Accoucher en France, quelle chance !

Dans le dernier Courrier International que j’ai eu entre les mains, un témoignage m’a rappelé si besoin était, combien, nous, les français, méritons notre premier (ou second, on va pas chipoter) rang mondial au classement des systèmes santé selon l’OMS (ok, c’était en l’an 2000).

C’est parfois bon de le rappeler, on ne peut pas être mauvais tout le temps, et en matière de soins, et de santé, si on est numéro 1 (ou 2), c’est qu’on le vaut bien.

c’est vrai qu’on aime bien râler, nous autres, les bérets-baguette-jambon-beurre, sur les files d’attente, sur les délais pour un rendez-vous, sur le monsieur en blanc qu’a pas été gentil, et il y a sans doute des tas de choses à améliorer, à commencer par arrêter de supprimer du personnel, mais bon, tout n’est pas pourri au royaume de France.

Ce témoignage, celui de Eric Pape, journaliste américain, et qui a pour titre « quelle chance d’accoucher en France » raconte la naissance de son fils, à l’hôpital, en France, sans avoir à s’inquiéter des frais, sans avoir besoin de s’endetter, parfois à vie, ou d’hypothéquer même l’avenir de son enfant en cas de maladie prénatale, comme c’est parfois le cas dans son pays.

Il fait le parallèle entre un système de santé américain où tout acte médical oblige à des calculs financiers, où chaque maladie apporte en plus de son lot de souffrance, le stress de ne pouvoir y faire face financièrement et le nôtre.
Dans un pays où près de 16% de la population ne possède aucune assurance médicale, ce qui représente tout de même la bagatelle de 45 millions de personnes et où le reste se voit refuser des prises en charge pour un oui oui, un non non, j’avoue avoir du mal à comprendre le tollé provoqué par la réforme de santé voulue par le Président Obama.

Je ne suis pas économiste, ni politologue, certes, et de mon salon, cela m’est sans doute facile de critiquer ces conservateurs américains qui aujourd’hui font feu de tout bois pour faire passer leur président pour un euthanasiste, sur fond de critiques racistes, prétendant même la mise en place certaine de « tribunaux de la mort ».

Par contre, ce que je sais, c’est que si en France, se rendre aux urgences au moindre bobo, ou appeler le SAMU aux premières contractions relève presque du banal, dans d’autres pays, ce n’est pas forcément le cas.

En Afrique, c’est encore bien pire qu’aux Etats Unis.
En tant qu’expatriée, je ne bénéficie plus de la sécurité sociale, à charge pour nous de nous assurer, à prix d’or, pour tous les accidents de la vie, petits, comme grands.

Que ce soit pour mon premier accouchement, ou encore dernièrement, lorsque mon cher et tendre a trouvé malin de passer à travers une baie vitrée, on paye, cash, et cher.

Mais nous, à la limite, c’est prévu dans notre budget.
Par contre, vous imaginez bien que pour la personne qui ne peut pas, chaque maladie, chaque problème de santé devient avant tout un problème d’argent.

Que ce soit un rhume, un accouchement, ou pire, un cancer.

Un accouchement, ce n’est pas une maladie, n’empêche qu’avant de poser ses pieds dans les étriers, vous devrez payer d’avance la moindre compresse, la moindre seringue, je ne parle même pas de la péridurale, ni d’une hypothétique réanimation, ou plus simplement d’une césarienne…

Et là, il s’agissait dans mon cas d’une clinique privée, sécurisée où la différence avec la France n’est (presque) que financière.

J’employais un gardien, à Abidjan, Salif, sa fille qui vivait loin de la capitale, avait trainé un mal de ventre, puis en désespoir de cause, les médecines traditionnelles n’ayant rien donné, il l’avait emmenée à l’hôpital public du coin, où on lui avait diagnostiqué une appendicite .

Le truc où en France, tu rentres le matin et tu ressors deux jours après avec deux petits trous et puis c’est tout.

Pour Fatima, Salif avait du payer d’avance les fils, les compresses, les scalpels, l’alcool, bref, tout, même l’infection.
Et le pire, c’est que quelques semaines plus tard, elle présentait des difficultés respiratoires, un ventre gonflé, et de fortes douleurs.
Il l’avait fait venir alors sur Abidjan, et le médecin appelé avait constaté que tous les fils internes avaient tout simplement lâché (ne me demandez pas ce qu’ils avaient trafiqué), la fillette ne pouvait plus respirer et à moins d’une opération, elle mourrait sous peu, à 9 ans.
Elle a été réopérée, et a guéri.

Les fils utilisés lors de sa première opération étaient tout simplement périmés, manque de soins, pas d’antibiothérapie.

En Afrique, c’est ainsi, pour ne pas avoir ne serait-ce qu’un euro en poche… on meurt, parfois même à la porte de l’hôpital, quand il y en a.

Dom

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47 commentaires à “Accoucher en France, quelle chance !”

