Passés 40 ans…

Bientôt 45 ans… demain, après demain, bientôt. A l’horloge de la séduction, seraient-ce les dernières minutes qui sonnent ? On est en droit de se poser la question.

A l’heure où la société fait peser sur nos visages et nos corps toute la pression de la beauté obligatoire, c’est jeune, mince et belle ou ne pas être. Pas une publicité (sauf Dove !), pas un film qui ne nous crache au visage ses peaux lisses, ses corps fermes et ses rides inexistantes.
Même celles auxquelles nous “devrions” ressembler ont plus en commun avec nos adolescentes qu’avec nous. Les Sharon et autre Emmanuelle B qui nous affirment sans sourciller qu’elles n’ont d’autres secrets que leur hygiène de vie nous prennent pour des andouilles et nous le sommes encore plus de tenter de leur ressembler.

Nous, les quadras, les quinquas, qui finalement sommes les plus nombreuses, sommes aussi les moins représentées. Quel paradoxe ! On dit que l’âge est dans la tête, pourtant, la société laisse bien peu de place aux femmes plus mûres, comme si seules la jeunesse et la beauté méritaient les premières places, tout au moins d’un point de vue esthétique.

Les femmes, et non les « filles » (terme qui traîne avec lui un certain parfum de futilité, on entend « fille », on pense « mode, beauté, girly, trendy, glam, jeunesse,… » et autres appellations, mais pas vraiment « intelligence, réflexion, opinions, idées, … » même si c’est faux), les femmes, disais-je, gagnent en même temps que leur maturité une qualité surprenante : la transparence.

A part les serviettes anti-fuites, les anti-rides (publicitées par des fillettes), les produits ménagers et éventuellement les courses, bref, tout ce qui est amusant, rien ne nous concerne plus.

La mode ? Pas pour nous. Les enfants ? Passé l’âge ! La beauté ? Dans tes rêves, ou alors pour tenter de faire le moins vieille possible. Restez jeune !! Gommez les ravages du temps !! Comme s’il nous fallait gommer aussi les années passées et notre vécu.

On nous vend de l’anti-âge comme si l’âge était devenu une maladie.

Après 40 ans (et même avant, soyons honnêtes), on a de la cellulite, après 40 ans, on a du gras, du mou, du flasque, à moins de passer tout son temps dans les salles de sport, et franchement, nous sommes bien peu à aimer cela. Après 40 ans, et oui !! On a des rides (aaaah, beaaark, l’infamie).

Passés 40 ans, quels choix s’offrent à nous ? Aux extrêmes, sacrifier sa chevelure d’amazone dans une coupe ou coiffure improbables, abandonner artifices et peintures pour adopter le look « éleveuse de brebis dans le Larzac » (attention, ce n’est qu’une image, on est d’accord !) ou à l’autre bout, fuir dans une quête perpétuelle autant que perdue d’avance en martyrisant son corps sur les autels de la chirurgie esthétique pour finir par ressembler à sa propre caricature.

Et au milieu ? Tenter de rester soi tout en surfant tant bien que mal sur les vagues de la cosmétique et en essayant de reculer vainement le moment où le mot « vieille » sera celui qui nous qualifiera le mieux.
Passer 40 ans et être futile sans être stupide, drôle sans être conceptuelle ou intéressante sans être barbante. Passer 40 ans et vouloir toujours faire rire, étonner, séduire, être encore objet de convoitise, être une femme, tout simplement.

Alors, oui, le ventre est moins ferme, oui, les bras ont perdu leur élégance et leur grâce d’avant, oui, le corps s’est alourdi. Oui, les yeux se sont plissés des bonheurs et des malheurs vécus, mais mérite t’on moins le respect ou le désir dans les yeux de l’autre, ou même plus simplement d’être regardée et considérée comme une femme, même passés 40 ans ?


Dom

Pour Béatrice.

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34 réponses à “Passés 40 ans…”


  1. Celui-là tu le laisses, tu ne l’enlève pas… ça c’est dit.

    Maintenant “merci” pour la dédicace, ça c’est fait.

