A l’heure où vous lirez ces lignes, je serai peut être en train de ronfler d’un juste sommeil réparateur, les bras en croix, étalée sur le lit de Manou comme une méduse échouée sur le bord de la plage.
Ou alors
A l’heure où vous lirez ces lignes, je serai au fond de l’océan, crashée dans un accident d’avion, ayant comme Ophélie retrouvé la foi en même temps que la prière à Marie, Joseph et tout le saint frusquin.
C’était Coluche qui disait cela, et au moins à défaut d’être classieux, ça a le mérite d’être clair.
Coluche, il ne faisait pas vraiment dans le raffiné et l’élégant, plutôt dans le brut de décoffrage, mais question efficacité, on n’a pas vu mieux depuis.
Sinon, dans les expressions pour dire à peu de choses près la même chose, il y a aussi Gros Jean comme devant, à malin, malin 1/2, l’avoir dans l’os, etc.
Et cetera desun.
J’ai toujours aimé les vieux, d’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours aimé les rides, les visages qui racontent une histoire, les yeux qui ne voient plus très bien et regardent d’autant plus.
Les cheveux blancs, les traces du temps et les bagages d’une vie qui se lisent sur la peau tannée et marquée m’ont toujours émue. Ce que le vieux voit assis, le jeune ne le voit pas debout dit le proverbe.
C’est pas moi qui le dit, je n’oserais pas, pensez-donc moi qui m’y connais à peu près autant en mode qu’en pâte feuilletée ce serait limite incongru.
Non, c’est Gallïane (dite la blogueuse nue) et Miss Blablabla (la vraie hein, celle qui écrit pas papa avec trois q) qui me l’ont assuré, l’été prochain, la tendance sera donc au :
L’alcool est une maladie disent certains, c’est surtout un lent suicide qui entraîne l’entourage avec soi.
On se détruit, on détruit sa famille, ses amis, ses enfants aussi, ses enfants surtout.
Mais l’alcoolique, c’est toujours l’autre, jamais soi, rarement on accepte de regarder d’un Å“il objectif sa propre consommation.
J’allais avoir 18 ans, j’étais belle comme une enfant, forte comme une femme… Je rentrais du lycée lorsque le téléphone a sonné. Ma belle-mère, avenante et à la voix pimpante (que je trouve) m’annonce qu’elle a accouché quelques heures auparavant. Passées les 5 minutes de quiproquo où je pense qu’elle me fait une blague (elle [...]
Récemment, mon petit frère est venu passer quelques jours à Dakar, histoire de découvrir où sa grande sœur (moi donc) vivait.
J’aime bien dire « mon petit frère » même si il en a profité pour fêter ses 40 ans, ce qui l’a d’ailleurs profondément déprimé, « mon petit frère » c’est le truc qui changera jamais, même à 80 ans passés, j’adore cela même si lui, je sens bien que le côté « petit » le gonfle un peu aux entournures. Il s’imagine que je le vois encore avec ses cheveux blonds d’été, coupe au bol, à descendre la rue derrière chez nous sur son vélo. Y a de cela.
Rango (qui sort en salle, ce mercredi 23 Mars) a été un gros gros coup de cœur.
J’ai adoré l’histoire de ce petit lézard vert (oui les héros verts ont la cote dans les films d’animation ;o)) qui débarque par hasard dans une ville du far ouest (ça c’est pour situer l’action quoi) et se donne pour mission de découvrir la raison de la malédiction qui s’abat sur la ville brusquement privée d’eau, l’or bleu.
Le graphisme est magnifique, l’humour mordant et les personnages, en dépit de leur physique (des taupes, des rats, des tortues etc), attachants.
Et dans ce cadre, l’association Rango-SodaStream prend tout son sens.
Je vous avais dit qu’à la rentrée, après une bonne dizaine d’années de séances actives de glandage canapage, on m’a affirmé que « non, mater des séries us n’est pas un sport ! » Dépitée devant cette certitude détruite et tout ce temps perdu pour mes muscles, je me suis inscrite à l’aquagym. Et, ici [...]