Chienne de vie
C’est marrant comme souvent on avance dans la vie avec ses certitudes en nettoyant à peine sur son palier.
Parce que nous sommes des êtres pensants, parce que nous avons une éducation, une culture que l’on s’est forgés au fil du temps et qui font de nous qui nous sommes ?
Les adages en la matière fleurissent comme les bourgeons au printemps « Dis moi ce que tu manges et je te dirais qui tu es » « Dis moi qui sont tes amis et je te dirais qui tu es » « Dis moi ce que tu lis et je dirais… » C’est bon on a compris !
Et la vie, notre vie, ne fait pas exception.
Ainsi sommes nous persuadés de faire et d’assumer nos choix et de forger ainsi notre histoire ou au contraire sommes nous des êtres pensants qui s’auto convainquent qu’il ne pouvait pas en être autrement ?
Par exemple si je suis solitaire. Est-ce par goût prononcé de la solitude et des multiples libertés qu’elle offre ou est-ce la résultante d’une vie subite ?
Sommes-nous réellement « maitre » de notre destin ?
Je sais, c’est un peu le billet prise de tête pour un mercredi, jour des enfants et de relâche scolaire mais le truc est que je suis dans ma phase « remise en questions » et que, quitte à avoir un blog, autant faire chier participer les autres avec, au choix, des questions, fondées, infondées, stupides ou intelligentes…
Par exemple si vous vous rappelez de vos 20 ans (Bon Camille pas toi je sais que c’était hier ;o)) et que vous revenez à aujourd’hui.
Avez-vous vécu, dans ce laps de temps, la vie que vous projetiez à la virgule près ? Profession, mariage ou pas, enfants ou pas… Avez-vous à tout moment pris les décisions qui s’imposaient pour avancer ? Ou au contraire, le bilan est-il plus mitigé ?
Arrivez-vous seulement à vous rappeler de ces rêves ou du moins ces aspirations d’antan ?
Pour ma part je suis un peu confuse (non on ne s’en serait pas douté !) quand je fais le bilan.
Peut être par un cumul de situations pénibles ces derniers temps mais du coup, paf le boomerang dans la gueule !
A quel moment s’enfonce-t-on dans une routine pesante, accepte-t-on de garder un job moyennement satisfaisant (si c’est pour la sécurité de l’emploi, il y a toujours les concours de la fonction publique) ?
A quel moment, les aléas de la vie font que l’on renonce à certaines de ses aspirations ou plus simplement à un but fixé ? Comment une femme renonce-t-elle à avoir des enfants (même si on n’est pas des utérus sur pattes) ? Parlant d’enfants, y a-t-il un âge limite autre que celui que l’on se fixe ?
A quel moment décide-t-on ou du moins réalise-t-on que solitude est notre meilleure amie ?
Et, en ce qui me concerne plus spécifiquement (toute corrélation avec moi dans les interrogations précédentes serait purement fortuite ;o)) : à quel moment ai-je décidé de m’impliquer plus dans le blog afin d’y étaler mes anecdotes sous couvert de cynisme et d’auto dérision ? D’ailleurs moi qui suis plutôt de nature introvertie et réservée à quel moment ai-je su faire preuve de sarcasme ?
Et enfin, toutes ces questions et plus encore puisque tout à chacun a ses propres wagons sont-elles fondées ou juste en corrélation avec le regard des autres et la bien-pensance ?
Amis de la légèreté bonjour, la semaine prochaine chez les ménagères on causera lingerie féminine… ou pas !
Manou
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Maitre de notre destin??? vaste question!!
Oui et non…
Oui car il faut parfois se mettre des coup de pieds aux fesses pour aller de l’avant et atteindre des objectifs.
Non, parce que parfois, le hasard, la chance ou la malchance ( aussi, hélas) fait que notre vie peut basculer du jour au lendemain…
PS: Je perçois comme une petite baisse de forme dans ta note…mais je te rassure, on passe tous un jour par ces remises en question…cette multitude de questions auxquelles je n’ai pas encore trouvé toutes les réponses….