    Ensuite, un peu trop à fleur je ne crois pas, là maintenant tout de suite j’en ai des frissons partout. Une chose est sure, en tout cas pour moi aujourd’hui, j’ai 51 ans dans 2 mois environ, certes j’ai du mou, certes j’ai des rides, certes j’ai un petit bidon qui ne va pas en s’arrangeant… mais je ne regrette rien de rien… Alors je suis peut être transparente (et je sais que je fais partie des meubles que l’on ne voit pas ou plus), je suis peut être une “vieille” pour certain(e)s, mais je ne regrette rien… mais quelque part j’ai aussi appris, vécu, souffert, aimer, fait fausse route, recommencer, élever, donner, reçu, pris, et bien d’autres verbes encore que ces “péronnelles” lisses, plates, sans relief n’ont pas et si pour être vue il faut être comme ça alors je passe la main, je les laisse à leur platitude lamentable de gamines tristes… parce que c’est triste d’être sans marque et que toutes les crèmes du monde n’y changeront rien… Alors quelque part j’aime bien ma transparence, elle fait de moi ce que je suis et je ne suis pas comme les autres… c’est ça qui fait ma différence.



  2. merci pour cet article Dom. Non je n’ai pas encore passé le cap de la quarantaine mais je ne voudrais pour rien au monde retourner à mes 20 ans …. oui j’étais plus mince (pas plus ferme , No sport était déjà ma devise) , mais je ne suis jamais sentie aussi épanouie qu’après mes 35 ans … et même j’ai l’impression de ne plus être transparente justement (même côté “séduction”) … parce que ce dont j’ai rempli ma vie me donne un peu d’assurance , enfin ! Et que tous ces engagements dans lesquels je me suis investie, ma famille que j’ai construit, çà n’est pas à 20 ans que j’aurai osé!
    Plus le temps passe plus je deviens.
    Mes rides et mes cheveux blancs sont mes amis. D’ailleurs, j’ai voulu faire plaisir à l’homme et camoufler mes mèches blanches… ratage complet du coiffeur (çà doit être un signe) . Au moins maintenant il va me laisser me balader avec mon look Xmen sans faire de remarque nanmé !
    Et j’aimerai un jour ressembler à Danielle Darrieux, ridée mais belle et pleine de peps, de joie de vivre et de bon sens.
    Y a que mes kilos qui s’inscrustent qui me chiffonent un peu, mais pas tellement par esthétique (bon un peu allez j’avoue) , surtout par rapport à mon histoire médicale familiale .



  3. Encore 6 ans pour moi pour atteindre les 40.
    Mais ta note me fout le bourdon à fond……………………..

    Bouh !



  4. encore moi, merciiii aussi pour le morceau! j’adore Sarah MacLahlan !


  5. chris

    “Personne n’est jeune après quarante ans mais on peut être irrésistible à tout âge.”

    Cette citation de Mademoiselle Chanel devrait être gravée sur les miroirs de toutes les femmes de plus de quarante ans !



  6. Ah que c’est beau, bien écrit, bien dit, bravo pour ta clairvoyance et ta lucidité.

    Je ne fais plus partie des ménagères de moins de 50 puisque j’ai 55 ans, je trouve ça bien, pas tellement vieille, et quand je vois ma mère qui pète la forme à 80 ans, je me dis que j’ai encore du temps devant moi, les rides et le bidon mou, je m’en fiche, (mais je fais gaffe quand même!)



  7. Ah mon amour, je ne regrette pas de t’avoir épousée.



  8. Euh, pardon, j’ai posté trop vite, je parlais à Chris bien entendu.


  9. Genevieve

    Super, super, voila un bien beau texte;
    bravo
    Genev



  10. “Passer 40 ans et vouloir toujours faire rire, étonner, séduire, être encore objet de convoitise, être une femme, tout simplement.”

    Quoi de plus légitime en effet, mais prenons un cas concret.
    Dom, je ne te retrouve pas dans ce portrait de la femme quadra vieillissante. Si j’ajoute, non pour être gentil ou pour faire bonne mesure mais pour être en phase avec mon ressenti lors de notre rencontre, le rayonnement d’une personnalité peu commune et attachante, alors il est clair à mes yeux que ton pouvoir d’attraction et de séduction n’est pas près de s’éteindre. Si j’ajoute enfin à tout ça que la beauté est aussi dans l’œil de celui qui te regarde… Alors là nous voguons carrément vers des rivages inconnus. ;o)