  1. Gladou dit:

    Bonsoir Dom,

    Ton post me parle, je me permets de rebondir sur ton article. Non, je ne poste pas en pleine nuit heure
    de France mais je suis comme toi expatriée sur le continent en face du tient.
    Mis à par nos lectures et notre connaissance des autres continents face aux soins, il est vrai que le vivre en live
    nous permets toujours de mesurer la justesse des évènements. Et pour cause.
    Ici au Brésil, à Rio, j’ai testé les urgences pour une banale infection (parce qu’aucun médecin parlant français n’acceptait de me recevoir dans les 24 heures et que ça devenait urgent. Je me suis rendue dans
    un hôpital pour ceux qui ont une couverture sociale, comprendre hôpital de riches quoi.Comme toi je n’ai pas de couverture sociale assurée par la France mais j’ai fait souscrire par la boite de mon mari une assurance pour expatriée car je sais que la moindre hospitalisation peut me couter mes économies. Quand bien même, cette assurance est très limitative, j’ai une clause de « raisonnabilité » dans les dépenses de mes soins. Elle est bien bonne celle là, d’autant que je suis sur qu’elle vaut une fortune par mois cette assurance. Bref, ma consultation avec un médecin+analyse urine +antibios pourr 15 jours: 120 euros. Ma copine sur place depuis plusieurs mois
    avant moi a mis au monde sa fille, 30 000 euros de dépensé. D’autant qu’ici la réglementation des tarifs en terme de soins, c’est à la tête du client. Si toi être Français, toi payer cash et le prix fort. Quand on connait la situation économique du Brésil (ndlr), on en frémi d’avance de donner son argent. Par ailleurs, ceux qui n’ont pas la chance de bénéficier de couverture sociale, il existe des dispensaires. Avec des médecins bénévoles parfois à la retraite et peu de médicaments. No comment. Et pourtant le pays est riche. Idem l’école.En public est misérable parce ce que les enseignants sont payés 800 reais par mois. Donc il ne font pas cours ou peu.
    Alors, c’est vrai, vivre des expériences comme celles là nous apportent une forme de relativité sur notre cher pays et ses avantages que nous ne savons pas toujours apprécier. A tort.
    Bonne soirée.

  2. Galstar dit:

    Pour comprendre le tollé (partiel) qu’il y a aux USA contre la réforme de leur système de santé il faut comprendre le sens de l’expression « too bad ».
    Il y a (avait?) de l’argent aux US et moyen d’avoir niveau de vie et couverture maladie à des niveaux corrects… MAIS si plutôt que de choisir des assurances on préfère dépenser ses dollars pour se payer une « putain de caisse qui en jette » ou un tas de gadget hors de prix et oubliés après 15 jours:
    1 – on doit assumer son propre choix et ses conséquences (on a fait ce qu’on a voulu de son propre argent)
    2 – on a pas à extorquer l’argent des autres (la générosité est un libre choix, pas une extorsion)
    Too bad: Tu as pris un risque et c’est mal tombé? Je compatis avec toi mais je n’ai pas à payer à ta place.

  3. Gladou dit:

    Ha ben sympa,j’ai validé le post avec les fautes. Et la mise en page, sorry , j’ai la poisse en ce moment.


  4. J’ai envie de dire socialement tout court, quelle chance…

  5. juju dit:

    sur qu’on a de la chance…

  6. Ali dit:

    Tout ce que tu dis on le sait, mais de le lire… ça fait froid dans le dos. Et clair qu’on a de la chance pour ça en France (mais jusqu’à quand ?)

  7. Ali dit:

    Pour ce qui est des USA, c’est tout à fait l’inverse de la solidarité. « Pourquoi moi, riche, je payerai pour des pauvres qui fouttent rien ? »
    Mais faisons un sondage en France… heureusement que les cotisations SECU sont obligatoires… si on laissait le libre choix aux gens… j’suis pas sûre qu’il y aurait beaucoup de solidarité.

  8. willykean dit:

    Je sais de quoi tu parles Dom. Se soigner dans nos pays en voie de développement est une chance mais parfois aussi un risque.

    En résumé un de mes jeunes frères qui souffrait d’appendicite aigue est transporté à l’hôpital de la ville; le chirurgien demande d’allonger 225 € avant d’entrer au bloc.

    On nous appelle à la rescousse. Entre temps notre chirurgien est rentré chez lui se reposer en attendant que les parents trouvent les 225 €.

    Nous avons fait ce qu’il faut (transfert d’argent…) Et au final il a dû se faire opérer par le fameux chirurgien, avec une lame rasoir, achetée en supplément par les parents. Du jamais vu! Plus les antibiotiques, les compresses….

    Ce petit revient de loin. Il a survécu!

    Et c’est tous les jours ainsi.

    Si vous avez lu Cherche enjoliveur désespérément, vous savez que mon association collecte des médicaments et du matériel médical pour les dispensaires de ma région. Eh bien quand j’ai fait la tournée de ces dispensaires de brousse, j’ai pu constater une situation plus que alarmante. La salle d’accouchement d’un de ces dispensaires n’a ni table d’accouchement, ni pharmacie. On fait accoucher les femmes à même le sol dans la salle de soins…. Je ne dirai que ça. Il en faudrait plus d’un film sinon.; J’en ai des films, qui relèvent de scénarios à sensation!

  9. valerie dit:

    Une anecdote au sujet du système américain. Une amie y travaille. Elle n’avait pas bien décortiqué son contrat de travail, avait vu une ligne qui lui semblait correspondre à une mutuelle et ne s’inquiétait pas plus que cela.
    En fait elle n’en avait pas. Le jour ou elle a du aller chez le gyneco, ca n’est pas moins de 300 dollars qu’elle a déboursé pour un frottis…

    Galstar ; je ne suis pas sure de comprendre… je doute que la personne qui vit dans une caravane pourrie ou à Watts se paie des caisses ou des gadgets.