PS2: Même si les projections, ça n’a jamais été mon truc….A 20 ans, j’imaginais sans doute qu’en 2009, je serais mariée avec enfants…je me suis bien plantée, mais curieusement ça ne me dérange pas!!
J’aurais pu….si j’avais voulu….
La confusion est l’état d’esprit dans lequel on se met quand on est épuisé de réfléchir pour faire des choix en connaissance de causes et de conséquences; quand tout ce qu’on souhaite c’est se détacher un moment de l’agitation de la vie et de toutes les pressions qui s’exercent sur nous pour broyer nos aspirations et nos rêves. Parfois on en profite cependant pour faire des choses qu’on ne ferait pas parce qu’elles sont lourdes de conséquences ou parce qu’elles ne sont pas compatibles avec l’image qu’on a de nous-même (indépendance, probité, beauté, santé,…).

En fait nous restons maître de notre destin, même quand nous pensons le contraire. Ce que l’on ne maîtrise pas c’est les regrets a posteriori de ne pas avoir bénéficié des meilleurs choix si “j’avais su”, si “je m’étais donné les moyens”, si “une rencontre s’était produite plus tôt”, si “je n’avais pas attendu”, si “j’avais osé”, si “j’avais écouté”, si “j’avais été capable de m’exprimer”, si “je m’en étais tenu à ma ligne de conduite”…
Il n’en reste pas moins que malgré nos petites lâchetés et nos moments d’impuissance, nos vies (même chahutées) prennent toujours le sens qu’on leur laisse prendre avec leurs trophées et leurs instants de victoire.
Une chose est sûre, je suis pas trop maître de mes nuits (je dormais bien et le Grognard est venu me réveiller)…
Personnellement j’aime beaucoup que la vie soit différente de celle que l’on s’était fixée ou que l’on attendait. On a toujours une marge de manoeuvre mais l’environnement (proche ou élargi) dans lequel nous vivons, puisque nous sommes des êtres-là, influence notre route.
Et c’est toute la complexité de l’être humain de vivre dans un monde pré-établi et en mouvement tout en le modelant à l’image qu’il s’en fait.
En revanche, on a le pouvoir de donner une lecture différente à nos expériences avec le recul et d’en tirer des bénéfices, même celles traumatisantes.
Les seuls regrets que je peux vraiment avoir, c’est d’avoir fait du mal à autrui. Et encore (cela n’a-t-il pas été finalement enrichissant pour lui ou pour moi ? Cela ne m’a-t-il pas permis de me pardonner mes erreurs et d’être plus indulgente avec moi-même ? Etc.)…
Actuellement, en vente dans toutes les bonnes drogueries , pour répondre à un aspect de ton interrogation métaphysique:
Le paradoxe amoureux de Pascal BRUCKNER…..
J’y ai personnellement trouver quelques réponses…
Sinon ce matin j’ai un post trés “ménagères” et moins prise de tête…
Perso, mes objectifs professionnels sont les mêmes depuis au moins 20 ans (hey oui), et j’en ai eu des obstacles, j’en ai encore, mais c’est une chose pour laquelle je veux persister et reussir.
Pour le reste, je suis la routine qui vivra verra, je sais pas de quoi est fait l’avenir, mon avenir, mais je suis curieuse de connaitre; Du fait de mon jeune âge (mon dieu j’adore dire ça), j’ai le temps d’en voir passer, mais ça prend forme cela dit :)
Ah mais attends, je regarde mes 10 ans, histoire de voir ce que je prévoyais pour moi, et pour l’instant, j’ai de bon qu’une chose : avoir grandi, et encore!
mais je sais pas, je crois intimement au destin, moi, que certaines choses doivent arriver, parce que ‘cest ainsi, et qu’il ne faut pas se poser la question du pourquoi, mais surtout la question de coment s’en accomoder au mieux possible.
Pas évident, mais n’empêche, pour le moment, je vois ça comme ça.
Tu me diras, peut etre qu’en murissant, cette fois-ci, je vais me rendre compte que c’est pas ça, la vie, hein!
Le fait de ne pas vivre la vie qu’on s’était choisie à la virgule près est bon signe. Ca signifie déjà qu’on a le choix. Ce qui n’était pas forcément le cas il y a qq générations et qui n’est tjrs pas le cas dans bien des pays dans le monde. Alors c’est déjà une grande chance. je sais que ça s’appelle du nivellement par le bas, mais j’aime bien me le rappeler .
Sinon, je trouve que toutes ces interrogations sentent le bilan. Je ne sais pas si c un prémisse à la fameuse crise de milieu de vie mais moi ça a commencé comme ça. Il y a une sorte d’urgence à vivre des choses qu’on n’a pas encore vécues, tirer des traits sur des choses qu’on ne fera plus (aïe c dur), définir des choses qu’on a vraiment vraiment envie de vivre et mettre tous les moyens pour y arriver…
Il y a 20 ans, je me voyais à peu près comme je suis ajd, mariée, des enfants, un boulot sympa…. C dans 20 ans que je me vois pas en fait… Dans 20 ans je serai vieille, et je trouverai les femmes de mon âge actuel … jeunes!
Mes 20 ans à moi c’était y a 10 ans (et une chouille) mais j’avais pas des projets très concrets…. enfin de ce que je me souviens. Me suis laissée porter par le courant avec 8 ans d’étude dans un domaine tout à fait abandonné aujourd’hui pour finalement me consacrer à… la famille… et ça comprend le boulot (parce que je bosse avec ma famille), les enfants, les parents, le mari, etc… tout est lié maintenant et ça me rend carrèment… heureuse. Donc ouais le but ultime est atteint… parce que c’était ça enfin de compte : être heureuse. Après peu importe comment on est heureux, avec ou sans enfant, avec ou sans mec, avec ou sans boulot… mais si c’est pas le cas… ben faut tout faire pour changer les choses et y accéder.
Ton post me fait penser à ce à une réflexion que je me suis faite il y a quelques temps: à 20 ans, j’imaginais je pense, une vie différente de celle que j’ai maintenant, et je me disais: “je vais vivre l’enfer si ce n’est pas comme ça ma vie!!!”
Et je déprimais à mort rien qu’à cette idée.
Je n’avais pas encore conscience que “bonheur” et “vie rêvée” sont deux choses différentes, parce qu’avec le recul maintenant, je me dis qu’heureusement, on peut être heureux avec une vie qu’on avait pas du tout imaginée avoir… et c’est justement ça la bonne surprise!
La vie est faite de compositions, il y a des trucs qui te tombent sur la gueule et tu fais avec, de temps en temps tu es motivé alors tu essayes d’arranger les choses. Mais finalement le choix tu ne l’as pas toujours. Pourquoi est t’on tous entassé dans des grandes villes alors que la vie est plus agréables dans les îles ?
Pourquoi on ne baise pas à droite à gauche et tous ensemble, pourquoi on se lève tous les matins, pourquoi pourquoi ? Et oui on est obligé de bosser pour bouffer, ça conditionne notre existence. C’est ridicule, on a qu’une vie et on se fait chier avec, c’est tout le système qu’il faudrait revoir, mais c’est compliqué. Et comme on n’aime pas les trucs compliqués, on fait avec.
Tant faire ce peut, j’essaye d’avoir une vie agréable, mais c’est plutôt un coup de bol que mes véritables choix.
A 16 ans (parce que à 20 ans déjà mariée et j’avais pas prévu ça dans mes rêves !!!) je rêvais de me mettre en collocation avec ma meilleure potesse de l’époque C….et qu’on aurait un super appart, et un super métier, et qu’on ferait la bringue tous les soirs….
