(R)évolution

Avant on se courtisait, on regardait sa voisine ou la « petite soeur de » avec envie et timidité aussi parfois. Ou alors on se rencontrait au bal.
Les mecs jouaient gentiment les caïds et les filles gloussaient entre elles et rougissaient.
Aujourd’hui
, on court, on est débordé, on a le temps de rien.
On ne se rencontre plus, on se croise.
Alors on se « cherche » via le net.
On sélectionne « sur catalogue » selon des critères physiques et descriptifs.
On s’échange des mails, on tchate, on essaye d’être spirituel pour « faire bonne impression » et « déjouer la concurrence ».

Avant on rentrait chez soi, adolescent qui trainait son mal être et tapissait ses murs de poster quand on n’était pas occuper à customiser son sac us à coups de marqueurs et autres badges.
On demandait l’autorisation de téléphoner à ses copines en contrepartie d’une raison, « ouais m’man tu comprends c’est pour parler de la boum de mercredi aprèm »…
Et parfois on galérait, beaucoup, pour faire sa dissertation alors on passait des heures la tête dans l’encyclopédie ou encore à la bibliothèque
Aujourd’hui, on n’est jamais seul, à peine le sac jeté à terre on saute sur son ordinateur pour causer avec ses copines quittées 5 minutes avant.
Msn, skype, mails… les moyens disponibles sont nombreux.
Sait-on encore ce qu’est une bibliothèque municipale quand on a accès au monde en un clic ?

Avant on découvrait Atari et on trouvait super rigolo de jouer au ping pong avec un trait et un point qui accélérait.
Pacman nous semblait « révolutionnaire » ! (c’est dire notre niveau ;o)).
Aujourd’hui (j’ai notamment pu le découvrir à l’E3) les jeux racontent de « vraies » histoires et ont des graphismes et des cinématiques de plus en plus époustouflants.

Un peu moins avant mais quand même… on découvrait les mails et on se balançait des tonnes de conneries, des powerpoints à gogo et des gifs animés à tire-larigot.
Et puis on conversait beaucoup en one to one via msn. Là encore on ricanait avec les émoticônes.
Aujourd’hui on parle en one to few via facebook ou twitter.
On envoie des infos, des photos, des choses parfois personnelles au plus grand nombre… son « réseau ».
On ne vit plus on s’expose, on joue parfois un rôle.

EtcEtcEtc

Alors je ne sais pas si « c’était mieux avant » (je ne suis pas fan de cette expression) mais quand j’étais jeune je me disais que « mon époque » était plus cool que celle de mes parents avec leur télé en noir et blanc et leurs surboums guindées.
Or, à l’aube de la quarantaine c’est à mon tour de percevoir l(a r)évolution !

Manou

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13 commentaires à “(R)évolution”

  1. Caju dit:

    C’est tellement vrai. Tellement ça…
    Nos encyclopédies en 18 volumes qui valaient une blinde et qu’on était heureux d’avoir chez nous pour ne pas passer des heures à la bibliothèque ou au CDI ne valent plus un clou.
    Les dossiers qui étaient rendus, écrits à la main, sur copies doubles. Il fallait faire des brouillons pour rendre une copie parfaite, sans ratures, sans fautes d’orthographe.
    Au début de ma trentaine, j’ai vu une différence avec mes petites cousines, à peine 6 ans plus tard… Alors avec les djeuns d’aujourd’hui, je ne dis pas…
    Et avec nos 10 ans de différence, nous avons finalement plus de souvenirs en commun que je n’en ai avec mes cousines de 6 ans de moins…
    Les générations changent…

  2. Begonia dit:

    Les fabricants savent surfer sur notre nostalgie puisque notre besace US préférée (sur la mienne, il y avait : U2, AC:DC…) a fait un come-back il y a environ deux ans… Si le look était fidèle à l’original, le prix lui avait explosé !

    Et pour les mamans qui auraient la nostalgie des jouets de leur enfance, Kiki est toujours là, Charlotte aux fraise aussi, j’ai même vu des marionnettes Casimir (et failli pousser un petit cri hystérique dans le magasin… à quarante balais… la honte…).

    Mais c’est vrai qu’ado, le samedi après-midi, on aimait se retrouver au café plutôt que sur Face de Truc… On distribuait des bises en veux tu en voilà, genre je connais tout le monde et tout le monde m’adore. Et tutoyer le patron en l’appelant par son prénom nous valait le statut envié « d’habitué »… Habitués qui pouvaient rester une après-midi entière devant le même verre… Diabolo fraise, puis bière plus tard !

    Nan… y’a pas à tortiller, c’était mieux…

  3. MaO dit:

    Comme Bégonia, à la sortie du lycée on passait des heures au café d’en face à refaire le monde
    c’était quand même plus sympa que passer ses heures sur Facebook, non?
    (depuis le café est devenu une brasserie hype avec lumières tamisée à 3 euros le café)

  4. Denis dit:

    C’est un peu pour toutes ces raisons que je suis content de ne pas avoir eu internet quand j’étais ados. Au moins, on sortait, il y avait quelque chose de plus personnel dans nos rapports aux autres. Bien sûr je suis ravi d’avoir internet maintenant.

  5. Angie dit:

    Il y avait des avantages autant « Ã  l’époque », qu’à celle de maintenant. Moi j’aimerais bien faire un savant mélange des deux, mais je crois qu’il me sera difficile de revenir en arrière, l’habitude, la flemmardise.

    Ah moi c’était Frogger, le jeu sur PC.