    Dom ; et quand même je me plaindrais. Un garçon que je connais et qui est SDF ne trouve pas de dentiste pour lui soigner les dents parce qu’aucun ne veut de sa CMU…. ses dents.. c’est Beyrouth ; il a des douleurs incroyables. certaines autres personnes refusent de prendre un arret maladie, meme s’ils sont vraiment souffrant, parce que 3 jours de carence sur un smic, ca n’est pas possible.
    Je comprends parfaitement ton article evidemment ; sauf que je me méfie.
    Nous renvoyer aux politiques de santé des autres pays tend à nous dire – même si je sais que cela n’est pas ton but – que tout va bien chez nous. la santé, même en France reste un soin de riches (lunettes, dents etc).

  10. willykean dit:

    D’accord sur ce point avec valerie.

    Les trois jours de carence c’est énorme! et puis les soins sont mal remboursés même si nous avons cette chance que les autres n’ont pas. Pas plus loin qu’il y a deux mois. J’ai dû me faire opérer d’un kyste dans le cou. Intervention très délicate. J’ai choisi une clinique. Sur les 1300 euros d’intervention, sécurité sociale et mutuelle comprises ne remboursaient que 250 euros. Pour une willykean fraîchement au chômage, ce n’était pas le grand bonheur! Le chirurgien a été plus que humain. Il m’a opérée presque gratuitement. 750 au lieu de 1300, parce qu’il savait que j’étais l’assistante de son ami et confrère…

    ça n’arrive pas tous les jours. Et malgré sa générosité, c’est tout de même 750 euros. Mais qu’est ce que 750 euros comparés à une vie humaine, la mienne?

  11. JR dit:

    Le debat provoque par ce post est interessant, il est clair que les mentalites francaises et americaines sont bien differente sur le point de vue de la solidarité, pour nous c’est une histoire d’Etat, pour les americains c’est une affaire personnelle.
    Ca ne veut pas dire que les uns ou les autres soient meilleurs, etre sous soigné, c’est plutot choquant, mais etre sur soigné (France championne du monde des anti depresseurs), ca pose quelques questions…

    Voyager, et a plus forte raison, vivre a l’etranger nous permet de voir le pays d’origine (la mère patrie comme dirait certains) sous un jour different. C’est toujours intéressant.

  12. Cath dit:

    Un système de santé correct et accessible est effectivement une question de vie ou de mort au sens premier du terme. Faute de quoi, on retourne rapidement aux statistiques caractéristiques de notre espèce que nous avons connues il n’y a pas si longtemps et que beaucoup de pays connaissent encore : espérance de vie aux alentours de 45 ans (âge de la fin de la capacité reproductive chez la femme), une femme sur deux qui meure en couches et deux enfants sur trois qui trépassent au berceau.
    Comme depuis la nuit des temps, notre survie dépend de notre intelligence et de notre capacité à trouver des solutions pour ne pas nous détuire mutuellement. Je crois beaucoup à notre intelligence…
    En attendant, j’ai un magnifique (faux) proverbe de Lao-Tseu :
    La vie est une vallée de larmes qu’il faut nous efforcer de traverser le plus gaiement possible.
    Bonne journée.

  13. fab dit:

    Merci pour ce post qui me touche tout particulièrement en ce moment ;-) ))

    J’avoue que depuis le début de ma grossesse, je ne cesse de m’émerveiller devant notre système de santé et tous ses intervenants…

    Bon courage à vous, je ne réalisais pas forcément que c’était à ce point là en Afrique. Merci de tes éclaircissements.

  14. Dom dit:

    Gladou : Merci, et bienvenue chez les ménagères. Merci pour ce témoignage de l’autre côté du globe, dans un autre pays qui apporte un éclairage complémentaire au récit de courrier international et à mon vécu.

    Galstar : Je crains que tu ne fasses un léger raccourci sur ce coup là, car il ne me semble pas que la majorité des américains qui ne bénéficient pas de soins aient préféré acheter de grosses cylindrées, ou le dernier Iphone 3GS (t’as vu ? je suis trop branchée comme fille !), mais plutôt que ce sont justement les plus démunis qui n’ayant aucune ressource ne peuvent même pas consulter pour les actes médicaux les plus simples.
    J’ai dernièrement vu un reportage où l’on voyait médecins du monde, qui d’ordinaires trainent plutôt du côté de chez moi, organiser des journées médicales, et les files d’attentes étaient dignes de la plus belle époque soviétique devant les magasins d’alimentation.
    Je comprends le sens de l’expression « too bad », mais j’en aurais une autre qui pourrait résumer la politique sociale américaine à mes yeux, c’est « chacun pour sa gueule ».
    Non ?

    Gladou bis : Euh, si j’étais maîtresse d’école, ça se saurait.

    La mère Joie : C’est pas parfait, mais bon…

    Juju : On s’est battu pour cela, faut pas l’oublier. Ce n’est pas qu’une chance c’est aussi le fait d’être vigilant en ce qui concerne nos acquis sociaux.

    Ali : Exact, mais parfois c’est bien de ne pas avoir le choix, hormis celui du plus grand nombre, notre système social, on l’a voulu, on l’a voté.

    Willykean : Bon, tu vas m’expliquer plus en détail le but de ton association, où, quoi, comment, pourquoi, etc, et on relaie ??

    Valérie : Tu m’as parfaitement comprise, et je suis d’accord avec toi sur le fait que dire que nous avons un système de santé meilleur n’empêche ni de l’améliorer, ni surtout d’être attentif à ce qu’on en fait.
    Pour la CMU, mon statut de « rapatriée » me l’a value, 3 ans, et je te le confirme, quelques médecins la refusent, d’autres font des dépassements d’honoraires imposés, et souvent tu es traitée comme une sous merde.
    J’ai une belle anecdote à ce sujet me concernant, mais bon…

    Cela dit, avec ses défauts, et jusqu’à preuve du contraire, au moins en France, qui qu’on soit, riche ou pauvre, avec ou sans papiers, on est soigné.