Je rêvais du prince charmant, rencontré en faisant mes courses (oui je sais c’est ballot) : je ferais tomber mon sac devant lui, il le ramasserait et les yeux dans les yeux ….chabada…
Réalité ? rencontre avec mon prince actuel, chez un cousin, 17 ans de plus que moi….pas vraiment le prince dont j’avais rêvé mais l’amour ne se rêve pas….il arrive sans crier gare…
19 ans mariée, 25 ans deux loulous, un rêve de troisième à l’eau…mais j’aime ma vie comme elle est…je devrais la revivre ? pareil à quelques bémols prêt….
SI on pouvait revivre les choses qui nous sont arrivées en sachant ce qu’on sait maintenant, en ayant le caractère que l’on a, les embuches à éviter….wouah le panard
bisous ma presque jumelle
oka
je partage tes interrogations (enfin pas toutes, je suis un mec ^^) en ce moment même si passé par d’autres voies…
Joli texte, je ne sais que dire, vu la qualité des commentaires précédents.
)
De plus ton texte me parle parce que je suis moi même en pleine remise en question (anniversaire pas loin
Et pour le côté solitaire, je te ressemble surement.
Moi aussi je me suis souvent demandé (et j’ai souvent écrit) ces rêves là, si classiques : mariage, enfants, boulot, étaient ils les miens ou la société dans laquelle je vis me les a t-elle imposé ?
Pour moi, la vie ressemble à une rivière. Il y a des apports extérieurs, des rochers qui vous contraignent à les contourner, des petites rigoles que l’on peut choisir ou non d’emprunter, de vastes lacs où on peut se perdre, muser… mais fondamentalement, le sens général de notre évolution est fonction de l’emplacement de notre source et est contraint par les obstacles extérieurs et intérieurs (qui ne sont pas forcément les moins importants).
Bref, je crois que cela ne sert à rien et est même plutôt négatif de dire “si javais su…”. Il faut admettre une fois pour toutes qu’on ne peut pas ré-écrire l’histoire, qu’on ne peut pas juger la décision d’hier avec les données d’aujourd’hui. D’ailleurs, on ne sait pas si une autre décision apparemment meilleure, n’aurait pas donné des résultats pires. Il est donc nécessaire d’admettre qu’on a pris la meilleure décision possible avec les données et l’état d’esprit qu’on avait. Sinon, on a vite fait de mettre Paris en bouteille !
C’est logique que tu te poses ce genre de questions en ce moment, qui est pour toi une période de transition. Moi, dans des moments comme ça, je me répète la phrase de Cyrano :
“Mon petit, sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles.”
Bonne journée.
Même si je ne suis pas très âgée ce sont des questions que je me pose beaucoup, mais dans le sens inverse (le cynisme n’attend pas le nombre des années).
Si je fais ci ou si je ne fais pas ça, est-ce que dans 10-15-20 ans je ne le regretterai pas ?
Et pour cette raison, depuis que je suis toute gamine je suis très impulsive et fonceuse. Je vis tout à fond et je ne réfléchis pas bien longtemps avant de prendre une décision.
Je veux partir en voyage ? L’idée me vient le lundi, le mardi je me suis arrangée (congé, économies, etc) et le lundi suivant je pars.
Je sens que je m’ennuie au boulot ? L’idée me vient le lundi, 15 jours après j’ai posé ma démission. Etc.
Pour l’instant je ne regrette rien , j’ai eu beaucoup de chance je pense (même si je pense aussi que sa chance on se la crée un peu).
Mais je sais aussi qu’il faut faire attention et qu’à être trop impulsive on peut perdre beaucoup.
Ma dernière impulsion a été de tout plaquer pour revenir à mes “origines”. Là encore j’ai eu de la chance…
Mais cela vaut-il le coup de se poser ces questions après coup ? Tu as fait tes choix, ta vie est ce qu’elle est et tu ne peux pas revenir dessus. Peut-être que tu traverses une période difficile qui fait que tu te tritures les méninges, mais les choix que tu as fait devaient être les bons pour toi au moment où tu les as faits. Ne crois-tu pas ?
…. Mouai… On dirait du Mme Soleil là.
Mais c’est sincère !
De la philo doublé d’un article sous lequel on peut parler de soi !