  6. Manou dit:

    Caju : Pour dire mon encyclopédie, à mon avis partiellement obsolète, trône encore dans la bibliothèque de ma mère (c’est dire si elle rentabilise) :lol

    Begonia : Ah le kiki !!!
    Et les heures passés au troquet à jouer au babyfoot (où j’ai toujours été mauvaise d’ailleurs :-D…)

    MaO : Selon nous c’était mieux, maintenant pour les mômes d’aujourd’hui, facebook ou autre moyen de communication offre d’autres perspectives d’ouverture sur les autres ?

    Denis : Là j’avoue que je crois qu’il aurait été plus simple de surfer sur le net pour trouver des réponses précises et documentées que de se « taper » toute l’encyclopédie non ? ;-)

    Angie : Ah mais je ne conclue pas que c’était mieux avant ! ou même maintenant ! Je constate juste les différences hallucinantes et l’évolution supersonique de ces dernières années :-D
    Frogger ? mince connais pas !

  7. AurelieT dit:

    Coucou Manou,

    Quand j’étais au lycée (2001 étant l’année de mon bac), je faisais partie de ceux qui commençaient à profiter de l’ordinateur pour ne pas avoir à recopier le devoir de philo de 6-7 pages au propre une fois terminé au brouillon. J’étais la seule de la classe à le préparer sur ordinateur et ma foi, ça plaisait plutôt bien au prof. Je lui laissais une marge, je mettais une police plutôt grande pour que ça corresponde à peu près à la taille que ça aurait eu à l’écrit… Bon faut dire aussi que j’étais dans une classe de littéraires, donc pitêtre que ça joue aussi hin… :Hoo

    Il n’empêche que vu que je ne pouvais pas toujours être sur l’ordi de mon père, à être sur internet (voui j’étais déjà avec un ordi dans ma chambre malgré tout, merci papa informaticien qui récupérait les vieilles bécanes dans sa boite lol), bin j’avais des classeurs exprès pour la philo, où j’avais plein d’idées dedans pour me guider. Pi je piochais dans le dico des citations aussi, c’était devenu ma Bible. Bon par contre y’a rien à faire j’ai jamais réussi à lire en entier « le Prince » de Machiavel ou « la Répubique » de Platon… :-p

    Mais je passais encore pas mal de temps au CDI, d’ailleurs là-bas, on n’avait pas encore internet, ou en accès très réduit car c’était encore les forfaits de deux heures qui coûtaient les yeux de la tête… et on demandait souvent l’aide de la grande gardienne du CDI qui était une encyclopédie vivante ! (a même sa page de fans sur FB, lol !!)

    Mais sinon, en règle générale, dès le départ, internet m’a donné envie d’aller discuter avec les autres. Sachant que j’étais plutôt repliée sur moi-même, que j’avais peu d’amis, c’était plutôt un mal pour un bien….

  8. Covima dit:

    C’est vrai qu’on pourrait être nostalgique d’ »avant », le café après le lycée c’était cool quand même, à ce moment-là (j’ai eu mon bac en 94, c’est dire si ça date), point d’ordi perso, de FB, de Twitter, et cie… Le point + c’est qu’on ne se retranchait pas dans sa chambre pdt des heures pour tchatter. Maintenant j’adore les outils qu’on met à notre disposition mais je suis encore très méfiante des côtés pervers de FB et je ne twitte pas, je préfère encore le contact réel…

  9. miss Julie dit:

    Ouais , pi avant, en matière de technologie avant gardiste, y’avait les tam tam…( je suppose que tu as connu ces petits boitiers qui permettaient de recevoir des messages) et 36.15 Ulla. ;-)

    Quand tu penses qu’il y a 60 ans, les gens découvraient les frigos…Si tu dis ça à un ado…il a l’impression que tu lui parles du Moyen Age…et pourtant, c’est pas si loin..

  10. Noum dit:

    Ce qui était mieux avant c’est que j’étais plus jeune que maintenant! :-D . moi elevée a récré A2 et autres club dorothée. jamais aimé les jeux vidéo ni maintenant ni jamais et froncièrement enervée par le coté connected people qui veut que l’on existe plus si on est pas connecté…serais je une vieille conne ? possib’…mais pas grave ! et puis sans déconner le taille basse avec vision sur la raie duc , y’a pas moyen ….nan!

  11. Galstar dit:

    « Avant » c’était aussi la chasse aux petits monstres qui découpaient les encyclopédies pour avoir des images à coller dans leurs exposés… Heureusement que le net à changé ça!!!
    Et puis les belles encyclopédies existent encore et on pourra toujours retrouver ces témoignages de l’histoire du monde dans un coin poussiéreux d’un grenier ou dans la bibliothèque d’un aïeul alors que dans 30 ans on ne retrouvera rien de toutes les données qui transitent sur le net aujourd’hui… noyées sous la masse des données, effacées par l’aspect éphémère de l’information globale et des relations fast-food.
    Bien que nous fassions partie de générations qui ont appris à évoluer très vite dans un environnement fluctuant, nous deviendrons vraiment des anciens lorsque nous accuserons le coup sur l’évolution de trop… celle qui nous paraîtra impensable… qui ne nous empêchera pas de vivre mais qui marquera le seuil entre celles et ceux qui l’auront assimilée comme une révolution géniale alors que nous ne nous y ferons pas.
    Pour le reste: « La mode, c’est ce qui se démode! » :biz


  12. Héhé c’est vrai que ça fait réfléchir !

  13. lilith dit:

    Et qu’est ce que ça sera dans 20 ans? :L: