Les joies de l’enfant unique !
Dans la littérature ou certains films, les enfants sont parfois considérés comme « les bâtons de vieillesse » de leurs parents.
Et, même si certaines valeurs familiales ont tendance à se perdre en occident, avec pour résultat un rétrécissement de la cellule à sa plus simple expression : papa, maman et les enfants encore en âge de vivre sous le même toit, cette référence littéraire n’est que trop vraie lorsque l’enfant est unique !
Et je sais de quoi je parle, je suis unique du coté maternel (mais 2 frangins ½ du coté paternel… le ½ pour celui qui est en route avec une arrivée prévue parmi nous dans les heures qui viennent).
Or donc, nous en étions restés au fait que ma maman, charmante au demeurant, est veuve depuis ce jour fatal d’Août.
Se sont ensuivis des jours et des semaines de paperasses et autres démarches administratives, qui ont laissé place à un certain désœuvrement.
Et, réaction somme toute normale face à un décès, ma mère subit une perte de repère et ressent le besoin impérieux de se trouver des occupations (elle qui n’avait pas une minute à elle durant ces années de dévotion à un grand malade).
Mais, en attendant que le temps fasse son œuvre et qu’une nouvelle routine s’installe, que fait-on face au désœuvrement ? … On cherche du réconfort, de la présence, à remplir ses journées.
Et quand on se retrouve toute seule… il nous reste le bâton de vieillesse, celui sur qui reposer ses angoisses, sa tristesse, ses appréhensions !
Dans le cas que je vous narre : bibi !
Alors qu’on ne se méprenne pas, j’aime infiniment ma maman et je me dis que c’est un mauvais moment à passer, lors duquel elle a besoin de ma présence pour se reconstruire et aller de l’avant mais… pas au prix de 10 coups de fils par jour et d’une invasion de mon planning tous les week-ends !
De plus, je me dis que les hasards de la vie ne sont pas toujours fair-play, car au moins quand t’as une grande famille, tout le monde y met du sien, se relaie etc
Alors que quand t’es seule (enfant), que dalle !
Tout se passe entre toi et toi !
Alors je sais que certains pourraient rétorquer que “ce n’est pas grave, c’est un mauvais moment, ça va passer”… Certes !
Mais la vérité est que c’est plus profond car cet état de fait implique beaucoup de choix, à long terme.
Moi qui ai toujours eu la bougeotte et n’ai toujours envisagé la vie parisienne que comme une parenthèse, oserais-je faire le choix de l’expatriation à des milliers de kilomètres en sachant ma mère “seule au monde” ?
Rien n’est moins sûr !
Si il n’y a qu’une chose de sûre c’est qu’être enfant unique c’est la merde !
Manou
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La mère de mon enfant connait bien le problème, fille unique d’enfants unique, elle a une pratique intensive des obligations que cela implique aussi bien dans la vie de tous les jours que pendant les périodes de fêtes à thèmes familiaux. Cela réduit aussi pas mal les disponibilités pour la vie sociale et les amis. Ensuite il y a la prise en charge de la vieillesse des anciennes et presqu’ancien(ne)s… si ce n’était pas soigneusement préparé, avec deux générations à gérer, ce serait une catastrophe annoncée pour une personne seule.
Vérifié et éprouvé, même dans les plus grandes fratteries, il y en a toujours un “qui s’y colle”…
Je comprends ce que tu ressens ! ma maman est passée par là il y a bientôt un an ! elle reprend le dessus ! elle a retrouvé un équilibre, un autre quotidien sans papa ! ça n’a pas été facile ! ni pour elle, ni pour nous et en plus elle a du faire face à une saleté de cancer en même temps
! courage Manou ! 
M’en parle pas c’est ce que je redoute…
Je sais qu’ils ont préparé au maximum les choses pour que le survivant et moi n’ayons que le moins de tracasserie possible ect mais après ?
