Vous avez un diminutif ?
Nous avons tous, ou presque tous, un diminutif que nous trainons depuis parfois l’enfance. Raccourci de notre prénom, ou au contraire allongement de ce dernier, ou héritage de surnom donné à l’école.
Or, ce que j’ai remarqué hier, c’est que l’utilisation d’un diminutif par les parents n’est pas anodin.
On reproduit souvent des principes d’éducation et des modèles qu’on nous a inculqués dans notre jeunesse, or moi, ce dont je me souviens (entre autre), c’est l’utilisation fluctuante de mon diminutif par ma mère.
Domy, c’était le quotidien, l’habituel, le normal… Par contre, si par malheur, j’entendais dans sa bouche un « Dominique !! » tonitruant, je savais tout de suite que mon matricule allait chauffer.
Le jour où j’ai découpé pour faire des robes à mes poupées, les dos des 50 blouses d’infirmière de ma mère, c’est bien un « Dominique !! » que j’ai entendu.
Le jour où elle m’a retrouvée chez la voisine à laver ses collants (ceux de ma voisine, pas ceux de ma mère) en me glissant en douce dans sa salle de bains, pareil ! c’est bien un « Dominique !! « auquel j’ai eu droit…
Pourquoi je repense à cela ?
parce que hier mon fils a confondu ses vêtements avec une palette d’artiste et déployé tout son talent créatif sur mon carrelage et son pantalon !
Le problème, c’est qu’il a déjà un prénom très court, et donc pas de diminutif réel, du coup, je me suis surprise à l’appeler avec son prénom ET notre nom de famille, reproduisant ainsi l’habitude de ma mère de marquer son mécontentement par l’usage du patronyme de naissance.
Autour de moi, nombreux sont mes copains qui se rappellent de la même habitude. Yves-Emmanuel plutôt que Manu, Elisabeth plutôt que Zaza, ou Gwendal plutôt que Gwen annonçaient à coup sûr une engueulade carabinée !!
D’ailleurs, il pouvait même y avoir plusieurs degrés dans le mécontentement :
prénom entier : c’était la bêtise de base, celle qui allait nous valoir une dispute mais pas mort d’homme.
prénom entier + nom de famille : oulala, fallait se planquer, et vite !!
Faut quand même reconnaitre que de Domy, à « Dominique DUCHMOLLE, viens ici tout de suite !! » la nuance est facilement reconnaissable.
N’empêche ! c’est tout de même bien pratique, car avec un enfant, surtout en bas âge, le fait de changer d’appellation suivant le degré de la bêtise commise permet de bien lui faire comprendre que là , on n’est pas du tout, mais alors pas du tout contente et du coup retenir tout son attention !!
Je me demande quel autre truc, méthode j’ai pu ainsi récupérer de ma propre enfance, parfois même sans m’en rendre vraiment compte ….
Dom
Or, ce que j’ai remarqué hier, c’est que l’utilisation d’un diminutif par les parents n’est pas anodin.
On reproduit souvent des principes d’éducation et des modèles qu’on nous a inculqués dans notre jeunesse, or moi, ce dont je me souviens (entre autre), c’est l’utilisation fluctuante de mon diminutif par ma mère.
Domy, c’était le quotidien, l’habituel, le normal… Par contre, si par malheur, j’entendais dans sa bouche un « Dominique !! » tonitruant, je savais tout de suite que mon matricule allait chauffer.
Le jour où j’ai découpé pour faire des robes à mes poupées, les dos des 50 blouses d’infirmière de ma mère, c’est bien un « Dominique !! » que j’ai entendu.
Le jour où elle m’a retrouvée chez la voisine à laver ses collants (ceux de ma voisine, pas ceux de ma mère) en me glissant en douce dans sa salle de bains, pareil ! c’est bien un « Dominique !! « auquel j’ai eu droit…
Pourquoi je repense à cela ?
parce que hier mon fils a confondu ses vêtements avec une palette d’artiste et déployé tout son talent créatif sur mon carrelage et son pantalon !
Le problème, c’est qu’il a déjà un prénom très court, et donc pas de diminutif réel, du coup, je me suis surprise à l’appeler avec son prénom ET notre nom de famille, reproduisant ainsi l’habitude de ma mère de marquer son mécontentement par l’usage du patronyme de naissance.
Autour de moi, nombreux sont mes copains qui se rappellent de la même habitude. Yves-Emmanuel plutôt que Manu, Elisabeth plutôt que Zaza, ou Gwendal plutôt que Gwen annonçaient à coup sûr une engueulade carabinée !!
