Les petites fourmis travailleuses

Après avoir eu mon billet d’humeur sur les incivilités rencontrées dans les transports en commun, j’ouvre un 2è opus : les petites fourmis travailleuses.


En effet au-delà des nuisances sonores et olfactives rencontrées dans les transports, il y a un autre phénomène que je ne finis jamais de constater jour après jour…
Nous sommes tous laids dans les transports en commun !
Si si !
C’est triste à dire et cela choque peut-être vos petits yeux mais c’est malheureusement tellement vrai.

Plus j’observe mes comparses, vous, moi, nous, et plus je nous trouve tous laids dans le métro… Du jeune commercial apprêté dans son joli costume, en passant par la secrétaire aux ongles colorés et maquillage irréprochable, ou encore la belle femme des îles avec sa tenue pétante de couleurs jusqu’à la jeunette fraîche et belle comme un cœur… Mettez nous dans une rame de métro ou de Rer et nous devenons laids… Tailleurs, tenues vives et colorées, costumes, beaux manteaux, sacs à main originaux, chaussures à la dernière mode, quelle que soit notre tenue et notre apparence nous nous enlaidissons dans les souterrains.

Tout parait soudain terne… Nos visages sont tirés par la fatigue, la contrariété, le manque de sommeil… Notre apparence est morne et triste… Nos vêtements sont sombres… Nous affichons généralement tous une tronche de 10 pieds de long (force est d’avouer que je ne me tape jamais un fou rire en pleine rame la tête dans mon bouquin ).

Nous sommes des petites fourmis travailleuses !

Ces moments inutiles, stériles, volés à notre temps et passés dans les transports nous rendent-ils tristes ? Qu’est-ce qui explique que cette présence dans ce no man’s land entre notre vie active et notre vie personnelle nous rendent blafards ?

Je me suis posée plein de questions sur le sujet, ai cherché plein de réponses dans les néons des souterrains, les wagons tagués, les sièges éventrés… Oui mais…. Nous sommes toujours aussi laids dans les transports !

Manou

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18 commentaires à “Les petites fourmis travailleuses”

  1. liaht dit:

    J’ai pris le métro hier soir pour rejoindre Monsieur Liaht diner en ville !

    Genre 18h ….et c’est vrai ce que tu dis ! Pourtant, c’était la fin de la journée, le moment où on se réjouit de rentrer chez soi ou de sortir…
    Que des tronches d’enterrement !
    Et une autre chose m’a frappé : les regards !!! Personne n’ose croiser le regard de personne ! On fixe ses pieds, la vitre, le plafond…mais surtout pas les gens … Peur ??

  2. Manou dit:

    Oui c’est vrai ça, les yeux ! Nos regards sont fuyants… Peur de déranger l’autre, de violer une intimité (trop intime les transports !!) ?
    Ce qui me surprend c’est justement la désincarnation de chacun…
    A croire qu’en sous terrain, sans parole… Nous perdons ce qui fait notre essence, notre personnalité.
    Je trouve vraiment ce phénomène très surprenant à constater jour après jour.

  3. PAPY JOEL dit:

       un simple coup d oeil dans le métro et l on comprend que personne veuille le prendre !

  4. Manou dit:

    Et pourtant des millions de personnes le prennent chaque jour.
    Il faut malgré tout reconnaitre son coté pratique et économique !

  5. Deborah dit:

    Bonjour Manou!

    Ton observation est indaignable…! La laideur de l’endroit envahit les âmes et donc les visages des passagers… C’est dommage, c’est déplorable, mais c’est comme ça! Parfois cependant, une personne sort du lot, inondant d’ondes positives le wagon, le bus… Une personne qui ne connaît pas encore la monotonie ravageuse de la vie parisienne, une personne pas encore contaminée par cette vie routinière!

    En ce qui me concerne je vis dans le sud de la France, et j’évite à tout prix de prendre les transports en communs lorsque je monte à Paris, (quitte à passer des heures dans les embouteillages!!) question de sécurité et de survie de ma bonne humeur!! ;o)

    Deborah

  6. Manou dit:

    Bonjour Déborah et bienvenue ?
    Il est vrai que de passage ponctuel dans la capitale, il plus judicieux de prendre sa voiture, ne serait-ce que pour observer cette ville magnifique !
    Cependant beaucoup d’entre nous, parisiens, n’avons pas toujours le choix.
    Ou alors nous l’avons mais optons pours la praticité.
    De mon coté entre 45 mns de lecture et 1h30 de stress dans les embouteillage, j’ai choisi !
    Mais il est vrai que j’ai "vendu mon âme au diable" en optant pour la laideur et la tristesse !