    Jr : pas sûre que l’abus d’anti dépresseur puisse être qualifié de trop de soin, ce serait même plutôt le contraire, oui, nous avons accès facilement au soin, après reste la partie écoute, et là, nos médecins ont de grands grands progrès à faire à ce niveau là.
    Si les médecins écoutaient davantage leurs patients, y aurait sans doute bien moins de médicaments prescrits.
    (plus le stress du boulot, notre société où il faut toujours plus, plus vite, encore)

    et j’ai aussi un proverbe, de mon ancien directeur commercial
    la vie est une tartine de merde et on en bouffe un bout tous les jours.

    Fab : N’est ce pas bichette ? :-) :-D :lol
    ton bébé est entre de bonnes mains, no stress, que lui à penser (enfin elle, la joueuse de foot pro future ligue 1)

  15. Plume Vive dit:

    :grr:

  16. shalima dit:

    Mon amie Steph qui vit et danse à New York depuis 2 ans n’a qu’un visa d’étudiante, ce qui veut dire qu’elle n’a pas le droit de travailler « légalement » pour financer ses études (elle bosse donc au black, comme bar(wo)man, faut bien bouffer). Elle n’a également aucune couverture sociale, et doit se payer une assurance privée qui coûte la peau du derche. Elle ne se la paye donc qu’un mois sur 2. En tant que danseuse, elle a régulièrement des blessures, notamment au genou. Faut juste qu’elle vise bien sa date ;-)

    Tout ça juste pour dire qu’effectivement, aux États Unis, c’est chacun pour sa gueule. Tu veux émigrer là-bas, tu veux tenter l’american way of life, parfait, viens. Mais faut pas que tu coûtes un rond à la société. Alors oui là-bas tu peux trouver du taf en une demi-journée, tu peux le quitter (ou on peut te virer) dans l’heure qui suit, tu es libre. Tant que tout va bien, quoi. Mais la solidarité, t’oublie.

    Même si c’est dur, ma cops là-bas s’éclate et apprend beaucoup beaucoup. C’est entièrement son choix, elle le savait et ne se plaint pas. Mais elle sait qu’un jour ou l’autre, elle rentrera. Pas de pitié pour les pauvres, les vieux et les malades.

    Savoir est une chose, essayer d’améliorer le système en est une autre. Ne pas baisser les bras me semble important, en France comme ailleurs.

    Pour en revenir à la terrible « anecdote » que tu racontes, Dom, je n’ai pas oublié l’autre petite fille, celle qui n’a pas eu la même « chance ». Biz ma belle.

  17. Soma dit:

    Le système de santé en France & ds le monde, vaste débat…
    Il est certain qu’on a de la chance en France…
    En France, tu arrives à l’hosto, c’est ta carte vitale qu’on demande…
    Aux USA, c’est ta carte bancaire !!!! Pas de carte, pas de soin…
    En France, pas de carte, il reste la CMU, l’AME…
    A côté de cela, les soins st un gouffre financier… On parle de déremboursements, d’augmenter le forfait journalier, les 50 euros annuels…
    Difficile de concilier tout cela…

  18. walinette dit:

    Oui, cela me rappelle terriblement la Chine, ses hopitaux avec file VIP : tu paies plus cher, tu passes avant les autres
    Les problèmes d’assurances privées, les soins beaucoup plus chers à l’étranger, le retour en France pour récupérer la sécu. Le stress. Et au bout du compte le fait de REALISER que se faire soigner a un coût ! chose qu’on a tendance à oublier avec notre bonne vieille carte vitale.

  19. valerie dit:

    « Cela dit, avec ses défauts, et jusqu’à preuve du contraire, au moins en France, qui qu’on soit, riche ou pauvre, avec ou sans papiers, on est soigné. » yep on est d’acord :) (comme tjs ;) )


  20. Ca me rappelle un reportage sur les vacances en Thaïlande où un américain n’était pas choqué de payer 1500 euros pour un séjour en hôpital privé pour un accident de scooter … Il avait été ravi du personnel …

  21. noria dit:

    D’accord avec ce qui a été dit avant. J’ai longtemps vécu en Allemagne et je n’ai même jamais avancé un centime, le médecin se faisait directement rembourser par la caisse maladie, idem pour les médicaments.

    En France, les choses ont tendance à se niveler par le bas, déremboursements, taxe de séjour éhontée, manque de personnel dans le public.

    Autre chose, essayez de vous faire soigner lorsque vous avez la CMU ! En général, les médecins nous regroupent, nous les gueux, certains jours et font de l’abattage, je ne trouve pas d’autres mots…
    Je le sais, j’y suis !

  22. Virginie B dit:

    sur la 5 souvent avec Jules, mon grand nous regardons les documentaires et souvent sur l’Afrique… et souvent je pense justement aux soins, aux naissances… et je me dis combien les français ou autre européens ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de vivre avec tous les avantages et moyens que nous avons ! ton billet fait du bien car il rappelle à la réalité !


  23. Ah, encore un post qui me parle.

    Quand tu apprends qu’une petite fille à Pikine, donc à 2 km de chez toi quand tu habitais à Dakar, est morte du palu parce que les parents n’avaient pas de quoi payer le médecin et que toi, au même moment, du Coartem, t’en avais trois paquets dans ton tiroir de bureau, juste au cas où… (et d’ailleurs que t’en as fait don au dispensaire de Pikine la semaine suivante)

    Quand une copine américaine t’annonce, toute contente, qu’elle a enfin fini de rembourser l’accouchement de son fils qui a aujourd’hui 12 ans 1/2…

    Quand tu vois qu’Obama lance l’idée d’une couverture sociale pour tous et que dans tes connaissances américaines, plus d’un tiers est contre… (« on veut bien une couverture sociale pour tous, mais pas qu’elle soit gérée par l’Etat! »)

    Eh bien tu te dis que t’as bien de la chance.

