Double vitesse et petits arrangements entre amis
En préambule, je précise si besoin est, que ceci n’est clairement pas un billet politique.
Depuis une dizaine de jours maintenant, le monde (enfin quelques pays industrialisés qui pensent être le monde à eux seuls) fait ses Unes sur l’Affaire.
Etre si haut et tomber si bas, et surtout si vite, cela semble fasciner.
Coupable ou non, victime ou pas, telles sont les questions auxquelles seule la justice américaine répondra (ou pas d’ailleurs, mais ceci est un tout autre sujet).
Plus fort que la téléréalité avec des poulpes lobotomisés, plus fort même que les séries américaines pour lesquelles nous semblons avoir un véritable engouement (eu égard aux programmations de nos chaines nationales), le feuilleton judiciaire de cette disgrâce annoncée devrait tenir en haleine une partie d’entre nous cet été.
Oui mais…
Si j’étais de mauvaise foi, et on sait bien que ce n’est pas du tout le genre de la maison, je dirais que moi ce qui me « fascine » ne sont pas tant les multiples théories du complot, ni même les propos sexistes dont nous abreuvent certains « bien pensant » (même si ça me fait avaler mon café de travers).
Au-delà même du fait que nous prenons tous un cours accéléré de droit américain, alors même que nous ne connaissons pas ou peu le notre, je suis « sur le cul » de cette justice à deux vitesses.
A ceux qui nous assènent à longueur de journée, dans des éditions qui n’ont de spéciales que le nom, combien la justice américaine est égalitariste et combien nous le voyons chaque jour avec transparence dans les photos de cet homme menotté ou au tribunal, je rétorque… « Egalitaire, vraiment ? »
Imaginons, et croyez bien que toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite, que je sois une chaudasse.
(Ne relevons pas le fait qu’un mec est un tombeur ou mieux, un séducteur, quand une femme est une nymphomane ou mieux, une pute. C’est comme ça et puis c’est tout !)
Imaginons donc que je sois une chaudasse, que je drague tout ce qui bouge ou du moins que j’en ai la réputation dans mon entourage.
Et puis, un jour, je pars en vacances aux Etats-Unis, parce que c’est une chouette destination.
Et puis, je rencontre un jeune homme et je lui fais des avances sexuelles très déplacées.
Voire même pire (je vous rappelle que je suis nympho, je saute sur tout ce qui bouge ou presque).
Et puis, ce dernier porte plainte.
Et donc je suis arrêtée et présumée coupable ou innocente (tout dépend du prisme avec lequel on me regardera) d’agressions sexuelles (ou pire encore).
Bon, j’aurais au moins pour moi de rester dans l’anonymat.
On m’assignera alors d’office un avocat. Bon ou pas. Je ne le sais pas.
Et puis je serais emprisonnée en attendant que le tribunal statue sur ma culpabilité ou son absence.
A quel moment, vais-je arguer de la possibilité d’être assignée à résidence « en attendant » ?
Ah ben, jamais, je n’ai clairement pas les moyens.
A quel moment les 10000 et des brouettes prisonniers de Rikers Island (pour ne parler que de cette prison là ) ont « eu le choix » d’être assignés à résidence, bénéficiant de la présence de leurs proches ?
Ah ben jamais, ils n’ont clairement pas les moyens.
Alors moi je veux bien que les gentils américains m’expliquent la vie en boucle depuis des jours  et s’étonnent de combien les français sont arrogants et imbus d’eux même parce qu’ils s’inscrivent en faux devant certaines photos ou mises en scènes,  mais je veux aussi qu’on m’explique où est la justice égalitaire ?
Oui je sais je suis naïve et l’argent reste le nerf de la guerre.
Manou
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Mots-clefs :argent, compromis, délit sexuel, DSK, justice américaine, justice à double vitesse, petits arrangements entre amis
















J’ai fait la même réflexion à mon ours hier ou avant-hier soir…
De là à dire que l’argent mène le monde :) il n’y a qu’un pas que je saute ^^ (le pas, juste le pas… faut que je pense à ne pas être une chaudasse à New Yok…)
1. La Justice n’est pas encore passée, elle suit son cours. L’assignation à résidence n’est pas une punition, mais il n’est pas encore reconnu coupable, et j’ai peine à croire que 1 million de dollar ne représente rien, même pour le directeur du FMI.
2. Selon que vous serez puissant ou misérables, vous n’aurez pas tout à fait la même chose à perdre.
3. J’ai pas compris pourquoi tu voulais aller aux Etats-Unis pour agresser sexuellement des jeunes hommes…
Memy : Les grands esprits se rencontrent, toussa, toussa
Océane : Non il ne faut surtout pas sauter (le pas) en ce moment !
JR : Ce billet est purement hypothétique
J’ai pas encore trouvé le temps de la poser sur cyber-papier, mais effectivement je me suis fait la même réflexion. Comment peut-on parler de « justice » dans cette affaire lorsque des millions posés sur une table suffisent à définir les conditions de détention d’un accusé (accusé, pas coupable ni innocent, juste accusé) ? Ca me rappelle ce film, Proposition Indécente, avec Demi Moore…, et ça me conforte – hélas – dans l’idée que dans ce monde, SEUL l’argent compte. Sic.
Sinon, t’as vu le dernier épisode de Grey’s anatomy ?
Plastie & Cie : Ben…
(ou on est trop naïves ? ou trop idéalistes ?)
Anna : Non pas encore ? Pourquoi ? Similitudes ?
Le fric.. Toujours… On achète les témoignages qu’on veut, non?
C’est triste mais c’est la loi de la jungle (il me semble)…