe et lu son contenu. Une simple phrase, quelques mots griffonnés à la hâte: “Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu’il ne soit trop tard”.
Tout se mit à tourner autour de Suzanne, ses oreilles se mirent à bourdonner, des points noirs dansaient devant ses yeux et mille scénarios défilaient dans sa tête. Elle couru alors derrière Céline, l’attrapa pas le bras et l’obligea violemment à se retourner. Elle brandit la lettre sous ses yeux et lui hurla :
-” Tu peux m’expliquer??? TU PEUX M’EXPLIQUER???”
Le sourire de Céline s’effaça immédiatement, elle pâlit et se mit à balbutier.
-”C’est… c’est pas facile à… à te dire… Ne m’en veux pas… Je n’ai pas eu le choix… Je devais le faire… Je devais…”
Et elle se mit à sangloter comme un enfant.
Suzanne n’avait jamais vu Céline dans cet état. Perdue, elle hésita sur la conduite à adopter. Consoler son amie ou la pousser à livrer ce secret qui semblait si terrible.<

SpaCitron
Elle se sentait tiraillée entre la détresse de son amie, et ses interrogations devant ces mots “Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu’il ne soit trop tard”. Elle ne voyait pas ce qu’ils pouvaient signifier, elle ne comprenait pas. Céline était-elle déjà au courant de leur petite aventure, à Arnaud et elle? Etait-ce un jeu entre eux? Ou alors l’état de Céline n’avait rien à voir avec la nuit qu’elle, Suzanne, avait passée à la trahir, et y avait-il alors un problème bien plus grave?
Suzanne prit le parti de consoler son amie, en se disant qu’elle ne parviendrait à en apprendre plus sur cette lettre que d’une Céline calmée. “Ce n’est sûrement pas si grave, tu sais… Tu peux m’expliquer, je ne te jugerai pas”, lui dit-elle. Elle n’était pas sûre de ses paroles. Elle ne savait pas où elle mettait les pieds. En même temps, elle avait elle-même été une amie plutôt imparfaite, dans la situation, donc elle n’était pas dans la meilleure position pour porter un jugement. Cependant, les larmes de Céline ne se calmaient pas, elle était secouée de sanglots, ne parvenait plus à parler. Suzanne était de plus en plus intriguée. Elle, qui, quelques instants plus tôt se réjouissait de sa liberté retrouvée, se sentait comme prise au piège, et elle ne savait même pas expliquer pourquoi.
Comme elle ne pouvait rien tirer de Céline, elle s’éloigna un instant. Elle avait besoin d’une explication. Elle sortit son téléphone, et appela Jonathan. Il décrocha quasi instantanément.

M1
« ah… j’allais t’appeler … » lui dit-il d’une voix sombre « on peut se voir ce soir? J’ai un truc à te dire… ». « Dis-le moi maintenant, j’ai prévu de voir Agathe ce soir, j’ai eu un mail d’elle tout à l’heure» répondit sèchement Suzanne. « A vrai dire … Agathe et moi voulions te voir … » « ça veut dire quoi Agathe et moi ? » demandait Suzanne, avec moins d’assurance. « Nous voulions te voir pour t’annoncer que nous allons nous marier … nous n’avons pas voulu le faire par téléphone, mais là je pense que je n’avais pas le choix … je voulais aussi te …» Suzanne avait déjà raccroché, mais son téléphone était resté collé à son oreille, puis glissé dans son sac, en même temps qu’une larme. Elle était incapable de réfléchir, elle sentait un vide autour d’elle. La main de Céline posée sur son épaule vint la tirer de ce vide, du coup, elle se sentait moins seule, presque rassurée à l’idée que Céline aurait encore plus mal qu’elle à l’annonce de cette nouvelle qu’elle ne voulait pas garder pour elle. « Jonathan vient de m’annoncer qu’il va se marier avec Agathe ». « Oui je sais » répondit Céline en caressant les cheveux de Suzanne, comme pour la consoler. Comme électrocutée par la main de Céline, Suzanne fit un bon en arrière. Elle ne comprenait plus rien, elle avait l’impression que tout basculait. « Oui je sais … je sais » lui assénait encore une fois Céline, « Mais alors la lettre, la lettre de Jonathan, qu’est ce que ça veut dire ? », « Nous avons juste eu une aventure, et on ne voulait pas garder ça par respect pour notre amitié, maintenant qu’il se marie avec Agathe et qu’Arnaud m’a demandé en mariage ce matin même ».