    J’ai une copine allemande qui est médecin généraliste à Dakar, si jamais ça t’intéresse. J’ai aussi une copine kiné, un bon dentiste et un bon ophtalmo là-bas… *smile*

    Avant de partir, on a profité de l’excellente couverture expat de mon mari pour faire faire tous les examens de contrôle pour toute la famille. Histoire d’amortir le coût! J’ai juste raté le coche pour mes nouvelles lunettes…


  24. En tout cas ça fait bien plaisir d’entendre du positif sur la France.
    C’est sir rare…

  25. Melon dit:

    Waow;
    Vraiment intérressant comme article.
    Après ça, ou tu relativises, ou tu continues à être un con de râleur.

    Moi j’ai jamais râlé, mais quand même, je relativise.

  26. Dom dit:

    Cath : Le proverbe donné pour JR (cf plus haut) était pour toi (la tête dans le sac moi aujourd’hui).
    Quand j’importais les bougies du Swaziland, où le roi et la reine vivent très bien merci, j’insistais toujours sur l’espérance de vie là bas, la dernière au rang mondial.
    32 ans.

    Ca fait réfléchir pas vrai ?

    Plume vive : Comme tu dis.

    Shalima : programmer sa maladie, prévoir sa carie dentaire ou sa tendinite, et vivre dans le stress de l’accident, de l’imprévu qui t’endette pour le reste de ta vie.
    les USA, à ce niveau là, c’est carrément pas le rêve américain.

    Pour l’autre petite fille, oui, j’y pense souvent.

    Soma : M^me sans carte vital, si c’est vital (ho ho ho, quel humour cte Dom) on te laissera pas crever, à la différence de bons nombres d’autres pays.

    Walinette : Ah, la médecine de riche VS la médecine de pauvres, dans certains pays ;); on voit encore plus la différence, et on se félicite juste d’être du bon côté de la barrière en cas de gros pépin.
    Ce qui n’empêche en rien d’avoir les yeux ouverts, pas vrai ? (toujours partante pour novembre ?)

    Valérie : Marrant, je suis pas étonnée.

    Miss Brownie : Ben, si il en avait les moyens…

    Noria : Oui, c’est pas parce que on un bon système qu’il ne se dégrade pas, absence de moyens, déremboursement de plus en plus rares, forfaits hospitaliers, flicage par médecin traitant, etc etc, raison de plus pour y faire gaffe.

    Virginie B merci Virginie, comme je suis en Afrique, je trouvais intéressant de parler de ce que j’ai vu, et vis ici.

    Pat à Toulouse : Tu sais quoi ? Dumé est au RDC, on partage la connexion Wifi ;-)
    Alors tout contact sinon est bon à prendre (j’ai mal aux dents, soupçonne une carie, pas de bol)

    dire qu’ avant de partir, j’avais moi aussi, fait tous les check-up histoire d’être tranquille….

    Midlelife Girl : Ah, mais on peut pas taper tout le temps, … si ? ;-)

    Melon : Je suis une râleuse professionnelle, comme Manou, j’adore râler, sur tout, mais cela n’empêche pas d’être réaliste, un peu, parfois.
    Joie dans ton slip !! (j’adooooooooore cette expression) :lol

  27. Anne-Claire dit:

    Clair qu’en France, nous sommes vraiment les rois du monde concernant le système santé. Nous avions failli partir vivre en Espagne avec ma petite famille et le fait d’un système du type des Etats-Unis nous a franchement fait peser tout le pour et le contre… Je rejoins Ali pour ce qui est du « encore combien de temps » allons-nous en profiter…mais ce jour, peut-être que de nombreuses autres familles françaises se décideront à quitter la France.


  28. [...] Original post by Dom et Manou [...]

  29. walinette dit:

    @ Dom : yep yep yep, les billets sont pris ;-)
    Par contre faudrait que je te maile pour te demander si tu as des infos pour les vaccins et le palu parce que vu que ça dépend des régions, les toubibs ici : laisse tomber.
    Ce qui est marrant c’est qu’en lisant les recommandations on se rend compte que le Sénégal est VRAIMENT à la même latitude que la GUyane : y’a les mêmes merdes, ça rappelle des souvenirs

  30. dumè dit:

    je sais, je comprends ;
    pour avoir assisté en Fronce à une séance d’insémination artificielle sur des caprins je suis resté scotchée ;
    un champ opératoire nickel, une anesthésie en bonne et due forme ;
    quelques jours auparavant, également enceinte, j’étais à l’hôpital général de Bangui… la coquette pour les avertis ; les gens inanimés et parfois même plus sur le pseudo-trottoir, les détournements de médocs par les infirmiers…
    nous sommes vernis, en avons nous conscience ?
    pas si sur que ça, tu as raison ;

  31. haribo dit:

    oui en france on a de la chance, et quand j’entends des gens dire que la sécu me doit « ceci ou cela », ça me fait hurler…. je connais des gens qui se font prescrire des dolipranes pour se les faire rembourser et eux, je vous assure ils n’ont pas de problèmes d’argent. quelque part c’est nous qui pourrissons le système, nous sommes des enfants gatés et on en abuse….
    Notre système est beau car effectivement en france on a tous le droit à se faire soigner, et si certains ne cotisent pas car ils ne peuvent pas, soyons un peu généreux… Il y aura toujours ceux qui arrivent à en profiter et en abuser mais il ne faut pas oublier qu’il y a aussi ceux qui en ont vraiment besoin et là je suis fière de ce système et je ne regrette pas de payer pour les autres si besoin.