  11. J’avais oublié cette pub de Dove. Merci de me la rappeler. Ma préférée c’est celle avec toutes les nanas NORMALES (un peu ronde), je trouve un charme fou à ces filles (on se demande pourquoi). C’est sur que quand on voit cette pub là on s’identifie carrément plus et ça donne envie d’acheter leur produit. Qui a dit qu’on devait toutes être anorexique? Ah oui! Les couturiers pour que leurs robes tombent “mieux”. Et après les mannequins n’aiment pas être appelés des porte-manteaux?
    Il y a quelques temps j’étais en état d’obésité morbide et je suis allée voir un doc pour un problème de circulation sanguine. Le type voulait que je tombe à un poid où j’aurais été officielement “mince”. Mais moi je ne m’aime pas mince. J’ai perdu du poid car c’était une question de santé mais je ne serais jamais mince parce que je me trouve sexy avec des kilos en trop. Ok messieurs de la mode?
    Je n’imagine même pas ce que ça va être quand j’aurai 40 ans et que je voudrais revendiquer mes kilos. Aïe!
    Dr Hell



  12. Je prône le bain au lait d’ânesse quotidiennement comme Cléopatre !
    Bises et bon week-end

     



  13. Je suis en tous points d’accord avec toi Dom, mais le truc c’est que ce n’est pas seulement après 40ans qu’une femme n’est plus vraiment intéressante… tu peux dire que si tu es femme différente, dés tes premières années tu n’es pas intéressante ! Il faut entrer dans les canons de la société pour être acceptée, et donc représentée dans la pub et tout le reste : laisse tomber si tu es une grosse, une poilue, ou au contraire que tu as une maladie qui te rend chauve et pas poilue du tout de partout, si tu vis dans un quartier pauvre, si tu as des taches de naissances sur le visage, si tu es naine, si tu fais des ménages, si tu es handicapée physique ou mentale, si… (bref, liste non exhaustive bien entendu !).

    Alors franchement, moi (trés ronde + plein d’autres “défauts”) depuis longtemps je n’ai pas les faveurs de la société, et j’ai abandonné l’idée de devoir plaire : mon âge n’a rien à voir avec tout ça, quand j’aurais des rides, et le corps encore plus flasque, et ben je serais toujours moi, à l’extérieur et à l’intérieur, envers et contre tous ! ;-)



  14. Ah quel sujet !
    Et bien, comme de coutume et fidèle à mon esprit de contradiction,  je dirai, et ce n’est pas de l’hypocrisie (ou de la méthode coué, je suis jeune, je suis jeune !), je trouve les femmes mûres (passées 30 ans on va dire) beaucoup plus séduisantes que les jeunettes, en général. Evidemment, tous les moyens qui s’offrent à nous (sport, mode, hygiène de vie, produits de beauté) n’y sont certes pas pour rien. Les femmes de 50, 60 et plus aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec nos grands-mères et arrière-grands-mères (en général toujours), et quand je vois la mienne de maman, je suis fascinée par sa beauté… à 63 ans. Mais il n’en demeure pas moins que ma préférence (et je crois que nombreux sont les hommes qui la partagent en dépit des préjugés),  je disais donc que ma préférence va aux visages expressifs, façonnés par le temps, l’histoire, les émotions. Dans les actrices, je pense à Bonnaire, Baye, Huppert, bien plus belles aujourd’hui, non ? Deneuve doit être bien malheureuse pour en être arrivée à ce jeu de massacre au bistouri… Car finalement, il n’y a qu’une seule recette pour être belle, c’est le bonheur ! bon avec un bon capital au départ, ok, et encore…



  15. perso j’adoore les pubs dove je les toruve top ensuite une femme de 40 ans ben elle a pas que des inconvenients elle se sent plus sure d’elle, elle a une plus belle peau et elle s’assume!!



  16. Enfin une plus vieille que moi … euh pas de beaucoup, je vais avoir 42 ans.

    J’ai du mal à comprendre la logique des publicitaires. On est des consommatrices souvent plus aisées que les plus jeunes (bon pas dans mon cas - je suis fauchée, mais je parle en général :-) or on ne nous mets pas en valeur.

    Vive les Jane Fonda et autres, pour nous dire qu’on peut être belles et désirables même après la date de péremption estimée par les commerciaux

    PS: Emmanuelle Béart ose dire qu’elle est naturelle? Elle n’a pas froid aux yeux!



  17. il y a une seule pub(assassine)que j’ai vu un jour en 4X3 qui a abordé le sujet et je ne me souviens pas de quelle campagne il s’agissait.