M.
- Mais quelle bande de pignoufs ! S’exclame Suzanne et sur ce, elle plante là cette chignarde de Céline.
Son instinct de survie l’emporte enfin sur toute émotion. Exit Arnaud le chaudard, exit Céline le faux jeton, exit Jonathan le goéland, exit Agathe la petite joueuse.
La brise lui chatouille les jambes. Du haut de son échafaudage un ouvrier la siffle gentiment. Suzanne accepte le compliment d’un sourire. Décidément, c’est une belle journée qui commence…

Noisette.
« Son téléphone, vibre. Revibre. Et une troisième fois. Mais Suzanne ne regarde pas le nom qui s’affiche sur l’écran de son portable dernier cri. Elle préfère sourire, simplement mais durement. Dans sa tête, seul le mot vengeance résonne, vient taper contre sa boîte crânienne, à chaque seconde plus fortement, au fur et à mesure que son plan machiavélique se met en place.
Oui, c’est une belle journée. Car Suzanne sait, que quelque part, elle en sortira « gagnante» . Son amour pour Jonathan, Arnaud ou encore Céline (et même celui pour les tic-tac) s’est transformé en haine. Et maintenant, elle sait. Elle sait. Elle va le faire.
Arrivée au coin de la rue des roses, elle aperçoit, a LEUR table, au café « le petit noir» , Arnaud. Il est là. fidèle au poste. Et c’est par lui que son plan va commencer à se mettre en place.

« Salut Arnaud!»

zette
Et alors qu’Arnaud, l’objet de tous les désirs, le mâle tant convoité, le Tic-Tac ultime, se retournait à l’appel de son prénom, celui que Suzanne aimait tant entre, murmurer, crier sur ou sous l’oreiller, elle réalise non seulement qu’elle aurait dû refuser le plat du jour ce midi à la cantine, la petite tomate farcie à l’ail de Garonne, mais encore qu’une jeune et jolie brunette sort du “Petit noir”, et enlace le cou d’Arnaud, avant de déposer un baiser suggestif au creux de son oreille. Elle sait qu’Arnaud ne répond plus de rien quand il a une langue fourrée jusqu’aux portes de son tympan.

Kalashnikole
La scène qui s’offrait à Suzanne fut d’une jouissance extrême, puisque la première vengeance lui fut servie sur un plateau…
En effet, le barman qui venait de servir la table d’à côté, se retourne, et…
Voit sa dulcinée, qu’il croyait être sienne pour la vie, en train de ramoner l’intégralité du système otorhino-laryngologique du bel Arnaud. Le sang de ce vaillant Umberto ne fit qu’un tour, il asséna un grand coup de plateau sur la nuque de sa belle brunette Tatiana.
Sous le choc, les dents de Tatiana ont suivi le même chemin que les tic tac de Suzanne, toutes par terre, sauf une, qui se greffa, tel un percing sur le “pavillon” gauche ( ben oui, celui du coeur…) d’Arnaud.

Dom des Ménagères
D’un geste rapide, elle dégaina son IPhone 3GS, et en deux clics, discrètement, photographia à la fois le baiser auriculaire torride, et la riposte au plateau du barman, qu’elle se garderait au frais, pour le cas où…
Un autre clic, et la première photo fut postée sur twitter, et sur son wall Facebook, et pour être certaine de ne pas louper l’affaire, en mail à Céline.
Arnaud ne peut être à moi ? Il ne sera en tout cas pas à elle.
“je suis ta meilleure amie”, disait le mail, “tu comprendras que je ne pouvais garder sous silence que ton mec te trompe, le jour même où il te demande en mariage”.

Ah ! Qu’elle était retorse, pensa t’elle.
Et complètement salope, aussi.

Voili voilou, alors ?
A qui le tour ? Allez, tiens, une qui saura sans aucun doute apporter du piment à l’affaire, Calpurnia, chère sorcière, à toi l’honneur !


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La bonne nouvelle

En Afrique, pas de crèche, pas de garderie, il est donc impératif d’engager, si l’on travaille, une nounou à plein temps qui viendra garder les enfants durant les heures d’absence.

Pas toujours facile, et j’ai donc été particulièrement chanceuse en découvrant, pas le biais d’une simple petite annonce au centre de pédiatrie, celle qui serait ma nounou durant toute notre vie ivoirienne.

Madeleine, “Madida” comme disaient Miss E et le Wanou, petits, une baoulé, ronde et pleine de joie de vivre, douce et à la fois ferme avec les enfants, la parfaite Mary Poppins africaine.

Elle faisait partie de notre vie, et était même venue en France lors d’un été en vacances avec nous, j’ai notamment en mémoire deux jours à Paris, juste elle et moi, où elle avait découvert avec parfois une sacré dose d’étonnement et d’humour, les escalators, les moto crottes parisiennes, Tati, les taxis luxueux parisiens, les champs élysées et le blouson de Michael Jackson au Planet Hollywood.

Quelqu’un qui partage votre vie et élève vos enfants ne peut être qu’un membre de votre famille, Miss E a eu longtemps deux mamans, l’une blanche, l’autre noire.
Elle a reçu aussi en cadeau les deux cultures, d’un côté la culture occidentale, française, la nôtre, de l’autre, la culture baoulé dont elle parlait même quelques mots étant enfant, celle de Madida.

Madeleine était si belle que j’avais proposé à la marque Lesieur d’en faire son égérie pour l’Afrique de l’ouest, les femmes rondes là bas ne sont pas vues comme ici, et après un peu d’hésitation pour une marque qui avait toujours lutté pour éviter d’associer son image à la rondeur, elle s’est retrouvée sur des 4par3 dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, et a même tourné dans un spot télé, la consécration !

Et puis un jour, tout s’est arrêté.

Pour nous, un retour abrupt et difficile, mais nous étions en sécurité, dans un pays où l’on râle beaucoup, certes, mais parce qu’on a les moyens de râler, nous étions chez nous où plus personne ne pourrait nous dire d’en partir.

Pour Madeleine, l’impossibilité de nous suivre, la difficulté dans un pays en guerre à retrouver, malgré ses compétences, un nouveau travail, et un avenir qui s’annonçait bien sombre.

Et l’effroyable déchirement qu’a été notre séparation, surtout celle de Madeleine et des enfants.

Bien sûr, je lui ai promis qu’on ne se quitterait pas vraiment, qu’on serait toujours là pour elle, qu’elle viendrait nous voir, ou qu’on irait, nous, la voir.

Mais la loi et les règles se fichent pas mal de l’affection ou des raisons qui nous motivent, et obtenir un visa pour la France était devenu totalement impossible.

Je l’ai revue, il y a deux ans, lorsque je suis retournée à Abidjan passer une semaine, nous nous sommes embrassées, nous nous sommes retrouvées, nous avons beaucoup pleuré aussi (mais je pleure si facilement) rarement je n’avais eu autant d’émotions à vivre.
Je l’ai retrouvée telle que je l’avais quittée, toujours aussi souriante, toujours aussi sage et généreuse aussi.

Même si je n’avais tenu ma promesse qu’à moitié.

Et là, il y a une semaine, je l’ai appelée.
“Madeleine ? Ca va ? On dit quoi ?
tu sais, nous repartons pour l’Afrique, mais pas à Abidjan, cette fois.
Nous serons à Dakar.
Alors voilà, si tu le veux toujours, …”

On l’a rappelée hier, j’appréhendais sa réponse, elle, elle avait juste peur que nous ayons changé d’avis.
Et quand on lui a demandé si elle avait réfléchi, elle a répondu en riant qu’elle avait déjà préparé ses bagages, prévenu sa famille, et que tout le monde était bien content pour elle.

Et moi, je trouve que c’est une putain de bonne nouvelle.

Dom


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Tu t’es vue quand t’as bu ?

Bonjour, je m’appelle Manou et je suis alcoolique.
« Bonjouuuuuuuuuuuuuuuuur Manou »

Ouais bon ça va, on va dire qu’en fait j’ai l’alcool festif et/ou mondain.
C’est-à-dire que comme quelques uns d’entre nous je bois un godet (ok plusieurs parfois) quand je fais un apéro avec des potes ou en soirée.

Bref, tout ça pour dire que la semaine dernière j’ai revu un pote de lycée que j’avais vaguement et rapidement croisé à mon retour d’Abidjan, il y a genre 7 ans.
Donc ben, de passage à Paris, il m’a filé rencard dans un troquet.
Et que font la plupart des français au bistrot ? L’apéro ! (ouais c’est culturel et moi je suis une fille culturée ;o))

Comme dans toutes retrouvailles on a papoté… un peu de tout… beaucoup de rien… de nous… de la vie… de ce qu’on est « devenus »… et puis… dans l’immeuble voisin, les pompiers sont intervenus !
Et, bien sur je n’ai pas pu résister… Les pompiers quoi ! ;o))

Sur ce on a diné et on a un peu fêté les retrouvailles.
Un verre en a entrainé un autre quoi ;o))
Et puis la soirée a eu une fin et j’étais un peu pompette (mais ravie).

C’est comme ça que le lendemain matin, jour de semaine, j’avais un peu malalatête.
Action, réaction, douche, maquillage, habillage, départ…
Enfin presque départ !
Manquait juste ma carte Navigo, sésame précieux de nos transports en commun parisien.

Oukellest bordel ?
20 minutes de recherche… en vain !

Bon ben je vais acheter des billets (les boules).
Je crois bien que ce jour là j’ai saoulé (oui je fais des jeux de mots débiles aussi ;o))) qui voulait (ou pas d’ailleurs !) l’entendre avec la perte de ma carte et la chiantise de la renouveler.

Puis je suis rentrée chez moi avec pour mission première de retrouver cette put*** de carte de transport… que j’ai repéré en moins de 5 minutes… là

Ouais, même pas cachée la garce !
En fait j’avais pas du dormir assez ou pas dessoûlée ?

Est-ce à dire que l’alcool n’est pas notre ami ? ;o))

Manou


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Cartons mode d’emploi

Je sais, je sais, je vire limite monomaniaque là.

Mais franchement,  comment penser à autre chose quand on a le nez dans les cartons et la poussière (qui va avec) qui a bien du mettre 6 ans à s’accumuler (au moins).

L’info ? Depuis quatre jours que cela tourne non stop sur Michael Jackson et l’éternelle polémique qui suit la mort des gens célèbres (le docteur, la morphine, le Démérol, le surdosage, les opérations esthétiques, c’est encore ma sœur qu’a cassé la machine à vapeur) la suite au prochain bulletin d’information, alors que bon, même Yann Barthès du petit journal ne manquait jamais d’ironiser sur l’état de délabrement avancé du King of the pop.
Ca m’embête un peu d’ailleurs, ne lui reste plus que Céline Dion et Paméla Anderson (qu’est très distinguaie) à Yann pour nous faire rire, ça commence à faire juste.
Céline, fais gaffe, va pas casser ta pipe cet été, on rigolerait beaucoup moins à la rentrée.

Non, vraiment, je plaide non coupable.
Pas de temps pour l’info, pas de temps pour lire, pas le temps pour le net, pas de temps pour rien, même mon transat en 100% pur plastoc s’est écroulé sous moi dimanche, quand j’ai voulu lui voler une p’tite sieste.
Rest in peace my transat, tu ne verras jamais les cocotiers dakarois.

Serait peut être temps que je me mette au régime moi, si même les transats renoncent à me porter.

Cartons, cartons, cartons,…

Je suis devenue une pro du carton, de l’emballage et du triage, d’ailleurs, je pense à me reconvertir.
ca paye vous croyez ?

Du coup, je me suis dit que j’allais partager mes quelques conclusions concernant la difficile tâche de la mise en cartons en vue d’un déménagement,
et si vous en avez d’autres…
Ma foi, je suis preneuse !

- Tout d’abord, bien penser à acheter des cartons dignes de ce nom, pas du carton de contrefaçon, ni même celui du Super U, ou du Carrouf, pas du carton chinois fabriqué par des pitis nenfants, non, du vrai, du costaud, du tatoué, du genre qui ne s’effondre pas quand vous décidez de le transférer du salon à la terrasse.
15 kilos de livres sur le gros orteil, ça fait mal.

- Ensuite, ne pas oublier de bien marquer sa destination (Nantes ? Dakar ? Salon ? Cuisine ? Garde meubles ?) et ce qu’il y a dedans (Vêtements, poire à lavement ?) une fois dix cartons faisant la pile dans le salon, va t’en retrouver celui où c’est que t’as rangé le Pictionnary que finalement on va peut être jouer avec.
Ah ben non, on va pas jouer avec.
Et je ne te parle même pas de retrouver le bob, où c’est qu’il est le bob ?

