Petite matinée française
On en était restés que nous avions laissé passer la date de péremption du passeport de la grande (je dis « nous » histoire de diluer quelque peu la faute, mauvaise foi est mon troisième prénom, et non, je ne vous dirai pas le second).
Petit oubli qui avait empêché Miss E de m’accompagner lors de mon dernier voyage en France et qui compromettait ses super vacances trop cool avec les copines de l’été prochain qu’elle sait pas encore exactement ce qu’elle fera mais que ce sera forcément génial vu que ce sera sans nous.
Les deux autres passeports, le mien et celui du Wanou arrivant eux aussi à échéance, j’ai donc pris mon courage à trois mains ce matin pour me lever aux aurores et affronter l’épreuve ultime dite « Tenter de passer moins de 2 heures au Consulat français ».
6h00, réveil, tête dans le sac (pourquoi c’est TOUJOURS quand je dois me lever à l’aube que je n’arrive pas à m’endormir, hein ? Que celui ou celle qui a un début de réponse me contacte urgemment)
7h30, arrivée au consulat pour une ouverture à 8h00 pas pétantes.
Suffisant, me direz-vous ?
Et bien non, les gens sont d’un matinal, c’est dingue.
Plus d’une vingtaine de personnes avaient déjà « pris le rang » comme on dit ici, en attendant sagement l’ouverture du portail.
Dehors, vieux, femmes, enfants, certains ont choisi de s’asseoir sur le goudron, d’autre (suivez mon regard) en profite pour lire les articles du Marianne d’il y a 15 jours.
Chacun s’observe, vérifie que personne ne gratte une place, sur un malentendu ça peut marcher.
8h02 (oui, je suis précise), les portes s’ouvrent enfin et le début de l’épreuve commence.
Une femme munie d’un grand dadais de fils se voit appeler d’un discret « psst » que tout le monde entend, du gardien (entreprise extérieure) qui les fait passer avant tout le monde.
« Et pourquoi, eux, ils font pas la queue ? » me demande, toujours très observateur mon Wanou,
« Ce sont des VIP, sans doute », que je lui réponds, à charge pour lui de comprendre le second degré inside.
Un autre couple arrive, lui est militaire, pas difficile à deviner vu qu’il se balade en short treillis et grosses chaussures de marche, y a un concept niveau mode à lancer à ce niveau-là .
Le gros ceinturon, la veste militaire, l’air malaimable et les jambes qui flottent sous un short trop large, pour l’été 2011, je suis sûre que ça peut concurrencer le color block.
Il est venu avec madame et melle, et privilège de l’armée sans doute (normal, il défend la France quand même, merde) lui aussi passe avant tout le monde.
Lui aussi, c’est un VIP ? qu’il interroge, l’ingénu.
Non, lui, c’est un bidasse, et il est armé (j’explique).
Nous, ben nous, on fait comme les autres, on patiente, n’est pas VIP ou militaire qui veut.
et non, pas de passe-droit pour les blogueuses affluentes.
Finalement, de papotages en lectures, la queue avance doucement, et nous finissons par rentrer non sans avoir auparavant montré papiers, convocation, pedigree et tout le tintouin auprès d’un autre gardien qui visiblement n’a pas du apprendre à sourire, juste à vérifier les passeports tout en m’appelant « Wanou ». Quelques progrès à faire, donc.
Chouette ! Une fois la seconde grille franchie. Qu’il s’exclame mon décidément trop naïf de fils.
Non, pas chouette, que je lui rétorque, attends, tu vas voir.
Effectivement, nous arrivons enfin dans le hall, pour faire face à un guichet grand comme le terminal E nouvellement refait de l’aéroport Charles de Gaulle, derrière lequel se tiennent deux hommes, mais une seule file d’attente.
A priori, ils ont un sens tout particulier de la décoration ici, l’un reçoit, l’autre, ben il décore, et il compulse.
Quoi ? j’en sais fichtre rien, mais il a l’air concentré dans son compulsage compulsif.
Re- queue donc.
Normal ici, pour faire pratique, on convoque tout le monde à la même heure, comme cela, pas de risque d’erreur.
Et après on va reprocher aux français leur manque d’esprit pratique. Je te jure !