    Il y avait une photo de femme” tronc” ,nue ,on ne voyait que du bas du cou au dessus du nombril,elle avait les bras croisés sur son corps , les mains bien mises en évidence.on lui donnait plus de 50 ans et un seul texte lapidaire…..:

    La femme aura toujours l’âge de ses mains……

    Un peu dur,sauf si le sujet s’inscrivait comme un pied de nez à la chirurgie esthétique…………. 



  18. Plus que deux ans et des poussières et j’aurais atteint ce cap redouté des 50 printemps (ben oui, c’est quand même plus joli que “balais” !)

    Redouté par les autres ! Parce que aujourd’hui, je peux dire que je m’en fiche !
    A 40ans, j’ai fait ce grand ménage qui permet de se mettre en phase avec soi-même, débarrassée des obligations que je m’imposais par souci de ceci et cela…..
    Et j’ai découvert qu’en prenant de l’âge, on pouvait gagner en liberté !!!
    Les “fais pas ci, fais pas ça”, les diktats de la mode, de la beauté, le côté normatif ….FINI !!!!

    Dans quelques années, je serais une vieille dame indigne !!! Chouette !…



  19. A TOUTES ET TOUS

    Tout d’abord, merci pour tous ces commentaires si riches de chaque vécu, chaque expérience.

    Je reviendrai plus tard, répondre à chaque commentaire comme à l’accoutumé.
    Là, je le reconnais, le temps me presse.
    Ce billet n’avait d’autre vocation que d’évoquer effectivement la transparence dans notre société des femmes qui ne correspondent pas ou plus aux normes imposées par les publicitaires, la mode et autres. En aucun cas, il n’y a d’aigreur, juste un constat sur le fait qu’aujourd’hui il est parfois difficile de se sentir femme passée la quarantaine.
    Bien sûr sur le fond, je suis d’accord avec vous, Liath, Mimi, Chris …
    On peut être belle ou irrésistible à tout âge, y compris après 40 ans.
    Sauf qu’on vit dans une société où tout nous crie, tout le temps, partout, qu’il faut être belle .. et jeune.



  20. Quand on approche des 50 c’est le pire. On est encore une jeune maman dans sa tête, on peut encore se faire (rarement, un jour après une bonne nuit et du boulot de ravalement) appeler mademoiselle, mais on n’existe plus par exemple sur le marché de l’emploi. Pour moi c’est le pire. Même si l’on maîtrise tout bien comme il le faut avec les technologies nouvelles qui nous intéressent…
    Et avoir l’air le plus jeune possible dans une société où l’on vit de plus en plus vieux, c’est-y pas merveilleux ?


  21. noria

    Tiens, je viens de me faire mes 53 ans cette semaine.

    Ca va, merci, si on n’était pas rancardé à cette date de péremption par les employeurs, tout irait bien. Prise de poids à cause de ces f…ues hormones pour passer ce f..u cap, mais franchement je ne me sens pas vieille, ni dépassée, ni… rien quoi.

    Je trouve également pathétique que l’on veuille s’habiller d’jeun pour être dans le coup. Pour le maquillage, je fais plus léger, je privilégie la peau, rouge à lèvre très clair, mes cheveux relevés (là je suis pô douée…)

    Bien que je clope (pardon…) j’ai les bons genes de ma  mère, la revanche des peaux claires.

    Bref, je me sens bien, malgré petit bedon, bras flageolants…

    Je dois reconnaitre dans le metro ou autre, je trouve beaucoup de très jeunes pas très soignées, moulées dans des trucs en strech sur quelques pneus, je me sens consolée…

    Haut la tête les filles, de dos je me fais encore siffler, ouais !



  22. Bonjour Dom,

    Cet article est criant de vérité, il nous rappelle cet horrible diktat de l’éternelle jeunesse, celui qu’on voit dans tous les magazines, et, comme tu le dis si bien, on dirait que vieillir est une maladie.

    Moi j’ai 59 ans passés, des rides certes, mais ces sillons que je redoutais auparavant  je l’avoue, sont devenus pour moi les témoins de mon histoire, de mes joies, de mes peines. D’ailleurs ne dit-on pas “rides d’expression” pour ces premiers assauts du temps, avant ridules et autres ?