- Le carton de photos, c’est le mal.
Un vrai piège. Surtout ne pas commencer à regarder, surtout, non, même pas tu jettes un cil, oublie !
Tu jettes un œil, t’es mort, c’est foutu.
15 minutes de rangeage, 60 de regardage.
Et un après midi complètement gâché, 4 heures de rangement en moins, 10 ans de nostalgie en plus.
Pas bon, pas bon du tout.

- Faire des cartons par 35 degrés à l’ombre c’est bien plus efficace qu’un hammam, suivi d’un sauna, suivi d’un hammam, suivi d’un sauna, encore deux semaines, et je remets ma robe de mariée, Youpi !

- Le dévidoir à adhésif, il ne coupe pas que l’adhésif, c’est une arme de destruction massive à lui tout seul.
Ont déjà fait don de leur personne dans le cadre de leur mission d’encartonnage :
Ma cuisse, un doigt, et mon poignet. (Je ne vous mets pas la photo, y a déjà eu assez d’horreurs comme cela sur ce blog)
Je confirme, ça coupe très bien.
En même temps, si je ne retrouve pas mon couteau à pain pour cause de non respect du conseil numéro 2, je pourrais toujours utiliser le dévidoir à adhésif.

- Faire les cartons, c’est bien.
Bien les ranger, c’est mieux !!
Oui, dix cartons remplis à craquer les uns sur les autres, ça pèse un âne mort, voire deux, quand tu réalises que c’est le carton du dessous qui contient juste ce dont tu as besoin, genre la poire à lavement (ou le bob).

Je sais bien que j’aurais du faire une packing liste.

Bordel !

Dom

Le truc en plus : C’est dingue ! Avec tout cela, j’ai même plus le temps ni l’énergie d’ailleurs pour m’énerver sur les frasques de notre PrésiRoi. Encore que, ça m’amuse un brin de constater, comme Fanette, que si les banques ne prêtent pas aux français, les français, eux, peuvent bien prêter à la France.
Appelle moi con, aussi.

Le truc en plus en plus : Je sais, c’est pas bien, mais j’ai même pas eu le temps de répondre aux derniers commentaires, y compris sur Milan, je me ficherais des claques si j’étais pas si naze.


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La vacuité de la vie

A la base j’avais en tête un billet rigolo, un billet de lundi matin quoi.
J’avais même parié bêtement avec une copine (quoi que par définition un pari n’est-il pas un acte con ?) que je mettrais une phrase d’intro débile, histoire de pousser le trait.
Et puis en fait, j’ai trop de choses en tête et moyen l’esprit rieur, là, aujourd’hui (on se le garde pour mercredi ?).

Tout à commencé vendredi matin avec l’annonce du décès du « roi de la pop » (autoproclamé hein le king !). Je ne peux pas dire que cela m’ait beaucoup affecté.
Comme beaucoup j’ai aimé sa musique, ses clips, son talent.
Il m’a accompagné toute mon adolescence, dès ma première boum.

Et puis, même si on peut s’interroger sur sa « drôle de vie » et sa solitude inhérente, ses dérives m’ont dérangé.
A-t-il ou non touché ces enfants ? Les 25 millions versés pour « faire taire les parents ? » instilleront toujours le doute.
Et puis maintenant il est parti.

Et là commence ma réflexion.
Partie de cet « événement » mais pas que.

En effet depuis vendredi on lit, voit, entend un peu tout et n’importe quoi.
Et j’avoue ne pas comprendre la tristesse des gens, rester insensible à cette vague d’émotion pour un « inconnu ». Et je ne parle pas de Michaël Jackson en particulier mais de toutes les célébrités en général.
Leur talent, leur œuvre, l’essence même de ce qui nous fait les aimer, reste.
Alors pourquoi pleurer ? Pourquoi monter en épingle la mort d’un… mortel ?

Nous informer est une chose, faire d’une information un journal non stop de 24 heures en est une autre !

A part ça samedi, tard ou tôt dans la nuit, fêtant les 50 ans d’un couple d’amis (marrant d’être nés la même année), j’ai appris qu’un de nos potes, qui devait venir ce soir là, était décédé dans l’après midi.
Quarantenaire, il laisse deux enfants d’un premier mariage et une femme récemment épousée derrière lui.
Crise cardiaque.
Je ne le connaissais pas bien, c’était plutôt le pote de potes.
Mais son décès à lui m’affecte, pas ceux d’icônes lointaines.

Manou


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