Je reprends mon sérieux et comprends ô combien il peut être difficile (mais salutaire) de se remettre (régulièrement) en question… et en parlant de question :
Question : Sommes-nous réellement « maitre » de notre destin ?
Ma réponse : oui et non… si je suis convaincue que nous faisons nos propres choix, l’issue de ce choix, pour moi, est déjà écrite (compliqué ? meuh non…), ce qui n’enlève rien à ma capacité personnelle de faire des choix (oui, va prendre une aspirine…)
Questuion : Avez-vous vécu, dans ce laps de temps, la vie que vous projetiez à la virgule près ?
Ma réponse : le bilan est mitigé, forcément… et je sais pourquoi.
Question : Arrivez-vous seulement à vous rappeler de ces rêves ou du moins ces aspirations d’antan ?
Ma réponse : oui, je m’en souviens, avec un peu de nostalgie, une pointe de remord et beaucoup d’amertume.
Question : A quel moment, les aléas de la vie font que l’on renonce à certaines de ses aspirations ou plus simplement à un but fixé ?
Ma réponse : quand on a peur, que l’on arrive plus à se faire confiance, que la fraîcheur de la jeunesse (et les couilles qui vont avec) part en lambeaux malgré que l’on se considère toujours comme une battante…
Question : Y a-t-il un âge limite autre que celui que l’on se fixe ?
Ma réponse : oui et non… un enfant à 60 ans passés me parait un peu égoïste comme projet, surtout pour le gamin qui devra voir son parent vieillir plus rapidement que d’autres ont pu voir leur propre parent avancer dans les dizaines… mais la quarantaine bien tassée reste une période où l’on a déjà une maturité qui nous fait encore mieux profiter de la joie d’être mère et donc, est bénéfique au bébé
Question : A quel moment décide-t-on ou du moins réalise-t-on que solitude est notre meilleure amie ?
Ma réponse : Quand on décide de se préserver et d’éviter de souffrir…
Question : A quel moment ai-je décidé de m’impliquer plus dans le blog afin d’y étaler mes anecdotes sous couvert de cynisme et d’auto dérision ?
Ma réponse : si c’est pour les mêmes raisons que moi, pour laisser justement sortir ce qui a fait souffrir parce que nous ne nous sommes pas suffisamment préservées, ensuite, le goût de la communication et l’interactivité du support fait le reste.
Question : Et enfin, toutes ces questions et plus encore puisque tout à chacun a ses propres wagons sont-elles fondées ou juste en corrélation avec le regard des autres et la bien-pensance ?
Ma réponse : nous sommes tou(te)s logé(e)s à la même enseigne… je pense que nos interrogations ne se créent pas que vis à vis des autres et de leur regard, mais bien par rapport à nos propres aspirations, menées à leur terme ou non.
Désolée d’avoir pris tant de place, ton billet m’a touchée…
@ Tous : Je pense que le billet de ce jour se suffit de lui même.
Je vous livre mes interrogations du moment et l’état d’esprit qui est le mien avec une certaine impudeur et vous jouez le jeu en me livrant les vôtres.
Vos commentaires sont autant de “baume au coeur” qu’il est possible de recevoir.
Par conséquent, exceptionnellement, je ne vous ferais pas de réponses personnalisées, il n’y a pas d’utilité.
Ce billet comme vos réponses sont autant de réflexions personnelles livrées à autrui.
Je ne répondrai pas mais je suis là hein, je vous lis avec intérêt.
Chère Manou,
Ca c’est une question qu’elle est bonne:
“Avez-vous vécu, dans ce laps de temps, la vie que vous projetiez à la virgule près ?”
En fait, aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais eu aucun projet de vie: ni avoir (ou pas) des enfants, une maison, une femme (quoique, si, je me voyais pas vivre tout seul).
Pourtant, cela ne m’a pas empêché de faire plein de chose, de “construire” ma vie. D’ailleurs, en y réfléchissant, c’est ce qui m’a guidé (et me guide encore): réaliser mes envies, me donner les moyens de réussir ce que je j’entreprends.