    Tu sais que la Comtesse de Ségur avait l’habitude de dire à ses courtisanes : souriez, souriez Mesdames, plus tard vos rides seront bien placées.

    J’aime les visages qui expriment la vie, ceux qui ont du caractère, ne sont pas figés par le botox ou la chirurgie. Je n’aime pas les lêvres à la “Donald”. Avoir des rides n’empêche pas d’être belle.

    Pour terminer, je voudrais dire aussi que Bouvard (le célèbre journaliste/humoriste) a dit un jour que : “bientôt, on reconnaîtra les vieux à leur absence de rides et à leurs traits tirés.”

    A toi Dom, à Manou, à toutes celles qui parfois doutent, la beauté est dans le sourire et le regard, dans un port de tête altier, dans une allure soignée. Toutes les femmes peuvent être belles à tout âge.

    Passe un très bon week-end Dom.


  23. Séverine

    Bonjour les Ménagères,

    Bravo pour vos écritures, je m’ éclate à chaque fois même si je ne laisse pas de com’.

    J’ ai 46 ans bien sonnés, 2 grands dadets et je viens de retrouver mon amoureux de quand j’ avais 11 ans.

    Alors… bah heu… bah j’ ai 11 ans… voilà…

    Et vieillir c’ est être vivant !

    Parce que mourir beau jeune et tout et tout c’ est quand même mourir !

    Waaaaaaaaaaa… je vais me filer le bourdon toute seule…

    Vous êtes terribles.

    Merci à vous.

    Séverine

     

     

     



  24. A ouais, 45 ans quand même, on comprend mieux le papier peint kitsh du blog du coup…

    ;-p



  25. j’ai toujours aimé les femmes de 40 ans…et à plus de 40 ans je continue à aimer les femmes de 40 ou 50 ans…qu’il y a t’il de plus sexy, de plus charmant qu’une ride au coin de l’oeil ? Une belle femme de 40 ans est tellement plus belle qu’une jolie fille de 20 ans…



  26. Voyons Dom Pascal, s’occuper de sa paroisse n’implique pas de lorgner avec envie sur toutes ses paroissiennes. :o))



  27. Je suis partagée devant un si vaste sujet.
    L’ayant traitée chez moi sous les dehors du “problème avec”, mais ais-je été totalement sincère ?

    Car s’il est de bon ton de déclarer gaillardement “la beauté est intérieure” et d’affirmer haut et fort qu’on est fier (ou fière) des signes du temps, autant de batailles et de victoires, autant de souvenirs et de moments précieux ou difficiles, mais surmontés….

    Et bien, nous-mêmes ne pouvons nous empêcher de juger l’autre :
    qu’on me jette la première pierre si nul(le) d’entre vous n’a regardé l’autre en le comparant à nous-même ou notre idéal d’apparence.

    Personnellement, je tire une vanité profonde de pouvoir enfiler mes robes du temps de mes 14 ans (j’ai grossi de 15 à 17 ans pour redevenir “normale” > tu vois le truc !).

    De n’avoir que très peu de rides, visage et corps, de répéter que ma mère a eu ses premiers cheveux blancs à 60 ans passés.

    Je tire vanité de ma taille et de mon poids, histoire d’oublier que mes épaules tombantes me désolent et que mon ventre mou depuis toujours ne me plait pas du tout…

    Je suis définitivement décidée et excercée à traquer tout ce qui cloche ou clochera chez moi, selon mes critères, afin de m’en débarrasser :

    - veines sur les jambes ? on enlève !
    - seins trop lourds ? on élimine et on remonte !
    - paupières tombantes ? on coupe !
    - nez trop long ? on rabote !
    - ovale du visage en berne par manque de menton prononcé : on tire !

    Je n’éprouve aucun plaisir ni aucune satisfaction à contempler une chose molle ou affaissée, même si elle me raconte ma vie.

    Je suis une excellente cliente pour les adeptes du couteau : une simple rectification rempli mon âme de joie. Simple comme bonjour. Nulle névrose mal soignée derrière l’aréole. Le sein jappe à la lune satisfait mon  humeur…

    Un amour beaucoup plus jeune que moi… je ne pouvais imaginer faire ma vie avec un homme de “mon âge”.
    Tu vois à quel point tout n’est pas si simple….

    Vanité ou survie ?

    Love Dom en tout cas, la lecture et la relecture de ce très grand billet n’a pas fini de me faire réfléchir à tant de choses à la fois personnelles et communes à tous….