On s’occupe à nouveau en échangeant à propos des coupures de courant (ici, les coupures de courant, c’est le sujet météo de la machine à café, un incontournable), on lit les bans publiés à l’entrée, beaucoup de mariages, surtout à l’approche de l’été.
Et on avance, doucement, mais sûrement.
Sur une file, toujours.
(Ã suivre)
Dom
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Mots-clefs :administration française, ambassade de france, bureaucratie, consulat de france, refaire ses papiers, renouvellement de passeport
















hu hu hu… j’ai comme une réminiscence là .
Mais de quoi?
Ah oui! Ca me revient!
Ma propre matinée au consulat pour l’établissement de nos cartes consulaires.
8h00 – 12h30!
6 personnes seulement avant moi.
J’ai eu le temps de finir mon bouquin (et j’avais bien sûr omis d’en emporter un second et ai donc entrepris de feuilleter consciencieusement la presse largement périmée laissée à notre disposition…)
Je compatis d’avance à la suite du billet! ^^
Ben, bon courage alors! :)
Trop de suspense !! :)
Et même que celui à l’accueil qui n’accueille pas, il prend les noirs pour des sourds !
Ceci dit, ayant aussi fait cette expérience du consulat de nombreuses fois, je me pointe à 9h, et là tout s’éclaircit, plus de file d’attente…
c’est palpitant, j’attends la suite avec impatience…
Arriveront-ils jusqu’au guichet ? manquera-t-il un papier fatal pour le renouvellement ? quelqu’un grillera-t-il la place ? Miss E pourra-t-elle enfin profiter de ses vacances loin de sa mère indigne ?
Que de questions !!!
Ca me rappelle Derrick S45 E 128…
Putain mais rien qu’à te lire j’en ai des palpitations et des sueurs froides… ma phobie des administrations est pire que ce que je pensais, je la vis même par procuration, rhaaaaaa !
La suite ! La suite ! La suite !
Purée… Le Wanou en est à la page des remerciements de son bouquin ? Ca craint…
ah ben zut alors je m’étais imprégnée de l atmosphère du lieu je m y voyais presque et pouf! fermer les écoutilles : »Ã suivre » lol
et dire que je bosse dans le bureau à côté de l’accueil et que je ne t’ai pas vue!
alors la suite?
LMO : Hé, j’en suis sortie depuis hein !!
LaNe : Ah mais c’est que c’est une vraie expédition !
Nath de Dakar, putain Nath, tu pouvais pas le dire plus tôt ??? (pfuuh)
Phileas : C’est cela, paye toi ma tronche, en prime.
Shalima : Reviens, ici, c’est l’aventure.
Mona : Vendredi ! (et oui, en plus il lit vite le couillon, ça nous coûte cher en bouquins)
Cleopat : Vendredi, la suite (sérieux, l’article était trop long pour une seule fois)
Tamarina : Ah ben merdalors, tu bosses au consulat ? Zut ! (j’y retournerai dans 15 jours 3 semaines pour récupérer les passeports, on se verra peut-être ?)
2ème bon plan le mercredi ou le vendredi, y a moins de monde ! Mais quand on a rendez vous, on ne choisit pas…
yep, n’hésite pas!!!!
à Nath: y a du monde tous les jours maintenant…..
oula ça me stresse rien que de lire, je manque de patiente face à l’administration et autres papiers à faire mdr
en tous les cas narration digne d’un polar et l’on doute du tout est bien qui finit bien
la suite, la suite !!
Et dire qu’il faut que j’aille au consulat pour nous réinscrire si on veut avoir une chance de voter…. J’ai pas envie (d’ailleurs ça fait un an que j’ai pas envie
)
Presque pareil ici, sauf qu’on est à Paris et qu’on a refait nos permis de conduire internationaux. Je dois y retourner pour ma CNI, je n’ai pas le courage…
Hâte de lire la suite ! :)
[...] C’est donc enfin autorisés à mouler nos fesses dans un siège plastique que nous en sommes restés. [...]
Mince! C’est pire qu’à Paris dis-voir! Je ne croyais pas ça possible!