Maintenant, allez savoir si c’est mon caractère ou plutôt lié au fait que je suis un homme…?
Wally.
J’aime bien la comparaison de Cath avec une rivière, un courant qui t’entraîne parfois là où tu ne l’attends pas, mais vers une destination que tu choisis plus ou moins ?
Non, ma vie non plus ne ressemble pas, et de loin, à celle que j’avais rêvée, rares sont ceux qui peuvent le prétendre, et j’ai compris aussi que le bonheur n’existe pas et qu’il serait vain de vouloir courir après, juste que le temps est constitué de moments, plus ou moins heureux, plus ou moins douloureux qui mis bout à bout forment justement ce long fleuve pas toujours tranquille.
Mais quelque part, je reste convaincue que le hasard n’existe pas, et que tout, et notamment les portes ouvertes, le sont quand il faut qu’elles le soient.
Ceci était ma minute de philosophie de comptoir, sponsorisée par la synchronicité de Carl Gustav Jung.
j’ai lu , et puis j’ai relu encore et j’ai retenu çà:
Comment une femme renonce-t-elle à avoir des enfants (même si on n’est pas des utérus sur pattes) ? Parlant d’enfants, y a-t-il un âge limite autre que celui que l’on se fixe ?
A quel moment décide-t-on ou du moins réalise-t-on que solitude est notre meilleure amie ?
Je crois que dans cette question il y’a en même temps tous ces renoncements qui te pèsent aujourd’hui et tous les espoirs contenus dans ce poids.
Je crois que finalement t’as pas si envie que çà de renoncer (et je trouve çà bien ) et je crois que çà répond à la question sur la ponctuation de la vie.
Dans une phrase le changement de place d’une virgule ou d’un point peut en changer tout le sens . Bon il est probable que je suis à coté de la plaque mais t’as l’habitude maintenant
Quand à l’age limite il n’y en a qu’un réel et tangible celui que le corps impose. Celui que toi tu t’es mit en tête c’est autre chose.
En ce qui concerne ma vie d’aujourd’hui et celle de dans ma tête y’a vingt ans, pas grand chose à voir (surtout niveau boulot ^^). Mais par contre c’est vrai que j’ai tendance à faire de situations subies des choix assumés ou en tout cas à tâcher de trouver là dedans ce qui me convient le mieux. En particulier dans les périodes de remise en cause. Je crois que c’est un réflexe humain de protection, çà évite de vivre trop dans le regret.
Sinon quand j’étais petite je croyais qu’on aurait tous des voitures volantes et des maison en forme de soucoupe on serait tous habillés avec des trucs moulants en tissu spécial super confortable qui s’adapterait au temps qu’il fait et que tout le monde vivait très exactement jusqu’à 99 ans parce que 100 c’tétait trop et qu’on aurait plus besoin de travailler car des robots se cahrgerait de tout et que nous étions parvenus à un degré de sagesse suffisant pour permettre que les richesses soient partagées équitablement pour tous …(çà c’était avant que je crois qu’on allait tous se faire sauter à la bombe atomique en l’an 2000 et que je me mette à compter tous les soirs dans mon lit le temps q’il nous restait à vivre en pleurant bref ..passons, période sombre ) -
donc comme tu le vois il a fallu que je revois un peu mes aspirations à la baisse ^^
Je remercie ma carte graphique agonisante qui rend mon écran illisible au bout de 25 secondes (tout le monde s’en fout), il m’a fallu 1/2 H pour lire ce post fort intéressant.
J’ai eu mes propres bilans, j’en suis encore à en faire. Nous en faisons tous…
La liberté est une illusion : nous dépendons d’où nous sommes nés, dans quelle famille, de notre éducation, et du monde extérieur que l’on appelle “la société”.
Nous dépendons aussi des coups de pute des autres (un mari qui vous plante là un beau jour, sans préavis, par exemple), de lois mal faites, d’un travail qui peut nous lâcher, d’un hasard qui nous sauvera la vie ou la terminera.
