T’as rien de mieux à faire ?
Ceux qui viennent ici régulièrement l’auront compris, (pour les autres, ben voilà , vous le savez) le Wanou est un hyperactif. Toujours à faire des conneries, à remuer et à faire du bruit. Pour ce qui est de son bavardage incessant, pas de problème, ça vient de moi, je revendique. Vous vous en doutiez.
Par contre, le côté je peux pas m’arrêter une seconde faut que je bouge, ça, c’est de son papa qui le tient.
Or, je me suis rendue compte d’un truc, c’est qu’on a beau prendre des années, vieillir, mûrir, grandir et attraper des cheveux blancs (pour ma part je n’en ai qu’un seul, il s’appelle Max et c’est mon copain), on garde toujours en soi les blessures de l’enfance et de sa jeunesse.
Je sais, mon introduction est supra alambiquée, toute tordue, mais suivez, je sais où je veux en venir.
Donc, disais-je, on a beau faire son malin avec son costume-cravate-attaché case à trois millions de dollars, on a beau se la péter avec ses escarpins hyper hype, quelque part on est toujours le petiot qui se faisait remonter les bretelles pour avoir mis des miettes de pain par terre au lieu de manger au dessus de la table.
Mon homme est quelqu’un qui ne sait pas s’arrêter. C’est plus fort que lui, si il n’est pas occupé, il s’endort. Je passe sur tous ces repas aux restaurants où les copains pariaient sur le temps qu’il lui faudrait pour s’assoupir après le café, voire avant.
Je passe sur toutes ces soirées où les ronflements de l’homme ponctuaient en rythme la musique.
Il ne peut s’empêcher d’être utile, actif et totalement incapable de prendre une pause, de s’asseoir juste pour le plaisir de voir passer le temps.
Pendant toute mon enfance, ma mère, très active également, avait pour sale habitude de me crier dessus dès qu’elle me voyait désoeuvrée.
Si elle avait le malheur de passer devant moi alors que j’étais tranquille mimile sur le canap à buller mes bulles, direct, j’avais droit à : « T’as rien de mieux à faire ? »
Pour elle, le monde se divisait en deux catégories, ceux qui sont utiles et ceux qui ne servent à rien.
T’as rien de mieux à faire ?
Cette simple phrase me renvoie tout de suite à mon enfance et adolescence.
Du coup aujourd’hui, quand je vois l’homme s’agiter en tous sens, bricoler, jeter, ranger, classer pendant que moi je suis affalée sur mes coussins, je culpabilise.
La culpabilisation, c’est pas bon pour le moral et avoir le moral, c’est important.
Y a des blessures qu’il vaut mieux pas réveiller.
Alors je l’affirme ici, en fait, quand je suis avachie sur le canapé à faire des sudokus, ce n’est pas inutile et oisif, c’est du travail psychologique intensif de cicatrisation de blessure d’enfance.
Parfaitement.
Dom
Par contre, le côté je peux pas m’arrêter une seconde faut que je bouge, ça, c’est de son papa qui le tient.
Or, je me suis rendue compte d’un truc, c’est qu’on a beau prendre des années, vieillir, mûrir, grandir et attraper des cheveux blancs (pour ma part je n’en ai qu’un seul, il s’appelle Max et c’est mon copain), on garde toujours en soi les blessures de l’enfance et de sa jeunesse.
Je sais, mon introduction est supra alambiquée, toute tordue, mais suivez, je sais où je veux en venir.
Donc, disais-je, on a beau faire son malin avec son costume-cravate-attaché case à trois millions de dollars, on a beau se la péter avec ses escarpins hyper hype, quelque part on est toujours le petiot qui se faisait remonter les bretelles pour avoir mis des miettes de pain par terre au lieu de manger au dessus de la table.
Mon homme est quelqu’un qui ne sait pas s’arrêter. C’est plus fort que lui, si il n’est pas occupé, il s’endort. Je passe sur tous ces repas aux restaurants où les copains pariaient sur le temps qu’il lui faudrait pour s’assoupir après le café, voire avant.
Je passe sur toutes ces soirées où les ronflements de l’homme ponctuaient en rythme la musique.
Il ne peut s’empêcher d’être utile, actif et totalement incapable de prendre une pause, de s’asseoir juste pour le plaisir de voir passer le temps.
Pendant toute mon enfance, ma mère, très active également, avait pour sale habitude de me crier dessus dès qu’elle me voyait désoeuvrée.
Si elle avait le malheur de passer devant moi alors que j’étais tranquille mimile sur le canap à buller mes bulles, direct, j’avais droit à : « T’as rien de mieux à faire ? »
Pour elle, le monde se divisait en deux catégories, ceux qui sont utiles et ceux qui ne servent à rien.
T’as rien de mieux à faire ?
Cette simple phrase me renvoie tout de suite à mon enfance et adolescence.
Du coup aujourd’hui, quand je vois l’homme s’agiter en tous sens, bricoler, jeter, ranger, classer pendant que moi je suis affalée sur mes coussins, je culpabilise.