Ils ont eu l’exemple de ma GM qui est partie après de longues années de maladie, mon père à 6 frères et soeurs et c’était toujours les 2 même qui s’y collaient sans compter tout le fatras administratif, faut dire que mes 2 GP sont partis à 6 mois d’écart, avantage les démarches ont été cumulées et ça été “vite fait”…
Alors même si j’ai des parents prévoyants je ne me sens pas réussir à devenir petit à petit leur parent référent, car l’impression qui reste est que petit à petit il deviennent dépendants de nous comme des enfants…
Pour l’émigration ben pour ma part je garde le projet, je suis sans doute un enfant indigne mais voilà ils m’ont élevé pour que je sois autonome ? Ils ont bien réussi leur travail, ça n’empêchera pas les appels, les mails etc et les trajets si besoin, on ne sera qu’à 10h00 de route
Même si c’est plus dur lorsque l’on est enfant unique, il n’en reste pas moins que ce genre de situations est toujours difficile, même dans une famille plus grande. La solution pour toi est peut-être d’être “injoignable” à certains moments, pour conserver une vie personnelle.
Comme on le dit aux jeunes mères qui ont des scrupules à prendre un peu de temps pour elles, en plus, tu peux le faire sans remords, tu n’en seras que plus disponible le reste du temps. 10 appels par jour, ce n’est bon ni pour elle, ni pour toi.
Pour le reste, pas besoin de parler de s’expatrier, même quand on est seulement à 300 km, il est souvent dur de gérer les situations à distance… et je sais de quoi je parle.
C’est sûr que pour toi, en ce moment surtout, ce ne doit pas être évident… mais ce n’est pas pour cela qu’il faut te gâcher ta journée… alors bonne journée !
Aïe… je sais même pas trop quoi répondre, parce que j’ai des frere et des soeurs, donc je crois que je n’avais jamais vu les choses sous cet angle… mais effectivement, tu dois être dans une position plus ou moins délicate, à pas forcément vouloir abandonner ta mère, mais sans vouloir non plus vivre te vie sur ses besoins.
je sais que ‘cest pas top, mais y’a toujours la solution des maisons de retraites, à un certain moment, non?
J’ai la chance d’avoir un frère et une soeur mais Melle est fille unique. Elle me le repproche assez … et je pense parfaois à mes vieux jours (les jours de cafards) j’ai quelques années devant moi pour essayer de ne pas faire une vieille pénible … mais fait-on toujours ce qu’on souhaite ???
Je suis d’une fatrie de 4 et mes parents sont aussi issus d’une fratrie importante.
Alors, il est vrai qu’il y en toujours un qui s’y colle plus que les autres (proximité géographique aidant, ou affinités particulières), mais j’ai toujours vu les autres le soutenir, ne serait-ce que financièrement et par téléphone.
C’est vrai qu’en étant enfant unique cela doit être plus lourd à gérer, ne serait-ce que parce qu’on n’a personne d’autre à qui se confier (disons personne qui vit exactement la même situation comme un frere ou une soeur quoi
).
Mais bien entendu, c’est seulement une mauvaise passe pour ta maman qui doit réapprendre une nouvelle vie. Elle se raccroche à ce qu’elle a.
Vous êtes dans l’apprentissage d’un nouvel équilibre.
Allez, un mauvais moment à passer pour toutes les deux et la vie reprendra son cours au fur et à mesure.
Galstar : Pareil ! Fille unique d’enfant unique (enfin presque puisque soeur décédée il y a 40 ans).
Quand je te lis j’ai l’impression de lire mon quotidien !
Cybermom : Oué, et comme par hasard le “celui qui s’y colle” ressemble de près à : célibataire et/ou proximité géographique ? !!
Carole : Courage à toi aussi !
(pour le cancer tu m’excuses, on vient de “donner” 12 ans, si il pouvait juste nous lâcher un peu !)
Cécile-une quadra : Honnêtement, les choses ont beau être préparées et bordées, le facteur humain et sentimental est lui totalement imprévisible !!
Pour le côté fille indigne, je suis partie à 6000 bornes plus jeune sans aucun scrupule, là la situation est juste plus délicate !
Cath : Je sais que tu as raison pour le coté “injoignable”… mais là entre la culpabilisation !
Camille : Euh, ma maman est encore jeune (je dis ça pour la maison de retraite !!)
Lolotte : Non on ne fait pas toujours ce que l’on souhaite ou dit
Julie la griotte : Je sais que c’est une mauvaise passe et je gère comme je peux et c’est pas non plus le bagne.
C’est juste que, comme évoqué en fin de billet, ça sous entend d’autres questions pour “plus tard”.
je suis bien d’accord sur ton constat final, même si je ne l’ai pas vécu, tout plein de frères et soeurs côté maternel et paternel (pas un en commun avec mes deux parents !)
si j’ai une seule chose à te dire en enfilant mes lunettes de moralisatrice, ce sera ça : “ce n’est malgré tout qu’un mauvais moment à passer, uniquement si tu ne la laisses pas trop t”envahir, car sinon, le moment risque d’être… ad vitam. Fais attention à toi, tu pourras de ce fait faire encore plus attention au bien être de ta maman, qui préfèrera venir te voir deux fois l’an là où tu t’épanouis plutôt que de t’avoir tous les dimanche midi à tirer la tronche à sa table”
Enfant unique ou grande fraterie, il y a du pour et du contre dans les deux cas… Mais ayant 2 frères que j’adore, je n’imagine pas ce que ma vie aurait été et serait sans eux… C’est plus facile, c’est sûr, d’être plusieurs dans ces moments là, pour soutenir quelqu’un ou soit-même…
Bon courage avec ta maman ;)
Tu sais, enfant unique ou pas, la vie fait que c’est généralement plus l’un que les autres qui s’y collent.
Ma mère était fille unique donc après son décès je suis devenue le point d’encrage de ma grand mère … Mon frère aussi mais moins vu qu’il vit à Paris ….
Pendant 10 mois j’ai mangé presque tous les samedi midis avec mon père, il avait peur d’être seul et ne savait pas comment faire les choses alors on s’aidait tous les deux. C’était lourd … mais je n’arrivais pas à lui dire non et si je le faisais je culpabilisais.
Ca fait un an qu’il a rencontré une femme et qu’ils vivent ensemble … et bah ces moments en tête à tête avec mon père me manquent.
Comme quoi on n’est jamais content.
Tu sais, ma mère a 2 frères et pourtant depuis 25 ans, seule ma maman prend soin de sa mère car ses frères sont partis habiter un peu plus loin qu’elle… Et ça n’est pas toujours facile, surtout aujourd’hui qu’elle se retrouve très malade et hospitalisée…
Bon faut que je fasse un 3ème pour être sûr qu’un d’eux reste auprès de moi !
Ma Belle mère en a 4 d’enfants, 2 en France, 2 en Tunisie, mais 1 seule fille qui reste à ses côtés depuis la mort de mon beau père.
Je pense qu’il faut lui en parler clairement, un week end sur deux, et pas plus d’un appel par jour… Mettre des regles en place…
Cela dit j’ai pas de recettes miracles, on est 5 frere et soeur et mes deux parents sont encore en vie, mais mon père est en souffrance, et c’est bien difficile.
Comme je te comprends. Expatriée moi même, je sais que je vais rentrer pour eux. Bientôt. Pour en profiter encore, pour que mes enfants en profitent, pour que mes parents profitent de mes enfants. Je me dis qu’après il sera trop tard et que j’ai pas envie de laisser passer ça.
Bon après ce sont des choix très personnels, évidemment.
Bon courage pour l’avenir, je suis sure que c dur d’être seule dans ce genre de décisions
Enfant unique d’une enfant pour ainsi dire unique (le frère de ma mère ne cause que des problèmes et ne participe pas aux solutions), je sais exactement de quoi tu parles. Je pousse ma mère a adhérer à des clubs, à faire partie d’associations, et je sais qu’elle a de très bonnes amies dans sa ville. J’habite à 1400 km, ce n’est pas forcément plus rapide que d’habiter à 6000 km. Après, c’est plutôt une question de prix du voyage…
Donc tant que ta mère est encore trop jeune pour la maison de retraite, je trouve que tu ne devrais pas hésiter à t’expatrier si tu en as envie. En 6-7 heures, tu peux être là en cas de problème.
Moi, ce qui me fait peur, c’est la suite. La période où il y aura des maladies tout le temps, quand elle ne saura plus s’occuper de ses papiers. Et j’ai commencé à prévoir le coup. Justement, je viens d’acheter un appartement dans la ville où vit ma mère. Pour l’instant, il est loué en bail à durée déterminée, histoire de payer le crédit, mais dès qu’elle commence à “diminuer” (oh que c’est moche, comme mot), je le meuble, je le loue à la semaine aux touristes et j’y vais quand j’ai besoin d’y aller, tout en gardant mon indépendance, mon accès Internet et un endroit où me réfugier quand j’en aurai marre. Je continue aussi à entretenir mon réseau sur place. Sans parler du fait que ce sont de sacrées bonnes copines que je connais depuis le collège pour certaines, je sais que je peux compter sur elles en cas de coup dur, pour assurer le temps que j’arrive. Donc, ce que je voulais dire, je pense qu’il faut activement commencer à préparer la vieillesse de ta mère. Matériellement et mentalement. Que feras-tu, qui fait partie du réseau sur place, comment prévoir. J’ai 42 ans, ma mère n’en a que 72, mais on sait toutes les deux où on va. C’est d’autant plus le moment de parler de tout ça, quand on se rappelle encore bien ce qui peut se passer en cas de maladie grave…
A part ça, ma mère est quand-même venue fêter ses 70 ans avec nous à Dakar et pour ses 71, elle a voulu qu’on aille visiter le Mali en transports en commun, “parce que le Sénégal, maintenant je connais”. Elle préférait venir nous voir là-bas plutôt que dans notre cambrousse toulousaine. Comme quoi!
Plume Vive : Justement le truc c’est que je sais que je ne dois pas m’installer dans ce schéma envahissant et que je lui en parle, doucement, gentiment de temps en temps.
J’ai juste le sentiment que ses esgourdes fonctionnent pas toujours 5/5
Et je n’arrive pas à déterminer si il y a un moment où l’on peut estimer que le deuil est fait et que je peux reprendre une certaine distance (tout relative bien sûr !)
Malira : Concernant la fratrie, ce qui est chiant dans mon cas c’est que je suis l’ainée (du coté paternel) de tout (l’ainée des petits enfants, l’ainée par conséquent de mes frangibus…)
La bonne nouvelle est qu’avec 18, 33 et bientôt 39 ans d’écart avec mes frères, c’est p’tet eux que je ferais chier quand je serais vieille
La baleine : Sans être indiscrète (enfin si quand même
), il a quel âge ton papa ?
Parce que ma mère a juste 59 ans mais ,au delà même du fait que c’est hyper prématuré, je la vois pas refaire sa vie (qu’elle dit quoi !)
MissBrownie : Voilà ! Encore et toujours cette notion de distance !
D’où mon questionnement sur ma propre distance à ma mère !
(Et courage pour ta maman)
JR : Ah mais je lui cause, si si !!
Je fais tout pour la convaincre de faire des trucs avec ses copines, de préparer le jour de l’an avec elles, de bouger… Et elle commence à le faire !
Mais à la fin de la journée, ça reste “ma fille d’abord” dans son esprit !
Midlifegirl : Si encore j’avais des enfants, je pense qu’elle répartirait son “trop plein” d’amour en plusieurs morceaux !
Pat à Toulouse : Alors comme je suis une fille complexe ;-),
en vrai je n’ai pas de projet particulier d’expatriation, c’est juste que je déteste avoir un fil à la patte et que je déteste donc me sentir amputer d’opportunités !!