D’ailleurs, il pouvait même y avoir plusieurs degrés dans le mécontentement :
prénom entier : c’était la bêtise de base, celle qui allait nous valoir une dispute mais pas mort d’homme.
prénom entier + nom de famille : oulala, fallait se planquer, et vite !!
Faut quand même reconnaitre que de Domy, à « Dominique DUCHMOLLE, viens ici tout de suite !! » la nuance est facilement reconnaissable.
N’empêche ! c’est tout de même bien pratique, car avec un enfant, surtout en bas âge, le fait de changer d’appellation suivant le degré de la bêtise commise permet de bien lui faire comprendre que là , on n’est pas du tout, mais alors pas du tout contente et du coup retenir tout son attention !!
Je me demande quel autre truc, méthode j’ai pu ainsi récupérer de ma propre enfance, parfois même sans m’en rendre vraiment compte ….
Dom
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Mots-clefs :bébé, diminutif, enfance, enfant, famille, histoire, naissance, nom, prenom, surnom














J’ai décidé de venir faire un petit tour chez toi, vu ton gentil commentaire, et c’est très sympa, je reviendrai.
Ton commentaire sur les diminutifs et autres, m’a replongé en plein à l’époque où j’ai rencontré mon premier mari (Albert). Chez moi pas de miminutif du tout, mais chez lui c’était la marotte de la maison. Il fallait que tout le monde ait son surnom.
Lui c’était bebert, sa soeur toto, l’autre soeur lalou, le père p’tit con (je ne met pas le prénom il pourrait se reconnaître), la mère roro et j’en passe.
Comme il a commencé à m’appeler systématiquement Coral… toute m’a famille a suivi. Cela aurait pu en rester là , mais quand les filles sont nées il leur a bien fallu leur trouver un diminutif. « P’tit bout » pour Pulchérie ça passait encore mais « fifine » pour Delphine, je me suis insurgée. Elle avait d’ailleurs consigne absolue de ne pas répondre à un quelconque « fifine » (ces brus, quelle plaie).
Mais un beau jour les diminutifs les ont rattrapés (bien fait). C’était à l’occasion d’un coktail chic devant être suivi par un repas chic, au cour duquel ma belle soeur toto, jouait les star en secouant sa capeline dans tous les sens pour avoir l’air d’une grande dame (personne ne lui avait dit qu’une dame se découvre à l’intérieur). Et là tout à coup, Albert, un peu distrait par le champagne, de lui taper sur l’épaule en lui faisant « hein mon Toto ? ».
Je laisse imaginer le silence consterné qui s’est abattu sur l’entourage BCBG, les regards qui ont suivi et nous ont tous renvoyés d’où nous venions. Je n’en ai pas honte, je suis d’origine modeste, eux l’étaient aussi, et les minauderies de ma belle soeur jouant à celle qui était tombée dans le fric et le chic quand elle était petite, m’énervaient considérablement.
Après curieusement, les « fifines »Â et « toto » ont disparu…
Comme quoi.
Même dans tes commentaires, tu es drôle ?? là , c’est grave, je vais devenir accro !!! lol
Dans le même style que ton histoire, moi, ma mère c’est geneviève, mon beau père, émile…
c’est pas terrible, mais ça passe.
A l’arrivée, cela donne ginette et Milou, ça le fait hein ?
J’ai eu la même expérience : si j’entendais « SOOOOPHIE », je savais que ça allait chauffer pour mon matricule. Et quand j’entendais : soso ou sof, je me disais que le ridicule ça ne tue pas et ça te rend plus fort (si tu y survis). D’ailleurs, même toute petite, je n’ai jamais répondu à de telles sollicitations.
Mon père c’était plutôt les jeux de mots : les sophiefonfec aux repas de familles…. pas glop.
Le pire que j’ai eu de sa part, c’est « Sof qui peut ». Mais là je devais avoir 11 ou 12 ans, et j’ai eu envie de m’en sortir dans la vie plus tard, sans avatar collant. Tout en cherchant une parade, j’ai remarqué pour la première fois que son crâne se dégarnissait, ce qui a donné la réplique suivante : Oui, et toi t’es « Chauve qui peut « !
Depuis ça va mieux ;)
Alors c’est Dom ou Domy ton préféré ?
Moi, mon prénom est Myriam, Mimi pour mes amies et Tatami pour mes petites nièces; c’est le pseudo que j’utilise parfois lorsqu’il y a trop de Myriam en commentaire sur les blogs que je visite.
A propos, je suis une ménagère de plus de cinquante ans !