La culpabilisation, c’est pas bon pour le moral et avoir le moral, c’est important.
Y a des blessures qu’il vaut mieux pas réveiller.
Alors je l’affirme ici, en fait, quand je suis avachie sur le canapé à faire des sudokus, ce n’est pas inutile et oisif, c’est du travail psychologique intensif de cicatrisation de blessure d’enfance.
Parfaitement.
Dom
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Mots-clefs :activité, éducation, enfance, enfant, maman, mère, souvenir














Prem’s
Ca me rappelle une petite phrase de la mère dans « la vie est un long fleuve tranquille » « allons allons, on a toujours un petit quelque chose à faire ».
Moi je suis plutôt du genre à buller un peu trop, mais je me console en me disant que je n’ai pas plus d’angoisses que ceux qui s’agitent dans tous les sens pour cacher forcément quelque chose non ?
Je n’accuse pas ton homme de quoi que ce soit, mais j’ai connu certaines hyper actives qui n’avaient qu’une chose à faire : ne surtout pas penser… Aux traumas de l’enfance…
>> Calpurnia :
Mon post est ironique, mais c’est vrai qu’il m’a fallu des années avant d’arrêter de culpabiliser (même encore, parfois…)
Je pense que ton analyse est juste et que ceux qui remuent sans cesse n’ont peut être juste pas envie de penser.
Moi, c’est gars à mon homme si je sais maintenant ne rien faire.
Depuis que je l’ai rencontré (hmm), je sais m’arrêter ! Je suis devenue plus supportable (plus dans le sens de +, hein !).
Grâce à mon homme, j’ai découvert ce que c’était des journées entières au lit à mater des DVD et… bref… oui, ok, v’était avant notre Princesse.
Je sais aussi m’asseoir tranquillos pour lire un Elle ou les millions de prospectus qu’on nous dépose dans notre boite aux lettres.
Oui, je suis devenue plus zen et c’est le pied !
Mais ne rien faire, c’est tout un art. ce que je me tue à expliquer à l’Homme (le mien).
   on ne guerit pas des blessures de son enfance;on peut seulement les pardonner
De même qu’on devient adulte le jour où l’on pardonne à ses parents l’éducation qu’il nous on donnée ? Sans aucun doute.
J’avoue que je suis un peu du genre super active, et mon homme aussi. Parmi les moments que je m’accorde, celui des visites sur mes blogs préférés…
Mais là , vraiment, je suis morte, je vais me coucher!!
Nous on a la chance d’avoir la mer pas trop loin. Idéal pour apprendre à ne rien faire. S’asseoir au bord de l’eau, et fixer l’horizon. Ecouter les vagues, les oiseaux. Ressentir le vent, humer les odeurs. Ne rien faire. Juste être.
Viens !
rho ben Dom, on est soeurs de culpabilisation !!! J’aurais jamais soupçonné ça de toi tiens, dés fois tu fais rien alors ?!
Moi j’ai besoin d’instants-bullage, et c’est vrai que ça me gêne beaucoup quand mon hom qui est un hyper-actif, ne prends pas un moments pour être tranquil le chat pdt que moi je glande (je crois que c’est pour lui l’inverse de moi, il culpabiliserait d’être « inactif » :  s’il fait rien, il est RIEN !?!)
En fait, ce post, c’était surtout une réflexion sur le fait que malgré nos années en plus, malgré notre maturité, certaines "blessures" de notre enfance continuent à nous poursuivre. On a beau se raisonner. Certains des réflexes sont inscrits en nous définitivement. Quoi qu’on fasse.
Je confirme :
Je me guéris aujourd’hui de la barre haute, de l’impossibilité de s’arrêter, de faire que tout toujours soit parfait dans l’effort et le culpabilisation;
Oui je m’en guéris aujourd’hui en :
- Mangeant avec toute la famille sur la table basse, un bout de croque monsieur les soirs où j’ai couru partout
- Me légumant devant Miss Marple ou Hercule Poirot – le fin limier pépère aux cellules grises – et au fin fond d’un canapé (d’ailleurs chez mes parents y’en avait pas…de canapé !)
- En faisant un grand tas avec mes gosses, en leur lisant une histoire à la lampe de poche sous une couverture
- En rendant les devoirs rigolos, parce que « l’usine » même le soir je sais ce que c’est avec mon boulot, alors mes gosses ont aussi le droit au repos après 6h de boulot+cantine+garderie
- Décidant que s’ils courent de partout c’est l’heure de la balade au soleil, assise sur un banc tandis qu’ils jouent dans la cabane
Bref, tu vois ce que je veux dire il me semble… !
Oh que oui !!! Nous ne partageons pas que le même prénom.
Ben moi je culpabilise pas du tou, je gère hachement bien la situation…
et t’as bien raison.