Pour la suite, pour le moment je fais l’autruche… je vais pas en plus anticiper le malheur !!
Je suis entièrement d’accord avec toi ! en tant que fille unique, moi aussi je sens cette “épée de damocles”.
que deviendront ils quand ils seront trop âgés pour être indépendant ? les accueillir (mais alors comment) ? maison de retraite ? ….
je plussoie, fils unique aussi. Même s’ils sont séparés maintenant, je sais que je risque d’être confronté à ce genre de situation.
La mienne étant déjà assez compliquée comme ça
Oh que oui !
Très tôt, tu te sens responsable de tes parents . Ensuite, lorsqu’ il ne t’ en reste plus qu’ un …
Bref, c’ est extrêmement pesant et angoissant de sentir parfois le parent de son parent .
pas facile tout ça, surtout que tu as ta vie à faire, ce serait dommage de ne pas profiter d’opportunités pour rester près de ta mère qui se porte bien d’ailleurs non ?
Lorsque j’ai perdu ma mère, j’étais effondrée et je me demandais comment j’allais pouvoir m’occuper de mon père (à l’époque je n’avais pas d’enfant). Ma tante a alors trouvé la réponse en me confirmant que ce sont aux parents de s’occuper de leurs enfants et pas le contraire, que j’avais ma vie à faire.
Je pense qu’elle a raison et depuis j’ai adpoté cette philosophie : j’ai fait des enfants pour leur apporter tout ce que je peux et je n’attendrai rien en retour de leur part.
et même si tu es loin d’elle, ça n’empêche pas les coups de fil et les visites de temps à autre. Tu seras quand même présente même si ce n’est pas physiquement.
Dernière chose, tu es fille unique, ce n’est pas de ta faute ! C’est peut être un choix de grandes personnes ou simplement les hasards de la vie. En tout cas ce qui est sûre, c’est que ce n’est pas à toi d’en supporter les conséquences !!
Bon, un peu long mon com’…
Il s’en est fallu de peu qu’on aie un enfant unique, on a galéré puis le miracle des jumeaux est arrivé (vive la médecine).
Mais en dehors du fait que Nectarine s’emmerde seule sur la plage l’été quand ses cousins ne sont pas là, ou des copains, imaginer les Noël plus tard avec elle seule autour de nous, ne pas être épaulée par une fratrie si on traverse une maladie, quand on disparaîtra, ça me faisait de la peine pour elle.
J’ai une copine enfant unique qui en a peu souffert, elle voyait ses copains et puis voilà. Et a plus investi le monde des adultes, ce qui l’a aidée à murir.
Ce sont donc les parents qui conditionnent l’enfant à être heureux ou pas, s’ils le vivent bien, l’assument, l’enfant aussi finalement.
Et puis en ce moment, Nectarine te dira qu’on a jamais le temps de jouer ou lire avec elle, et que c’est le bonheur d’être enfant unique…
Et puis la vie est courte, ne te sacrifie pas pour ta père, j’en parlais récemment sur un billet concernant mon père qui va mal, j’ai appris à vivre plus pour moi, prendre une certaine distance, c’est essentiel et pas égoiste.
N’aie rien à regretter plus tard !
Même sans être enfant unique, si l’on a que des frères, c’est bien souvent la fille qui se charge de ses parents. Ca doit être culturel…
MH : C’est pas hyper rassurant mais on se pose les mêmes questions
Phileas : Ah toi aussi t’as une situation compliquée ? (c’est de plus en plus la norme on dirait
)
Frannso : Bon là il m’en reste deux mais dont une veuve (pas facile)
Leoetlisa : Oui oui ma maman se porte bien (je touche du bois)
Pour le reste tu as raison, je vais laisser les choses couler…
Aude Nectar : Pour être honnête je me faisais un peu chier gamine… et puis on s’y habitue ! Aujourd’hui j’ai même besoin de mes plages de solitude pour me poser, me retrouver…
Non là j’évoque surtout le “travers” de l’enfant unique face au parent isolé !