  32. annouchka dit:

    C’est vrai qu’ il y a beaucoup de choses à critiquer en France, mais pas le système de santé, ça c’est clair ! Ça me rassure de savoir que je vis dans un pays où notre santé est prise en charge quel que soit notre budget et notre classe sociale.

  33. Gladou dit:

    Je rajoute une pierre aux commentaires postés: Bien entendu que le système en Françe est à amélorier, enfin quand je dis améliorer en réalité je pense à « repenser ».
    Mais toujours est -il qu’au vu de nombreux témoignges ici et ailleurs, ce sytème à le mérite d’exister, de nous protéger, et c’est déjà énorme. Je veux bien croire qu’être à la CMU peut parfois relever du parcours du combattant pour se faire soigner/admettre, mais en France même les SDF sont en généralité (attention aux généralités, je sais) transportés dans les hôpitaux pour soins.
    Ici au Brésil, des gens qui crèvent dans les favelas, c’est tous les jours. De faim ou de maladie. A la différence de l’Afrique (Dom tu m’arrête ou me corrige), ici le pays à les moyens +++ de mettre en place un système qui tient la route, et d’ailleurs fait tout pour. Mais les couches existantes entre la volonté des uns(le gouvernement) et le peuple sont tellement nombreuses et corrompues que rien ne se fait et ne se fera de toute façon.
    Pour ajouter un commentaire sur les USA: Si aujourd’hui , aussi impensables pour nous Français qu’il est d’imaginer qu’un bon nombre d’américains refuse le projet Obama, c’est parce ce qu’il ne faut pas oublier que faire changer les mentalités ne se fait en un coup de cuillère à pot. Oui, ce système fait partie intégrante de la culture Américaine (je n’ai pas dit qu’elle était bonne et bien entendu elle avantage ceux qui n’en ont pas besoin), mais le changement à toujours fait peur, même si c’est pour aller vers du mieux. Par ailleurs, ceux qui aujourd’hui sont peu ou prou malades, ou avec des revenus très confortables ne veulent pas ayer pour les autres. Leur système n’a jamais fonctionné comme cela, question de culture. Autre chose: l’humain est un mouton de panurge, la moutonite comme on dit chez moi.

    J’ai une question pour les ex expat devenus rapatriés: Lors de votre expat, vous êtes vous radiés de la CPAM? Moi je ne l’ai pas fait. Lorsque vous êtes rentrés en France, (sans emploi je suppose comme moi) comment faites vous pour récupérer vos droits? Cette question me tarude depuis un moment…

  34. AurelieT dit:

    C’est clair, vive la France, pour le système de santé…

    Sans la SECU, j’sais pas où j’en serais aujourd’hui : j’aurais pas pu passer le permis de conduire, je serais sans doute inapte à de nombreux postes. P’tète même que je pourrais avoir une carte spécial handicap ! Sans compter le nombre de médocs que je serais toujours à prendre… quand je vois tout ce que j’avalais déjà à 17ans, qui était le double voire triple de ce que je prends encore aujourd’hui, je préfère même pas y penser !

    Pour comprendre, voilà une estimation de ce que j’ai pu coûter avec mon affection longue durée :

    - 19 700 €, en comptant neurochirurgie + EEG, IRM, Pet-Scan et autres…

    et sachant que je dois encore coûter autour de 1000 € par ans à la SECU en médocs (en ne comptant que cette affection longue durée).

    D’ailleurs, va falloir que je m’inquiète de la prolongation de cette « affection longue durée » car la SECU me l’a raccourcie, d’après ce que j’ai vu sur ma dernière attestation… hem… J’vais être mal au mois d’avril si j’ai pas réagi !

  35. AurelieT dit:

    PS : pour le coût, je m’appuie sur un site :
    http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=20344489

  36. Julie dit:

    J’ai également été assez estomaquée par cet article… :cl:

  37. Etincelle dit:

    Je suis tout à fait d’accord qu’en France on a de la chance par rapport aux autres pays MAIS les choses ne sont pas si simples que ça!

    L’année dernière je suis subitement tombée malade et j’ai été arrêté 8 mois. La sécu a mis plus de 3 mois à me verser mes indemnités journalières et j’ai calculé que malgré ma (mauvaise) mutuelle, tous les soins et médicaments me sont revenues de ma poche à près de 1000 euros.
    Si j’avais vécu seule, j’aurai du choisir entre payer mon loyer ou payer mes médicaments… et j’ai mis des mois à m’en sortir financièrement après ça.

    Il ne faut pas oublier qu’en France il existe beaucoup de personnes sans mutuelle mais « trop riche » pour être à la CMU qui choisissent donc de ne pas aller chez le médecin.
    Alors c’est sûr que ça aurait été certainement pire dans un autre pays, notamment les Etats Unis, mais ça fait peur quand même, surtout que ça ne va pas en s’améliorant!

  38. Dom dit:

    Anne Claire : Combien de temps ? Il n’appartient qu’à nous de faire en sorte que ce soit le plus possible. Par notre vigilance, nos votes. Non ? (ou bien je suis encore une grosse naïve ;-) )

    Walinette : Pas de vaccin, fièvre jaune non indispensable, palu, oui y en a, mais c’est pas la période (hivernage fini) donc, hormis les vaccins standards, type tétanos, DTP, rien de spécial.
    Et nous aussi on a de GROS cafards.