Voilà un exemple parfait de petite occidentale oisive qui passe son temps à se plaindre et à se prendre la température !Â
Tout le monde n’a pas un cerveau surdimensionné à faire surchauffer. Tu aurais du rajouter futile et sans profondeur pour faire bonne mesure. Le clin d’oeil n’enlève rien à l’acidité de tes propos, une bien drôle de façon de présenter tes voeux, bonne année quand même.
ps : Pour les petits occidentaux qui souhaitent se rendre utiles, les peace corps recrutent.
Je me revendique aussi comme glandouilleuse experte vivant avec un monsieur Liaht toujours occupé !
Avec les années, je culpabilise de moins en moins de le regarder s’agiter en tous sens pendant que je bulle !!!
C’est une force que de savoir méditer à la destination des heures perdues pendant que d’autres ne voient même pas passer le temps !!!
>> Liath :
Un bon moyen en tout cas pour se ressourcer, c’est certain.
Au delà de ça, j’essaye de dépasser le formatage de l’éducation reçue.
Bonne fin de week end Princesse.
Je revendique haut et fort et sans culpabilité, le droit à la paresse……..et pis, s’agiter sans cesse, c’est souvent ne remuer que du vent….
merci Eva_bien
Alors moi je fais partie d’une espèce hybride : soit je m’active à la limite de la surchauffe soit je ne fais … RIEN mais alors rien de rien avec autant d’application que j’ai été capable de turbiner avant.
C’est valable pour tout : la cuisine, le ménage , les activités manuelles, le boulot (enfin quand je bossais encore).
Ce qui me vaut une bonne dose d’incompréhension de la part de certains ( l’Homme d’ici d’ailleurs en fait partie) qui ne savent pas dans quelle case me ranger : hyperactive ou hyperflemmarde? .
Les deux mon capitaine !!
Tu sais quoi? ma mère est du même modèle que la tienne…
toujours à s’activer, aujourd’hui encore, et à culpabiliser ses filles, ces deux feignasses incapables…
et dans les moments de » vide », quand mes hormones s’entortillent en dansant la gigue et qu’une boule de larmes se forme sans que j’en connaisse le motif au fond de ma gorge, arrive la culpabilité sournoise et j’entends ma mère « Bonne à rien! »
mais je dois dire que c’est rare, je gère mieux ma paresse!
Vieillir a du bon parfois, n’est ce pas ? Merci pour ce petit mot qui me fait me sentir moins seule avec les poids du passé.
Moi c’est le tout ou rien soit je m’active m’active m’active soit je flemmarde graaaave !!!!! Ma maman (hyper active née) détestait que je femmarde ou pire que j’ose faire des grasses mat’.
Alors souvent je fais un mix de tout cela : comme ce week end par exemplle je m’hyper active samedi : ménage, courses,… et je traînaille dimanche : une bonne grosse grasse matinale comme au bon vieux temps!!!! Ca m’évite de culpabliser au final!!!!
Idem, passer du grand nettoyage par le vide avec embrigadement de toute la famille à la léthargie la plus complète.
Bon, je vous laisse, j’ai ma mère qui me demande si j’ai pas mieux à faire qu’être sur le net hihihi
Mouah ah ah
File ranger ta chambre, garnement !
ahhh !  qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous.
Moi, je ne bulle pas, je médite !!!
Aujourd’hui un vrai luxe
Alors là franchement Dom je te comprends tout à fait. Buller sans culpabiliser, c’est cool et si ça permet de cicatriser les blessures (!) de l’enfance, ça fait coup double.
j’ai bien aimé ton post, très humoristique comme d’hab. ça fait du bien de passer ici.
bonne journée,Stella
Bonne journée à toi également Miss Stella
On dit de moi que je suis dynamique (mais pas hyperactive) et pourtant, j’apprécie les pauses et le farniente ! C’est comme tout, il faut se trouver un juste milieu sinon la cocotte explose ! Alors merci de tes pauses blogistiques Dom !
Moi, c’est surtout le lundi matin que j’apprécierais de ne rien faire.
Le lundi, décidemment, je n’arrive pas à l’aimer….
je compatis complètement! n’avoir rien de mieux à faire qu’un sudoku, ça peut être, au choix: lire un livre, jouer à la console, buller, regarder un dvd, ou une série, aller sur mes blogs préférés, bref que des choses qui m’enrichissent et rendent mon cerveau meilleur!
bricoler, il y a de grandes chances que ça m’abime les mains; ranger, ça me bousille le dos; tondre la pelouse, ça alimente des allergies que je pourrais avoir; travailler, c’est la santé mais ne rien faire c’est la conserver…
vous voulez d’autres excuses toutes faites ou bien?????;o)
Euuh, ouais, je veux bien !
Juste pour voir combien d’autres tu vas pouvoir trouver.
Je suis tout sauf un bulleur né, et j’ai vraiment besoin d’avoir plein de trucs à faire sinon je m’ennuie…
Sauf quand je suis crevé ou je dors bcp, mais je reste rarement à glandouiller parce qu’en fait je m’emmerde, c’est aussi simple que ça
Ca m’a pris près de 40 ans pour apprendre à ne plus m’emmerder à ne rien faire.
Juste être.
Courage !! tu vas y arriver !!