Et, plus qu’une notion de sacrifice je crois que là il y en a une de culpabilité… Avancer en laissant l’autre “seule” ?
Sophie L : Euh me dit pas ça steuplé !!!
Déjà que j’ai ma maman à soutenir, faudrait qu’en plus j’ai mon père alors que de ce coté là j’ai 2 frangins 1/2 !
C’est carrèment un devoir que je me fais de m’occuper de mes parents plus tard. Parce que pour l’instant, ben ils nous aident énormèment (boulot, garde d’enfant, soutien en tout genre). J’ai fait le choix de vivre chez eux… et plus tard, je m’en occuperai. J’envisage pas les choses autrement… même si je sais que ça sera surement affreux… parce qu’ils sont déjà chiants ! hahaha.
Mais c’est comme ça…
Ah et puis moi en plus… j’ai deux tantes célibataires sans enfant… dont il faudra sûrement que je m’occupe aussi. Et mon mari est fils unique…
Je crois qu’on va ouvrir une maison de retraite en plus.
moi, je n’ai pas le problème de l’enfant unique. j’ai deux frères et une soeur en commun avec ma mère et une autre soeur en commun avec mon père. ma mère deux soeurs et un frère (mais lui, on peut l’enlever du décompte vu comme il est présent); le truc étant qu’elle est la petite dernière et qu’il y a 25 d’écart entre elle et sa plus grande soeur, et 15-20 entre elle et la soeur qui la précède immédiatement (et tous d’un même mariage). mon père est le deuxième d’une fratrie de 7 (5 filles, 2 garçons) et de ces 7 sont issus toute une tripotée de cousins et cousines. avec tout ça on devrait pouvoir se débrouiller!
aahhh… qu’est ce que je te comprends!!! et pourtant je suis pas fille unique mais c’est un peu tout comme … un frère de 9 ans mon ainé et une soeur de 12 ans mon ainée… et tous les deux partis habiter à perpette les berdouilles et moi je suis encore chez maman… et je sais que quand je vais partir ça va être dur, et je sais pas si je vais me décider à partir loin, même si ça serait plus pratique pour mon futur métier…
not easy…
en même temps, il faut se dire que c’est notre vie et que nos parents ne nous ont pas fait pour nous garder mais comme toujours c’est plus facile à faire qu’à dire…
Je serais tentée de te dire de mettre quelques barrières pour te protéger, mais de l’extérieur, c’est facile, hein… C’est vrai que c’est très récent pour ta maman, et qu’il doit te falloir du courage à toi aussi. Mais qui sait si elle ne rencontrera pas quelqu’un, ou reprendra du poil de la bête subitement, en s’engageant dans des trucs. Ou pas. Les chemins de vie sont tellement bizarres, parfois.
(Mon père s’occupe plus de sa tante (qui n’a pas d’enfant et qui n’a “que” 82 ans) qu’il n’a du le faire avec ma grand-mère, autonome jusqu’à sa mort à 95 ans. Le fait que sa tante vive au Maroc n’arrange pas les choses, mais”c’est comme ça”)
ma moitié partage entièrement ta conclusion …..
Ali : Respect ! (mais vraiment hein, sans ironie !)
Bon moi j’ai pas d’enfants toussa toussa… Ca qui serait d’ailleurs plus simple puisqu’au final ma maman “diviserait” son amour
Nonolerobot : Dans une vie future je veux appartenir à une grande famille
Sliby : Ah tiens tu es l’inverse opposée de moi !
Moi je suis l’ainée de mes frangins de 17, 33 et bientôt 39 ans
Shalima : Oui pas facile de se “protéger” ou de prendre de la distance sans faire de mal ! et là c’est un peu prématuré
Minimoi : Je vois qu’on est un paquet dans ce cas quand même !
plus facile à dire qu’à faire d’ailleurs… j’ai inversé les deux mots dans mon com précédent…