    Dumé : uh uh uh, ça me fait marrer de t’imaginer dans mon salon en train de taper sur ton clavier.
    Bon, on s’est causé à ce sujet, donc juste merci pour la balade, les bonnes adresses, me reste plus qu’à trouver du boulot !!

    Haribo c’est bo la vie (pardon, mais je ne résiste jamais) Une minorité de profiteurs, une minorités de personnes en difficulté mais comparativement aux autres système, une grande majorité relativement bien soignée, perfectible mais déjà efficace.

    On est d’accord.

    Annouchka : Oui, rassurant est le mot (no stress, comme dit Pape)

    Gladou (je trouve cela génial de savoir qu’on est lues jusqu’au Brésil, mais comment diable nous as tu trouvées ??)
    La corruption, voilà la gangrène, chez vous visiblement, mais aussi ici sur le continent africain.
    Car certes, de nombreux pays n’ont pas des moyens énormes, mais d’autres profitent de grosse ressources, qui sont détournées au profit de comptes bancaires dans les paradis fiscaux (ah ben non, suis-je bête, il n’y en a plus, c’est vrai), en hôtels particuliers et autres.
    Quand je vois la gabegie de certains dirigeants africains, au détriment des deux piliers que sont la santé, et l’éducation, cela me révolte.

    Car finalement, c’est bien cela le pire, se dire que ce n’est pas contrairement à ce que certains voudraient faire croire, une fatalité, mais bel et bien une escroquerie des élus, ou pseudos élus africains, à l’encontre de leurs propres peuples.

    Ou pour dire les choses plus simplement, quand on veut, on peut.

    Aurélie T : Cet article tombe à pic dirait on non ? ;-) Les ménagères comme pense bête, fallait y penser !!

    Bien sûr que cela coûte cher d’être malade, et quand on passe à la catégorie maladie de longue durée, les choses sont loin d’être parfaites, assistance, soins ou hospitalisation à domicile, aides diverses, médicaments, cela coûte encore très très cher, mais tout de même, et tu fais bien de le préciser, notre système permet de se soigner, « Ã  moindre coût ».

    Merci du lien

    Julie : Merci !

    Etincelle : 1000 euros, c’est une grosse somme, mais quand tu lis dans cet article qu’un accouchement 15 000 dollars (un accouchement !!) cela permet d’avoir une vision plus globale.
    Tu as raison de souligner qu’il reste une partie de la population française mal soignée parce que le cul entre deux chaises, il n’en reste pas moins que cmu ou pas, riche ou pas, on te laisse pas crever sur le paillasson de l’hôpital, et c’est de cela dont il s’agit ici.
    Cela étant, j’espère que tu as récupéré (bien de ne pas être isolée, c’est sûr) et que tout va bien pour toi dorénavant.

  39. Gladou dit:

    Dom,

    Pour répondre à ta question de « comment je vous ai je trouvées » hahaha, j’en sais plus rien. Je me souviens juste que ton blog était en favori d’un blog que j’ai lu (mais évidemment je ne me souvient plus duquel, à force de fouiner voila ce qui arrive). En voyant le titre, j’ai cliqué puisque je me suis sentie concernée par le panier de la ménagère (j’allais écrire mégère, my god). Panier de la mégère c’est moins glamour ;-) , je te l’accorde.
    Voila donc pour quelle raison le blog est lu depuis le Brésil.

    A part ça, on pourrait en discuter des heures de ce combat contre la corruption, se frelater le cerveau tambien a se demander comment changer les choses. On pourrait. Et rien ne changerait. Parce ce qu’avant de pouvoir renverser la puissance de la mafia dans ces pays là, il y aura encore quelques décennies d’englouties derrière nous. Le commerce parallèle en Afrique et au Brésil fait partie de l’économie, ça marche, cela permet aux plus démunis de s’en sortir, alors pourquoi changer? La peur du changement que je te disais tout à l’heure,elle est valable pour nos continents aussi;-).


  40. Anne-Calire pour une émigration en Espagne dans un premier temps tu bénéficie de ta couverture sécu française, via l’ex E11, puis dés ton 1er jour de travail déclaré, donc de cotisation, tu bénéficie de la sécu espagnole. Certes tout n’est pas rose là-bas mais quel que soit tes ressources tu sera soigné gratuitement au cabinet médical de ton secteur, après tu peux si tu en as les moyens te faire soigner dans le privé, et tes frais supplémentaires sont pris en charge partiellement ou totalement par la complémentaire que tu as souscrite (assez chère). Dans le public les délais d’attente peuvent être long pour les opérations et les examens (mais pas forcément plus qu’en France pour certains examens IRM par exemple en milieu hospitalier on arrive à des délais surprenants si ce n’es pas vital à priori, parfois, il faut accepter de faire la queue et de se conformer aux horaires « administratifs » des consultations mais on arrive généralement à rencontrer un médecin le jour même. Après selon sa chance on a un bon médecin de secteur ou pas, c’est la loterie. Mais on est quand même loin du système américain où si tu es fauché on telaisse crever car les dispensaires ont mission de soigner aussi les démunis, et ils le font.