  7. Bennett dit:

    Bonjour,

    Un début de réponse: j’ai longtemps donné des cours d’anglais aux cadres  RATP, un de mes élèves était le directeur d’une ligne de métro, nous étions assez proches et j’ai pu recueillir des confidences passionnantes:

    La RATP fait régulièrement des prélèvements d’air dans les couloirs et sur les rames mais ne les communique pas, c’est trop affligeant:

    il y 50 % d’oxygène en moins dans le métro que au ras du sol de la place Montparnasse à 18h

    Les métaux lourds dégagés par les voitures coulent littéralement par les bouches de métro

    Le métro transportent 10 fois plus de gens qu’il n’est prévu pour (10 fois plus d’organismes qui pompent l’oxygène et dégage du gaz carbonique)

    Il n’a y a aucun de système d’aération dans le métro (à l’exception de la ligne 14)

    Bref, privés d’oxygène et exposés aux métaux lourd l’organisme sombre, le mental suit et ça se voit

  8. Manou dit:

    Bonjour Bennett et bienvenu(e) ?
    Eh beh ça fait froid dans le dos ces stats !!!


  9. J’aime bien le métro, mais vu que je ne le prends que quelques fois dans l’année, on ne peut pas dire que je sois une fourmi travailleuse des transports publics.
    C’est vrai que les parisiens (mais les nantais aussi, je te rassure, sont pareils dans le tram) font la gueule.
    Entre mendicité et musiques imposées à toutes les rames, entre jeunes parfois agressifs pour un simple regard, c’est à qui se fera le plus transparent possible. Je me fais oublier, j’évite les emmerdes.
    Parfois, on échange un sourire avec un(e) inconnu(e) et curieusement la personne devient beaucoup plus belle.

  10. Manou dit:

    C’est qu’un sourire ou un regard voir même un mot nous rendent notre quintessence et nous redevenons nous, avec notre humour, nos fossettes, notre beauté intérieure…
    Et je pense que la mendicité dans les transports pourrait faire l’objet d’un prochain article ;-) )

  11. isa dit:

    (je n’ai pas lu les autres com. alors il se peut que je rabâche)… pour moi dans le métro, il y a l’effet du manque de lumière naturelle, ciombiné à la trop forte présence de la lumière artificielle qui jouent ! Les couleurs en général sont atténuées, tout parait terne visuellement…

    ensuite tu as tout le côté symbolique du métro, (utérus fémini = retour à l’époque foetale !) Ouais je sais, ça va un peu loin, mais je trouve qu’assis dans le métro y’a un côté je me laisse porter, je ne suis plus en mode ON mais OFF, et du coup, nos corps et tissus se relachent, et n’apparaissent plus aussi « beaux ».

    Bon pis faut reconnaître que ce sont des moments, où enfermés dans un milieu glauque, avec des tas d’inconnus, t’as plus envie de faire tapisserie en tenue de camouflage que d’attirer trop l’attention, donc inconsciement, tu te renfermes, et deviens moins avenant… 

  12. Manou dit:

    Je ne sais pas si ça va loin mais c’est une théorie interessante !

  13. Mimie dit:

    J’ai du monter une fois dans le métro à Paris… et c’est drôle mais ce qu’il me reste comme image c’est la lumière blanche et blafarde… pas franchement un exhausteur de beauté !

  14. Manou dit:

    Effectivement pas un exhausteur de beauté !
    Cependant je ne crois pas que la luminosité ou son manque soit la seule raison de cet enlaidissement… Cependant les quelques commentaires ci-dessus nous apportent une nouvelle lumière sur ce phénomène ;-)

  15. Candide dit:

    La faute à la proximité. Une proximité non voulue mais obligatoire. Donc pour se protoger de ce rapprochement inoppiné, on fait la gueule. On se rend non disponible pour tailler la bavette car on n’en a pas envie. ou on a peur.

    Et puis le métro c’est la loi de la jungle. Faut être vigilent si on veut pouvoir rentrer dans la rame aux heures de pointes, jouer des coudes pour se faire une place puis protéger son espace vital restreint.

    De plus, comme on ne connait personne et qu’on a aucun rôle à jouer (employé parfait, mère parfaite), on se relache, on fait la gueule. On prend un rôle neutre. Personne à séduire.

    Enfin, c’est pas la lumière des sous sol qui risque de rendre beau, au contraire c’est une lumière blafarde qui marque les traits

    Même constat que toi…le monde d’en bas est triste et gris

  16. PAPY JOEL dit:

        soit la REINE  des fourmis, tu seras vénérée, tu ne sortiras pas de ton nid douillet ,que très rarement, tu te feras nourrir, soigner
     » chouchouter  » par des disciples fourmis travailleuses qui prendront le metro à ta place !

  17. Manou dit:

    La reine des fourmis ;-) )
    Pas mal, je crois que j’adoooooorerais !!!
    Mouah ah ah ah

  18. vincent dit:

    Moi je suis beau dans le métro
    Je reste debout la plupart du temps
    Je garde le sourire
    J’observe les gens
    Je matte les filles
    Quand filles jolies il y a