  28. alors, moi, personnellement c’est curieux, mais à bientôt 40 ans, je “m’aime” beaucoup plus qu’à 20.

    comme si enfin, je suis décomplexée de ne pas être tout à fait comme sur les images glaçées des magazines, parce que maintenant, j’ai le droit… je suis maman, j’ai passée l’âge…

    attention, ne pas croire que j’en suis à “l’éleveuse de brebis”, mais l’image est juste, dom’… je me sens bien (enfin, comme c’est plus ou moins possible cette année) dans ma peau.. moins figée, plus vivante… je fais un peu attention à comment je suis, mais juste pour le plaisir, pas seulement pour plaire… et ça ! ça fait du bien !



  29. Autant de points de vue que de réponses.
    Pour ma part, j’en reste au doute, doute face à l’attitude que je pourrais avoir.
    En fait, ça dépend des jours et de l’âge du capitaine.
    Certains jours, je suis beauty attitude, d’autres pas.
    certains jours, je me trouve vieille, grosse et moche
    d’autres pas.
    Comme nous toutes non ?
    Mais cela me rassure de lire que je ne suis pas seule à vivre avec mes incertitudes.
    Merci à toutes, et à tous, oui, même à toi, petit scarabée…



  30. Dom, tu me fous le bourdon …



  31. C’était pas le but !!
    Juste engager une discussion, que Cath a d’ailleurs continué sur son blog.



  32. A 42 ans ça me déprime toujours autant que les crèmes anti-rides soient vantées par des filles de 17 ans…  Il faut être mince, il faut être belle, il faut être jeune, il faut être souriante, il FAUT être heureuse… Oh et y’a un autre truc agaçant : dernièrement plusieurs personnes m’ont fait remarquer que je ne devrais pas dire “ça fait au moins 20 ans que je n’ai pas fait de vélo” ou “j’ai été à Berlin pour la chute du mur” ou “Quand j’étais en vacances en Yougoslavie”… Il parait que ça insiste sur mon âge, que je devrais éviter… ben merde alors, je devrais avoir honte d’avoir 42 ans? Si c’est ça je vais fréquenter que le troisième âge, eux au moins, il me trouve fraîche!



  33. Et quand je dis.. a fait 29 ans que je fume ? (enfin, ça c’est fini !!!)
    ou que c’était le jeudi notre jour de congé.

    Comme toi, on me dit les mêmes choses, mais comme toi, j’m'en fous !



  34. J’ai connu les curés en soutane !

    J’ai connu les jeudis sans école !

    J’ai connu les “grandes vacances” qui commençaient le 15 juillet !

    J’ai connu les rentrées des classes en octobre !

    Je suis née l’année d’Iroshima.

    Ca fait de moi si le compte est bon… une femme de plus de 60 ans. Je me suis déclarée “sexygénaire”. Parce qu’être sexy, ce n’est pas avoir la fesse plate ou rebondie selon la mode et les critères qui s’y accrochent, c’est juste un état d’esprit.

    Rien à voir avec les dessous “dentelle de Calais” (même si c’est pas mal non plus”. Sexy c’est tout autre chose. Une allure, une façon d’être.

    Alors l’âge ? Deux chiffres destinés à un administratif déjà repu.

    Comme tout le monde, j’ai eu mon lot de bonheurs de joies, de malheurs, de misères, de soucis et c’est ce qui fait que nous sommes “jolies”. Les marques du temps nous vont bien. Coups de pinceau de la vie qui change un peu les formes, les volumes du tableau dont la patine est belle.

    Je me suis toujours étonnée devant les exclamations du genre “quand je pense que je vais avoir 40 ans, 50… quelle horreur” ?

    L’horreur (à mon avis, je n’engage que moi), c’est d’être en total décalage avec soi-même. On ne peut être à 50 comme à 20. Se voiler la face, c’est se ratatiner et non pas s’épanouir.

    Et les pubs pour les crèmes “miracoloso” sur des mannequins photoshopés de moins de 30 ou moins de 20 ans ? Ce n’est que du marketing…

    En bref et pour faire court… J’ai 61 ans, je suis bien dans mes Converse, bien dans mon corps, bien dans ma tête. Et pourtant, 8ans de célibat m’amènent à dire parfois…”Mais ne serais-je plus comestible” ?

    Rire…