    En France pour l’instant on a encore un accès au soin de qualité lorsqu’on a la chance d’avoir une mutuelle correcte et des ressource un peu supérieures à la moyenne, par contre sans mutuelle et avec des revenus moyens/bas ben il arrive que tu hésites à aller chez le toubib parce que parfois il arrives que tu ne puisse pas manger à la fin du mois sinon… Quand à la CMU elle a le mérite d’exister et de permettre en théorie un accès aux soins de qualité, pratiquement c’est souvent différent car pas mal de docs refusent les CMUistes ou se mettent dans l’illégalité en leur demandant des dépassements d’honoraires.
    Longtemps j’ai fait partie de la classe moyenne qui hésitait à aller chez le dentiste, l’ophtalmo, le dermato (alors que j’ai eu des mélanomes malins) parce que je n’aurais pas eu les moyens de les payer et de boucler le mois. Depuis quelques temps j’ai la chance d’avoir une super mutuelle d’entreprise qui couvre toute ma famille, quel repos.
    Notre système de santé fonctionne encore et permet encore au plus démunis d’êtres pris en charge mais attention à la classe moyenne qu’il laisse sur la route de plus en plus souvent. Soyons vigilent à au moins maintenir ce que nous avons et à essayer de l’améliorer sans chercher à tout prix la rentabilité dans la santé, le modèle de gestion hospitalière proposé avec la tarification de la subvention à l’acte est une aberration à ce niveau, il sera bientôt plus difficile de trouver où se faire opérer de l’appendicite, peu « rentable », que de se faire pratiquer une greffe ou autre opération très lourde bien mieux « cotée » et plus rentable pour l’hôpital

  41. val dit:

    La santé ne devrait pas être un enjeu économique sauf que de mon salon, moi aussi, c’est facile d’avoir de beau discours… Et puis, il faut bien l’admettre, la santé est un marché juteux…
    C’est moche tout ça…


  42. L’Europe est le seul continent à avoir obtenu après moultes batailles une sécurité sociale basée sur la solidarité, avant même de naître un bébé touche des sous, il sera soigné, scolarisé, aura droit à une pension de vieillesse, il devra juste payer ses impôts au-cours de sa vie active et quelques taxes sur ses consommations … Et nous avons le culot de nous plaindre …
    Chapeau pour cet article !

  43. Galstar dit:

    @ valerie & Dom
    C’est parfaitement clair: chacun pour soi et il ne reste à celui qui n’investit pas dans sa santé (par choix ou manque de moyen) qu’à compter sur sa chance. D’où le « Dommage pour lui! » :Shy C’est aussi féroce que le fisc en France.
    Après c’est un choix de société (ou d’éthique) de porter assistance aux plus démunis et de structurer des flux d’argents pour alimenter ce support. :-D

  44. Angie dit:

    A Ouaga, suite aux inondations, il y a un mur du principal hôpital qui a cédé. Ce qui a eu pour conséquence de devoir reloger les malades dans les cliniques privées ou dans d’autres hôpitaux publics, comme la maternité.

    Mais avant, les malades ont du passer par la caisse et raquer pour ne pas avoir à dormir dans la cour de l’hôpital ou pire, dans le parking à mobylettes.

  45. Anne-Claire dit:

    Je voudrais bien croire que cela durera aussi longtemps que nous Français votions et participions activement au système…Je pense vraiment que si le Gouvernement juge un jour d’arrêter tout cela, il le fera et malheureusement les Français n’auront qu’à faire bonne figure… Certains diront que je suis défaitiste, je crois être plutôt réaliste malheureusement.

  46. Dom dit:

    Galdoui, mégère !! cela nous arrive aussi assez souvent, mégère et ménagère, on ne fait pas que ménager, heureusement !! :-D
    Donc merci aux blogrolls qu’on a trop souvent tendance à oublier.

    Et oui, on pourrait parler des heures de la corruption et de l’économie parallèle.

    Cécile Une quadra : Merci pour tes précisions, c’est vrai que tu connais bien le dossier !!

    La fameuse classe moyenne dont tu parles, baisse de plus en plus, je suis moi même consternée de voir avec le recul, le niveau des salaires qui a tant baissé ces 20 dernières années, le petit bourgeois d’hier est le nouveau pauvre d’aujourd’hui, ce devrait être l’inverse.

    Val : Moche mais notre monde est cynique !

    Galstar : Choix de société mais aussi choix de valeurs à défendre, on peut ne pas être bisounours et avoir malgré tout des idéaux de justice au sens premier du terme.
    Et toi ? Too bad or not too bad ?

    Angie : Je suis consternée. Ces pluies que connaissent l’afrique de l’ouest ces dernières semaines font tant de dégâts et curieusement, pas trop d’écho dans les médias.
    Tu nous tiens au courant de la situation au Burkina ?

    Anne Claire : Je pense que cela durera aussi longtemps que des personnes se sentiront concernées et se montreront vigilantes, c’est tout.
    Notre vote n’est pas un gadget, même si on cherche à nous le faire croire, les manifestations et les désobéissances civiques sont également là pour cela.
    Plutôt que de s’inquiéter pour une hypothétique grippette, c’est clair qu’on ferait mieux de nous inquiéter pour les choses qui sont réellement importantes, santé, liberté d’expression, droits civiques, etc.
    je crois que je suis réaliste aussi.

  47. Macé dit:

    BONJOUR,

    je ne comprent pas le régime de la couverture social étant accidenté du travail, opérer à deux reprises 2003 et 2008 sous le régime MSA DE LA VIENNE n’ayant pu reprendre une activitée.

    Comment expliqué la raison pour la-quelle je n’est plus de couverture en se qui me conserne tant que le santé est bonne tout va mais moi je n’est pas demander à etre dans cette situation.

    Que l’ont me l’explique?

    D’avance merci.

    Didier du 37