Quand nous avons des choix, nous ne pouvons jamais savoir si nous avons fait le bon, car nous ne pouvons pas savoir ce qu’aurait donné un autre choix.
Bref, il est normal d’avoir des coups de mou régulièrement, car nous sommes plus dépendants, à notre corps défendant, qu’indépendants…
La liberté est illusoire… La preuve en est que personne ne nous a demandé si nous voulions naître et quand…
j’aime bien la réponse de Dom, elle correspond tout à fait à ce que je m’apprêtais à te dire. Sans doute parce que j’ai foi en l’avenir, que je crois (un peu) au destin, et que tout vient à point…
Mais je comprend ta remise en question, à partir d’un certain âge les années paraissent passer deux fois plus vite, avec parfois ce sentiment désagréable de ne pas avoir atteint son but et d’avoir pris la mauvaise route ! Mais ta démarche actuelle, même si elle n’est pas très gaie sur l’instant, est salvatrice. C’est ce qui permet de faire un bilan et repartir du bon pied, un coup de pied aux fesses à soi-même ça fait du bien de temps en temps ;)
Dis donc Calpurnia, t’es chiée, j’ai écrit tout de suite que c’était ta carte graphique qu’était malade (et pas la grippe H1N1), sinon tu sais que cela se remplace en deux clics de rien du tout ? T’as pas une geek dans ta famille toi ?
“A quel moment, les aléas de la vie font que l’on renonce à certaines de ses aspirations ou plus simplement à un but fixé ?”
Dès le moment où la conseillère d’orientation ne m’a pas laissé d’espoir avec les études que je voulais faire (j’hésitais entre les Beaux Arts et le piano). Dès le moment où mon entourage a + cherché à me persuader de continuer un minimum les études, même si j’ai toujours dit que je ne voulais pas faire le même métier que ma mère.
Mais un jour, je pense que je retournerai ma veste si j’en ai l’opportunité… ce qui est pour l’instant plutôt bien parti, il faut juste que je réussisse à trouver le temps pour réaliser le nécessaire pour cette opportunité…
ah ouai carrément ! c plus que philosophique là !!!
bon alors pour te répondre, mes 20 ans étaient il y a presque 10 ans, et moi par contre, j’avais une idée bien arrêté de ce que devait être ma vie à 30 ans, je savais toutes les étapes et à quel moment elles devaient se réaliser. mais c’était vital pour moi, ma façon de tenir et d’avancer coute que coute.
et je dois dire que j’ai réussi ! j’ai atteinds toutes les étapes que je m’étais fixées, études, boulot, mariage, bébés… et me voilà en bout de course avec ce que je souhaitais à 30 ans, me voilà maintenant libre de me laisser porter par la vie…..vais-je y arriver ???…..
bon, tu nous repose la question dans 10 ans et je te dirais !
Je sais ce que c’est.
La crise dite “de la quarantaine”
Tu te retournes et tu te dis “qu’est ce que j’ai fait de ma vie, putain, où sont mes rêves, j’ai tout raté”
Et tu déprimes.
Et puis ça passe. Arrive un jour où tu te dis “elle est pas mal ma vie finalement”.
Ces périodes de doutes, souvent très fortes chez moi qui aime les hauts des cimes et les bas des gouffres, m’ont toujours fait agir pour changer les choses et essayer de les faire coller à ce que je pensais vouloir ou valoir. Un stage accepté sur un coup de tête après une rupture, une démission donnée à cause d’un mal de ventre trop prononcé. Je n’arrive pas à laisser la chance ou le soi-disant destin guider ma vie. Tu fais bien de t’interroger, c’est comme cela que l’on trouve en soi les réponses que l’on cherchait.
je crois qu’il y a pas un jour qui passe sans que je me les pose toutes ces questions… (enfin si y’en a sinon ça serait limite pas vivable ! des bises)
[...] par OoPsy Hier soir (celui d’avant) dans mon lit, je réfléchissais sur ces 3 billets lus dernièrement. 3 beaux billets. 3 billets qu’à quelques alinéas près [...]